On est loin d’un rapprochement. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a imputé lundi aux États-Unis l’échec des pourparlers pour mettre fin à la guerre, lors d’une visite en Russie où le président Vladimir Poutine l’a assuré de son soutien.
Les tentatives de relance des discussions sur un arrêt durable des hostilités et la réouverture du détroit d’Ormuz, esquissées il y a plus de deux semaines au Pakistan, ont jusqu’à présent échoué face à la fermeté affichée par les deux camps, bien qu’un cessez-le-feu soit en vigueur depuis bientôt trois semaines.
Déclenchée par une attaque des États-Unis et d’Israël contre l’Iran le 28 février, la guerre au Moyen-Orient a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ébranlé l’économie mondiale.
“Cette proposition vise à rouvrir le détroit d’Ormuz et mettre fin à la guerre, renvoyant à une date ultérieure les négociations sur le dossier nucléaire,” rapporte un article relayé par l’agence officielle iranienne Irna.
Téhéran exige pour le rétablissement de la sécurité et la stabilité dans le Golfe des garanties crédibles pour sa sécurité, ainsi que le plein respect des droits et intérêts souverains légitimes de l’Iran, a déclaré l’ambassadeur iranien aux Nations unies, Amir Saeid Iravani.
Avant la guerre, 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux passaient par le détroit, aujourd’hui soumis à un double blocus iranien et américain, avec de lourdes conséquences sur l’économie mondiale.
Le Parlement iranien prépare cependant une loi prévoyant de placer ce détroit stratégique sous l’autorité des forces armées. Selon ce texte, les navires israéliens auraient interdiction d’y passer et des droits de passage devraient être acquittés en rials iraniens.





