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Donald Trump évoque la possibilité d'un accord avec l'Iran «d'ici un jour ou deux»
Les discussions entre Washington et Téhéran pourraient s'accélérer dans les prochains jours. «Les Iraniens veulent nous rencontrer. Ils veulent parvenir à un accord», a déclaré Donald Trump lors d'un bref entretien téléphonique auprès d'Axios. Le président américain estime qu'une réunion pourrait avoir lieu «ce week-end» et se dit confiant quant à une issue rapide. «Je pense que nous conclurons un accord dans un jour ou deux», a-t-il ajouté.
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L'Iran dément avoir accepté le transfert de son uranium enrichi
L'Iran a nié vendredi avoir accepté le transfert de ses stocks d'uranium enrichi, au lendemain de déclarations de Donald Trump sur ce sujet qui se trouve au coeur des contentieux entre les deux pays ennemis.
«L'uranium enrichi de l'Iran ne sera transféré nulle part. Tout comme le sol iranien est sacré à nos yeux, cette question revêt une grande importance pour nous», a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, cité par la télévision d'Etat.
«Ils ont accepté de nous rendre la poussière nucléaire», avait déclaré jeudi le président américain, en référence aux stocks d'uranium hautement enrichi en possession de l'Iran, avant de réaffirmer vendredi qu'il ne restait pas de «points de blocage» pour conclure un accord.
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Le président libanais Joseph Aoun affirme que son pays n'est plus «le théâtre des guerres de qui que ce soit»
Le président libanais Joseph Aoun a affirmé vendredi que son pays n'était plus «le théâtre des guerres de qui que ce soit», après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le Hezbollah.
«Nous sommes confiants dans le fait que nous sauverons le Liban, (…) nous avons repris le Liban et le pouvoir de décision du Liban pour la première fois depuis près d'un demi-siècle», a déclaré M. Aoun dans son premier discours à la nation depuis la trêve, ajoutant qu'«aujourd'hui, nous négocions pour nous-mêmes, (…) nous ne sommes plus un pion dans le jeu de quiconque, ni le théâtre des guerres de qui que ce soit, et nous ne le serons plus jamais».
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Le Liban travaille à «un accord permanent» après le cessez-le-feu avec Israël, assure son président Joseph Aoun
Le Liban travaille à «un accord permanent» avec Israël après le cessez-le-feu entré en vigueur vendredi, a affirmé son président, niant que des discussions directes avec son voisin constituent un «signe de faiblesse».
«Nous nous retrouvons dans une nouvelle phase», a déclaré Joseph Aoun dans son premier discours à la nation depuis la trêve: «une phase de transition (…) pour travailler à un accord permanent qui sauvegarde les droits de notre peuple, l'unité de notre pays et la souveraineté de notre nation». Ces pourparlers directs, alors que le Liban est en état de guerre avec Israël depuis 1948, ne sont «pas un signe de faiblesse ou une concession», a ajouté le chef de l'Etat, promettant de ne pas «céder un iota du territoire national».
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La réouverture d'Ormuz par l'Iran est «un pas dans la bonne direction», salue le chef de l'ONU
Le secrétaire général de l'ONU a salué vendredi la réouverture du détroit d'Ormuz aux navires commerciaux par l'Iran, y voyant «un pas dans la bonne direction», a indiqué son porte-parole Stéphane Dujarric à la presse.
«La position des Nations unies reste claire: il faut que le rétablissement total des droits et liberté de navigation internationaux dans le détroit d'Ormuz soit respecté par toutes les parties», a-t-il ajouté, espérant que la réouverture de la voie maritime cruciale contribuera, avec le cessez-le-feu, à «créer de la confiance entre les parties».
Trois Kurdes iraniens tués dans des frappes dans le nord de l'Irak, selon un groupe d'opposition
Des frappes de drones et de roquettes ont tué vendredi trois Kurdes iraniens, dont deux combattantes, dans la région autonome du Kurdistan d'Irak, a indiqué un groupe d'opposition en exil, accusant l'Iran d'en être responsable.
«La République islamique d'Iran a lancé aujourd'hui une nouvelle vague de frappes de missiles et de drones visant des camps civils du PDKI», tuant une personne et en blessant une autre, a affirmé sur X le Parti démocratique du Kurdistan d'Iran. Dans une attaque distincte, deux combattantes ont été tuées et d'autres blessées, a-t-il ajouté.
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, l'Iran a mené plusieurs frappes contre des positions de groupes kurdes iraniens en exil en Irak.
Trump affirme qu'un accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre est «très proche»
Donald Trump a assuré vendredi auprès de l'AFP qu'il n'y avait pas de «points de blocage» pour conclure un accord de paix avec l'Iran, ajoutant que ce dernier était «très proche». «Nous sommes très proches d'obtenir un accord», a dit Donald Trump, joint par téléphone. A la question de savoir s'il restait des désaccords entre les deux pays, le président américain a répondu: «pas de points de blocage».
Ces commentaires interviennent après une série de publications par le républicain sur son réseau Truth Social vendredi, dans lesquelles il s'est réjoui de l'annonce iranienne de la réouverture du détroit d'Ormuz et de la fin du programme nucléaire iranien. «Le détroit va être ouvert, ils sont déjà ouverts. Et les choses vont très bien», a-t-il continué depuis Las Vegas lors d'une courte interview.
Interrogé sur pourquoi il n'avait pas encore annoncé d'accord après ces messages optimistes, Donald Trump a répondu qu'il souhaitait un accord écrit. «Je veux que ce soit mis par écrit», a-t-il dit. Il a également affirmé auprès de Bloomberg que l'Iran a accepté de suspendre indéfiniment son programme nucléaire et ne recevra aucun fonds gelé des États-Unis.
Un média d'État libanais fait état d'un mort dans une frappe israélienne dans le Sud, malgré la trêve
L'agence de presse nationale libanaise a fait état d'un mort dans une frappe israélienne dans le sud du Liban, malgré l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu de dix jours dans la guerre entre Israël et le Hezbollah. «Un motard a été tué (…) dans la zone de Bint Jbeil après avoir été visé par un drone ennemi», a précisé l'agence ANI.
Selon les termes de la trêve entrée en vigueur à minuit (jeudi 21 heures GMT), Israël se réserve le droit de continuer à prendre pour cible le mouvement pro iranien Hezbollah pour empêcher des attaques «planifiées, imminentes ou en cours».
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Meloni réaffirme qu'une mission internationale doit attendre «une cessation des hostilités»
Une future mission navale internationale pour sécuriser le détroit d'Ormuz, au cœur d'une réunion internationale, devra attendre «une cessation des hostilités, en coordination avec tous les acteurs, régionaux et internationaux, dans une posture exclusivement défensive», a déclaré vendredi Giorgia Meloni à Paris.
«L'Italie est prête à participer», a dit la première ministre italienne à l'issue de cette conférence, au côté du président français Emmanuel Macron, du premier ministre britannique Keir Starmer et du chancelier allemand Friedrich Merz.
Merz juge «souhaitable» une participation américaine à la mission de sécurisation d'Ormuz
Le chancelier allemand Friedrich Merz a jugé vendredi «souhaitable» une participation des États-Unis à une éventuelle mission internationale visant à sécuriser la circulation dans le détroit d'Ormuz, à l'issue d'une réunion multinationale à Paris.
L'Allemagne «participera aux autres discussions de planification militaire» en cours et «nous accueillerons favorablement, si possible, une participation des États-Unis d'Amérique», a déclaré le chancelier.
Trump affirme que l'Iran a accepté de «ne plus jamais fermer le détroit d'Ormuz»
Donald Trump a affirmé vendredi que l'Iran avait accepté de «ne plus jamais fermer le détroit d'Ormuz», après s'être félicité de la réouverture annoncée par Téhéran de cette voie maritime cruciale pour la durée du cessez-le-feu au Moyen-Orient.
«Ce ne sera plus utilisé comme arme contre le monde!», a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social.
Trump affirme que l'Iran retire toutes ses mines du détroit d'Ormuz «avec l'aide des États-Unis»
Donald Trump a affirmé vendredi que l'Iran retirait toutes ses mines marines du détroit d'Ormuz avec l'appui des États-Unis, sans toutefois fournir de détails.
«L'Iran, avec l'aide des États-Unis, a retiré, ou est en train de retirer toutes les mines marines! Merci!», a déclaré le président américain dans un court message sur sa plateforme Truth Social.
La réouverture d'Ormuz annoncée par l'Iran doit être «durable» et «sans péage», déclare Starmer
La réouverture du détroit d'Ormuz annoncée vendredi par l'Iran doit être «durable», a estimé le premier ministre Keir Starmer à l'issue d'une réunion multinationale à Paris.
Il a également appelé de ses vœux un passage à Ormuz «sans péage et sans restrictions», rejoignant une demande formulée quelques instants plus tôt par le président français Emmanuel Macron.
«Cela renforce la nécessité du travail que nous avons mené cet après-midi» à Paris lors d'une réunion internationale pour mettre en place une coalition pour sécuriser le détroit, a-t-il ajouté lors d'une déclaration aux côtés d'Emmanuel Macron, Giorgia Meloni et Friedrich Merz.
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Près de 2300 morts au Liban dans la guerre avec Israël
Près de 2300 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes sur le Liban, entre le début de la guerre le 2 mars et le cessez-le-feu jeudi soir, a annoncé vendredi le ministère libanais de la Santé.
Selon ce bilan encore provisoire, 2294 personnes ont été tuées, dont 274 femmes, 177 enfants et 100 personnels de santé et secouristes.
Les frappes ont fait 7544 blessés, a ajouté le ministère, selon lequel le bilan définitif sera annoncé après la fin des opérations de déblaiement des décombres et des tests ADN.
Trump rejette la proposition de l'Otan d'aider sur le détroit d'Ormuz et leur dit de «garder leurs distances»
Donald Trump s'est félicité vendredi de l'annonce par l'Iran de la réouverture du détroit d'Ormuz et en a profité pour brocarder à nouveau ses alliés de l'Otan, disant rejeter leur proposition d'aider sur ce sujet.
«Maintenant que la situation sur le détroit d'Ormuz est terminée, j'ai reçu un appel de l'Otan demandant si nous avions besoin d'aide. JE LEUR AI DIT DE GARDER LEURS DISTANCES A MOINS QU'ILS NE VEUILLENT REMPLIR LEURS NAVIRES DE PÉTROLE. Ils ont été inutiles quand on avait besoin d'eux, un TIGRE DE PAPIER!», a asséné le président américain sur sa plateforme Truth Social.
«Plus d'une douzaine de pays ont déjà proposé de contribuer» à la force multinationale pour Ormuz, assure Starmer
«Plus d'une douzaine de pays» ont déjà proposé de contribuer à une mission multinationale «pacifique et défensive» menée par Londres et Paris pour sécuriser le détroit d'Ormuz, qui se déploiera «dès que les conditions seront réunies», a déclaré vendredi le Premier ministre britannique Keir Starmer.
Le travail de «planification militaire» de cette force se poursuivra lors d'une réunion «à Londres la semaine prochaine, au cours de laquelle nous annoncerons plus de détails sur (sa) composition» a-t-il ajouté, lors d'une déclaration à l'issue d'un sommet à Paris réunissant une trentaine de pays.
L'armée israélienne annonce la levée des restrictions liées à la guerre avec le Liban
L'armée israélienne a annoncé vendredi la levée dans l'ensemble du pays de toutes les restrictions liées à la guerre, au premier jour d'une trêve avec le Liban après un mois et demi de conflit avec le mouvement chiite libanais Hezbollah, allié de Téhéran.
La quasi-totalité des restrictions aux activités économiques et éducatives notamment avaient été levées dans la plupart du pays à la suite du cessez-le-feu avec l'Iran entré en vigueur le 8 avril, à l'exception du nord du fait de la poursuite des opérations militaires sur ce front.
Selon les consignes de la défense passive, l'ensemble du pays est passé à 16 heures (13 heures GMT) «à un niveau d'activité complet, sans aucune restriction, à l'exception de la zone de front, où une limitation des rassemblements à 1.000 personnes maximum sera en vigueur» jusqu'à 20 heures (17 heures GMT) samedi, moment à partir duquel cette dernière restriction «sera également levée», indique un communiqué militaire.
Les navires militaires «restent interdits» dans le détroit d'Ormuz, indique la télévision d'État iranienne
Les mouvements des navires militaires «restent interdits» dans le détroit d'Ormuz, a prévenu vendredi la télévision d'État iranienne, après l'annonce par Téhéran de la réouverture aux bâtiments commerciaux de cette voie maritime stratégique.
«Les passages des navires militaires via le détroit d'Ormuz restent interdits. Seuls les bâtiments civils peuvent le franchir par les passages désignés et avec la permission de la marine des Gardiens de la Révolution», a déclaré un haut responsable militaire iranien, cité par la télévision publique IRIB.
Emmanuel Macron évoque une «mission neutre distincte des belligérants pour accompagner les navires marchands dans le golfe»
Emmanuel Macron et plusieurs dirigeants européens demandent «la réouverture immédiate et inconditionnelle» du détroit d'Ormuz «par toutes les parties»
«Nous demandons tous la pleine réouverture immédiate, inconditionnelle, par toutes les parties, du détroit d'Ormuz», a énoncé Emmanuel Macron à l'issue d'une réunion avec plusieurs dirigeants européens. «Nous demandons la restauration des conditions de libre passage qui étaient en vigueur avant la guerre et le plein respect du droit de la mer», a-t-il ajouté.
«Nous nous opposons tous à toute restriction, tout régime de convention qui équivaudrait dans les faits à une tentative de privatiser le détroit, et évidemment, tout système de péage», a précisé le président de la République.
«Les éléments récents sont encourageants même s'il faut les considérer avec prudence», tempère Emmanuel Macron
«Nous saluons le cessez-le-feu entre l'Iran et les États-Unis (et celui) récemment annoncé concernant le Liban, qui doit être respecté dans les faits, et nous saluons l'annonce d'une réouverture décidée par l'Iran pour le détroit d'Ormuz», a déclaré Emmanuel Macron.
«Tout cela va dans la bonne direction, même si nous notons que cette réouverture est conditionnée à une route coordonnée par les autorités iraniennes elles-mêmes et que les États-Unis ont indiqué vouloir maintenir un blocus ciblé sur les navires iraniens», a ajouté le président.
«Le blocage du détroit d'Ormuz initié par l'Iran a des conséquences graves dans le monde entier», souligne Emmanuel Macron
Le président de la République a évoqué la gravité des conséquences du blocage du détroit d'Ormuz en préambule de sa prise de parole à l'issue d'une réunion avec le premier ministre britannique Keir Starmer, le chancelier allemand Friedrich Merz et la première ministre italienne Giorgia Meloni.
Tout accord sur le nucléaire avec l'Iran n'inclura pas d'argent, affirme Trump
Aucune somme d'argent «ne sera échangée de quelconque manière» entre les États-Unis et l'Iran dans l'éventualité d'un accord sur le nucléaire iranien, a affirmé vendredi Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.
Le média américain Axios avait rapporté plus tôt que les États-Unis envisageaient de dégeler 20 milliards de dollars de fonds iraniens en échange des stocks d'uranium enrichi détenus par l'Iran.
Le respect du droit international «importe plus que jamais», estime le chef de l'ONU
«Le respect du droit international importe plus que jamais», alors que «des violations sont commises sous nos yeux», a affirmé vendredi le secrétaire général des Nations Unies.
«Aujourd'hui, des violations du droit international sont commises sous nos yeux», a déclaré Antonio Guterres lors d'un discours à la Cour internationale de justice (CIJ), à l'occasion du 80e anniversaire de la plus haute instance juridique de l'ONU.
«C'est précisément parce que le système international est soumis à de telles tensions que le respect du droit international importe plus que jamais», a-t-il ajouté.
Trump dit interdire à Israël de bombarder le Liban
Donald Trump a déclaré vendredi que les États-Unis ont interdit à Israël de bombarder le Liban après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu.
«Israël ne bombardera plus le Liban. Ils ont INTERDICTION de le faire de la part des États-Unis. Ça suffit!!!», a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social.
L'objectif israélien d'un démantèlement du Hezbollah «ne sera pas atteint demain», déclare Netanyahou
Israël n'a «pas encore fini le travail» contre le Hezbollah et son objectif d'un démantèlement du mouvement islamiste libanais «ne sera pas atteint demain», a mis en garde vendredi le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, au premier jour d'une trêve d'une décade avec le Liban.
La guerre contre le mouvement chiite allié de Téhéran, qui a repris le 2 mars, a permis de repousser les «deux menaces venant du Liban», a affirmé Benyamin Netanyahou dans un message vidéo: une «menace proche» d'«infiltration de milliers de terroristes sur notre territoire» et de «tirs de missiles antichars sur nos localités», et une «menace lointaine», celle des «missiles et roquettes destinés à détruire les villes d'Israël».
«Le Hezbollah d'aujourd'hui n'est plus que l'ombre de lui-même (…) mais je le dis honnêtement: nous n'avons pas encore fini le travail», a-t-il néanmoins ajouté à l'attention des Israéliens, et l'objectif du «démantèlement du Hezbollah (…) je vous le répète en toute franchise (…) ne sera pas atteint demain».
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Le blocus américain sur les ports iraniens restera en vigueur jusqu'à un accord, annonce Trump
Le blocus mis en place par les États-Unis sur les ports iraniens restera en vigueur jusqu'à ce qu'un accord soit conclu avec l'Iran, a annoncé vendredi Donald Trump, peu après avoir salué l'annonce par Téhéran de l'ouverture totale du détroit d'Ormuz.
«Le détroit d'Ormuz est complètement ouvert (…) mais le blocus naval demeurera totalement en vigueur en ce qui concerne l'Iran seulement, jusqu'à ce que notre transaction avec l'Iran soit achevée à 100%», a déclaré Donald Trump sur sa plateforme Truth Social dans un message entièrement en majuscules, ajoutant que «le processus devrait aller très rapidement».
Les Bourses européennes accélèrent leurs gains après l'annonce de la réouverture d'Ormuz
Les Bourses européennes ont bondi jeudi, saluant la chute des prix du pétrole après l'annonce par Téhéran d'une réouverture complète du détroit d'Ormuz le temps du cessez-le-feu entre l'Iran et les États-Unis.
Après avoir passé une première partie de la séance en légère hausse, les principaux indices ont accéléré leurs gains immédiatement dans la foulée de cette information. Vers 13H15 GMT, Paris prenait 2,01%, Francfort 2,23% et Milan 1,67%. Londres prenait 0,40%.
Trump salue l'annonce de l'Iran sur l'ouverture du détroit d'Ormuz
Donald Trump a salué l'annonce vendredi par l'Iran que le détroit d'Ormuz serait entièrement ouvert à la navigation pendant le cessez-le-feu, un point clé des négociations entre Téhéran et Washington pour mettre un terme à la guerre.
«L'Iran vient juste d'annoncer que le détroit d'Iran (sic) était entièrement ouvert et prêt pour une traversée complète. Merci!», a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social, dans un message entièrement en majuscules.
Le détroit d'Ormuz réouvre pour toute la durée du cessez-le-feu
Le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré vendredi complètement «ouvert» le très stratégique détroit d'Ormuz, essentiel pour le commerce des hydrocarbures dans le monde, tant que durera la trêve au Moyen-Orient.
«Le passage de tous les navires commerciaux par le détroit d'Ormuz est déclaré entièrement ouvert pour la période restante du cessez-le-feu», a écrit sur X Abbas Araghchi.
Il n'a pas précisé s'il faisait référence à la trêve entre l'armée israélienne et le Hezbollah, entrée en vigueur jeudi soir au Liban pour une durée de dix jours, ou au cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, qui prend en théorie fin le 22 avril.
Londres : tentative d'incendie contre la chaîne de télévision Iran International
Trois Britanniques ont été inculpés vendredi pour une tentative d'incendie contre les locaux de la télévision en langue persane Iran International à  Londres, a annoncé la police. Les trois jeunes, Oisin McGuinness, 21 ans, Nathan Dunn, 19 ans, et un mineur de 16 ans doivent comparaître devant le tribunal de Westminster à Londres, poursuivis pour «incendie volontaire avec intention de mettre la vie d'autrui en danger».
À 20h30 mercredi, des agents effectuant une patrouille à Wembley, dans le nord-ouest de Londres, «ont été informés qu'un objet enflammé avait été lancé en direction des locaux d'un média en langue persane», a indiqué la police londonienne, précisant que cet objet avait «atterri sur un parking» et que le feu s'était immédiatement éteint. La police précise qu'aucun dégât n'a été signalé et qu'il n'y a eu aucun blessé. Les trois suspects, qui ont quitté les lieux en voiture, ont été arrêtés au terme d'une course-poursuite.
LONDRESÂ : TENTATIVE D’INCENDIE
Le président libanais juge «cruciaux» les pourparlers directs avec Israël
AFP
Le président du Liban a qualifié vendredi de «cruciaux» les pourparlers directs avec Israël, au lendemain de l'annonce par le président américain Donald Trump d'un cessez-le-feu entre les deux pays et d'une rencontre à venir de leurs dirigeants.
«Les pourparlers directs sont cruciaux (…) et un cessez-le-feu représente le début d'un processus de négociations, une voie soutenue au niveau local et international», a affirmé Joseph Aoun dans un communiqué diffusé par la présidence quelques heures après le début de la trêve.
Joseph Aoun y a aussi rappelé les objectifs de Beyrouth de «consolider le cessez-le-feu, d'obtenir le retrait des forces israéliennes des territoires du sud occupés, de récupérer les prisonniers et de traiter les contentieux frontaliers» entre les deux pays.
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L'Iran dément tout accord avec les États-Unis sur l'uranium
Jeudi, devant la Maison Blanche, Donald Trump a déclaré aux journalistes que l'Iran avait accepté de «nous rendre la poussière nucléaire», mais vendredi, le média d'État iranien Mizan a contesté cette affirmation, soulignant les divergences persistantes.
Aucune négociation concernant le «transfert de l'uranium hautement enrichi de l'Iran vers les États-Unis n'a jamais eu lieu, et il n'y a bien sûr pas non plus d'accord à ce sujet», a-t-il déclaré, citant des sources.
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La Russie soutient la trêve au Liban, espère des accords durables
La Russie a dit vendredi soutenir le cessez-le-feu entré en vigueur entre Israël et le Liban et espérer que la trêve permette de trouver des accords durables pour éviter la reprise des combats.
«Nous saluons très certainement la décision de conclure une trêve et nous espérons que, durant ces quelques jours, il sera réellement possible d'aboutir à des accords qui permettront d'éviter à l'avenir la reprise des affrontements armés», a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en réponse à une question de l'AFP lors de son point quotidien avec la presse.
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Liban : les déplacés revenus dans le sud devront repartir en cas de reprise des combats
Israël a averti vendredi que des centaines de milliers de civils libanais déplacés, repartis vers le sud alors qu'un cessez-le-feu de dix jours entrait en vigueur, pourraient avoir à évacuer à nouveau.
«Si les combats reprennent, les habitants qui rentrent dans la zone de sécurité devront être évacués afin de permettre l'achèvement de la mission», a déclaré le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, avertissant que l'armée n'avait pas encore «terminé» son «opération» contre le Hezbollah pro-iranien.
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L'opération au Liban n'est «pas terminée» et les civils pourraient à nouveau être évacués, affirme l'État hébreu
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a affirmé vendredi que l'opération militaire au Liban n'était «pas terminée», quelques heures après l'entrée en vigueur d'une trêve de dix jours, avertissant que les civils libanais regagnant le sud pourraient devoir être à nouveau évacués. «Les manœuvres sur le terrain au Liban et les frappes contre le Hezbollah ont permis d'atteindre de nombreux objectifs» mais l'opération n'est pas «terminée», a déclaré le ministre dans une déclaration filmée.
«La zone de sécurité a été nettoyée des militants et des armes, est vide de résidents, et continuera d'être débarrassée de l'infrastructure terroriste, y compris par la destruction de maisons dans les villages de première ligne qui sont devenus de facto des avant-postes terroristes», a-t-il ajouté.
Selon les termes de la trêve, Israël se réserve le droit de continuer à prendre pour cible le Hezbollah pour empêcher des attaques «planifiées, imminentes ou en cours», et conservera une zone de sécurité de 10 kilomètres le long du côté libanais de la frontière.
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«On préfère toujours dialoguer que combattre» : l'ambassadeur d'Iran en France réaffirme son soutien au cessez-le-feu au Liban
«Notre souhait était de soutenir le cessez-le-feu au Liban», a assuré l'ambassadeur d'Iran en France Mohammad Amin Nejad sur RFI. «Le Hezbollah n'avait pas l'intention d'attaquer un voisin, c'était toujours l'inverse. (…) On préfère toujours dialoguer que combattre.»
L'ambassadeur a également commenté l'abandon de l'uranium enrichi par Téhéran, annoncé par Donald Trump. «L'uranium enrichi a été bombardé par les États-Unis», a assuré Mohammad Amin Nejad. «Ils ont bombardé la place où il était. Avant l'agression du 27 février, on avait accepté de le diluer. Ce n'est pas un problème. Notre programme d'enrichissement nucléaire était pacifique, aucun doute là -dessus. Pendant trois ans de 2015 à 2018, 15 rapports de l'AIEA qui confirmation la nature pacifique des installations nucléaires iraniennes. Nous n'avons jamais eu, nous n'avons pas et nous n'aurons pas l'intention d'avoir la bombe américaine.»
Liban : au moins 13 morts dans des frappes sur Tyr peu avant l'entrée en vigueur de la trêve
Au moins 13 personnes ont été tuées dans des frappes israéliennes sur Tyr quelques minutes avant l'entrée en vigueur de la trêve jeudi soir, a indiqué vendredi à l'AFP un responsable de cette municipalité du sud du Liban.
Selon ce responsable qui n'a pas donné son nom, 35 autres personnes ont été blessées et les secouristes fouillent encore les décombres à la recherche de «15 diparus». Les frappes ont visé, quelques minutes avant l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, à minuit (21h GMT), six bâtiments résidentiels qui ont été détruits, selon un correspondant de l'AFP.
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Les Bourses d'Europe en quasi-équilibre, sur fond d'incertitudes au Moyen-Orient
Les Bourses d'Europe ont commencé la séance de vendredi sur des notes contrastées d'espoir, d'attentisme et de nervosité, nourries par les incertitudes en provenance du Moyen-Orient et les résultats des entreprises. Dans la foulée de Wall Street qui bat des records, les Européens voudraient rester optimistes à la veille du week-end. «Trump affirme que les concessions de l'Iran ouvrent la voie à un accord», lisent vendredi matin les traders sur l'écran Bloomberg qui alimente leur prise de décision. Donald Trump a déclaré jeudi que l'Iran avait accepté de céder son uranium enrichi, l'une des exigences des États-Unis pour parvenir à un accord avec Téhéran. Donald Trump a également espéré que le mouvement libanais pro iranien Hezbollah se comporterait «bien» pendant le cessez-le-feu avec Israël.
L'armée libanaise a accusé vendredi Israël d'avoir commis des «actes d'agression» et des bombardements en violation de la trêve entrée en vigueur à minuit dans le pays, le Hezbollah annonçant de son côté avoir attaqué des soldats israéliens en représailles. Dans ces conditions, le CAC 40 à Paris progressait légèrement (+0,32%) peu après 08H00 GMT. L'indice parisien de référence était à l'abri du décrochage qui frappe le constructeur ferroviaire Alstom, coté sur l'indice élargi SBF 120, en chute de près de 30%, après l'annonce jeudi de retards de livraison). En Allemagne, le DAX avançait doucement (+0,43%). A l'inverse des Bourses de l'Europe continentale, Londres ouvrait en léger repli (-0,12%).
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En Iran, l'inquiétante accélération des condamnations à mort
Sa photo est devenue virale sur les réseaux sociaux. Carré de cheveux blonds encadrant un visage porcelaine, Bita Hemmati est le nouveau visage de la répression iranienne. Condamnée à mort cette semaine, la jeune manifestante risque de rejoindre la longue liste des personnes exécutées depuis le début du mois de janvier. Son «crime» selon le régime : «avoir mené des actions pour le compte des États-Unis et des groupes hostiles».
Selon les organisations des droits humains, elle aurait été sévèrement torturée et contrainte à des aveux forcés diffusés sur la télévision d'État, à l'instar de son mari et de deux autres personnes, également condamnés à la peine capitale et arrêtés pendant le soulèvement de janvier. «C'est le signe d'une fuite en avant du régime qui se venge contre sa population», déplore via une messagerie cryptée un activiste qui préfère garder l'anonymat. Découvrez l'article complet du Figaro ci-dessous.
L’ACCÉLÉRATION DES CONDAMNATIONS À MORT
Trêve : le Hezbollah libanais dit avoir «le doigt sur la gâchette» en cas de violations israéliennes
Le Hezbollah libanais a affirmé vendredi que ses combattants gardaient «le doigt sur la gâchette» en cas de violation par Israël de la trêve de dix jours entrée en vigueur pendant la nuit.
Dans un communiqué, le parti pro-iranien affirme avoir mené au cours de la guerre de 45 jours «2184 opérations militaires» contre Israël et l'armée israélienne en territoire libanais. «Les combattants garderont le doigt sur la gâchette car ils se méfient de la traîtrise de l'ennemi», a ajouté le communiqué.
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Liban : des déplacés reviennent dans leurs foyers dévastés après l'annonce d'une trêve
Des habitants du sud du Liban et de la banlieue sud de Beyrouth reviennent vendredi dans leurs foyers dévastés par la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu de dix jours annoncé par le président américain Donald Trump. Dès l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, des tirs de célébration ont retenti dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement, selon des journalistes de l'AFP.
Vendredi matin, sur l'autoroute du sud, une longue file de voitures, les toits chargés de matelas ou de meubles, s'est formée. Un embouteillage monstre s'est formé devant le pont de Qasmiyeh, qui relie la région de Tyr dans le sud au reste du pays. Le pont a été endommagé jeudi par des frappes israéliennes, mais l'armée l'a réparé pour le rendre praticable. La population ignore les avertissements de l'armée israélienne qui a demandé à la population de ne pas revenir sur la rive sud du fleuve Litani et affirmé qu'elle maintenait son occupation de la zone frontalière.
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La terrible traque du régime iranien envers ses opposants à l'étranger
Le couperet est tombé sans publicité, avec le poids sourd d'une répression aussi dévastatrice que la guerre. Dimanche 12 avril, alors que tous les projecteurs étaient braqués sur les négociations irano-américaines, les médias iraniens annonçaient la soudaine saisie des biens de la capitaine de l'équipe féminine de football, Zahra Ghanbari, pour «trahison à la nation».
La sportive n'en est pas à ses premiers démêlés avec les autorités. Depuis son refus il y a un mois de chanter l'hymne national lors de la récente Coupe d'Asie sa vie est devenue un enfer. Loin d'être isolée, la mésaventure de l'illustre footballeuse est emblématique d'un pouvoir iranien fragilisé par le conflit contre les États-Unis et Israël, mais déterminé à poursuivre sa guerre contre sa propre population, y compris hors de son territoire. Retrouvez l'article complet du Figaro ci-dessous.
COMMENT L’IRAN TRAQUE SES OPPOSANTS
«Personne ne peut remettre en cause les relations entre la France et le Liban», lance la ministre des Armées
Elle se dit attentive à ce que «le Liban fasse bien partie des discussions». Sur le plateau de TF1 ce matin, la ministre des Armées Catherine Vautrin a insisté sur «la nécessité d'obtenir un accord de paix qui concerne la totalité de la zone». La ministre affirme que la France ne peut pas être écartée des négociations. «Personne ne peut remettre en cause les relations entre la France et le Liban.»
Alors que plusieurs dirigeants européens se réunissent aujourd'hui à l'Élysée, Catherine Vautrin a détaillé les objectifs de cette réunion. «On ne veut pas de péage» dans le détroit d'Ormuz, a-t-elle rappelé. Par ailleurs, «personne ne sait au moment où nous nous parlons si le détroit est ou non miné». Si le détroit est miné, les Européens pourront intervenir en cas de cessez-le-feu pour le sécuriser. Ensuite, ils pourront «accompagner des bateaux pour assurer la circulation dans le détroit». Autant d'éléments qui supposent que les États-Unis renoncent à leur blocus du détroit, ce qui n'est pas à l'ordre du jour. «Vous ne pouvez pas rétablir la circulation à Ormuz sans discuter avec les belligérants», a concédé Catherine Vautrin.
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Les images des Libanais qui célèbrent l'entrée en vigueur du cessez-le-feu de 10 jours
Vendredi 17 avril, à minuit, heure locale, un cessez-le-feu temporaire est entré en vigueur entre Israël et le Liban. Il suspend les combats après 46 jours de guerre qui ont tué 2196 personnes au pays du Cèdre et fait quinze morts côté israélien.
L'arrêt des combats a été accueilli entre soulagement et méfiance par la population. De nombreux Libanais ont célébré le début de cette trêve de 10 jours qui reste toutefois fragilisée par des violations des deux belligérants.
Comment la guerre a radicalisé le régime iranien
Ce lundi 13 avril, un gigantesque anneau sous forme de montage photographique a poussé au centre de Téhéran. Une main, sortant de la manche kaki d'un gardien de la révolution, empoigne le détroit d'Ormuz pour empêcher les navires américains de passer. «À jamais entre les mains de l'Iran», prévient un texte en persan, assorti d'un défi au blocus imposé par Washington : «Trump n'a rien pu faire !»
Alors que le président américain menace, en plein cessez-le-feu, de renforcer les sanctions contre le secteur pétrolier iranien, le poster géant est à l'image du nouveau pouvoir iranien : décapité par quarante jours de guerre, mais toujours debout et provoquant. Retrouvez ci-dessous l'article complet du Figaro.
LA GUERRE RADICALISE LE RÉGIME IRANIEN
Critiquée par Trump, l'Australie dit ne plus avoir été sollicitée
Le premier ministre australien Anthony Albanese a assuré vendredi que les États-Unis n'avaient formulé «aucune nouvelle demande» d'aide dans la guerre au Moyen-Orient, après que Donald Trump a déclaré jeudi qu'il n'était «pas satisfait de l'Australie». Le président américain a critiqué ce proche allié en matière de sécurité à plusieurs reprises, lui reprochant de ne pas avoir apporté son aide dans la guerre. Toutefois, «il n'y a pas du tout eu de nouvelle demande» après la dernière saillie de Donald Trump jeudi, a affirmé Anthony Albanese à la presse vendredi.
À l'inverse, Anthony Albanese a assuré que le dirigeant américain avait clairement indiqué avoir «la situation en main». L'Australie participe vendredi avec une trentaine d'autres acteurs à une réunion en ligne pour la sécurisation du détroit d'Ormuz organisée par le président français, Emmanuel Macron, et le premier ministre britannique, Keir Starmer. Sollicitée le mois dernier par Washington pour apporter son aide à la défense des États du Golfe, l'Australie avait envoyé un avion de surveillance E7 Wedgetail et des missiles pour la défense des Émirats arabes unis, selon des responsables australiens.
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La Turquie espère «réduire les tensions» au Moyen-Orient lors d'un forum
La Turquie organise à partir de vendredi un vaste forum diplomatique qui accueillera notamment le premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, au moment où Islamabad intensifie ses efforts pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Les représentants de plus de 150 pays sont attendus au Forum d'Antalya, station balnéaire du sud de la Turquie, dont plus de 20 chefs d'État et de gouvernement. Parmi eux figurent le président syrien Ahmad al-Charaa et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.
Ce forum annuel intervient alors que le Pakistan multiplie ses efforts de médiation en vue d'une nouvelle série de pourparlers entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre lancée le 28 mars par les États-Unis et Israël. Le chef d'état-major de l'armée pakistanaise a rencontré jeudi à Téhéran des négociateurs de haut niveau et Shehbaz Sharif s'est entretenu cette semaine le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salman et l'émir du Qatar Tamim ben Hamad al-Thani dans le cadre d'une tournée régionale. De premiers pourparlers entre l'Iran et les États-Unis au Pakistan se sont soldés par un échec dimanche sans toutefois conduire à une rupture du cessez-le-feu de deux semaines mis en place le 8 avril.
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Conférence au sommet à Paris pour la sécurisation du détroit d'Ormuz
Benoit Tessier / REUTERS
Le président français, Emmanuel Macron, et le premier ministre britannique, Keir Starmer, vont travailler vendredi à Paris avec une «trentaine de participants» à la mise en place d'une mission de sécurisation de la navigation dans le détroit d'Ormuz, une fois que le fragile cessez-le-feu irano-américain sera consolidé. Cette conférence réunira, outre Macron et Starmer, le chancelier allemand, Friedrich Merz, et la première ministre italienne, Giorgia Meloni, à l'Élysée. Le reste des participants, «européens, moyen-orientaux, asiatiques et même latino-américains», s'y joindront en visioconférence, a précisé la présidence française.
La réunion, qui n'est pas sans rappeler le format de la coalition des volontaires en soutien à l'Ukraine, doit commencer à 14h (12h GMT). Elle sera suivie d'une déclaration conjointe du président français et du premier ministre britannique. Emmanuel Macron avait lancé dès le 9 mars l'idée d'une mission pour accompagner la réouverture du détroit, une fois que les armes se seront tues. La France et le Royaume-Uni assurent avoir entamé les travaux de planification avec les pays volontaires.
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Trump qualifie la guerre en Iran de «petit détour»
Donald Trump a qualifié jeudi la guerre contre l'Iran de «petit détour» que les États-Unis ont dû effectuer malgré l'impopularité du conflit au sein de la population américaine. Lors d'un événement à Las Vegas où il est venu vanter sa mesure d'abrogation de l'imposition sur les pourboires, le président américain a défendu son bilan économique depuis le début de son second mandat, il y a plus d'un an.
«Nous explosons les compteurs, malgré notre petit détour par ce charmant pays qu'est l'Iran, mais on a dû le faire, parce qu'autrement des choses mauvaises auraient pu se produire», a déclaré Donald Trump, en allusion au développement potentiel d'une arme nucléaire par l'Iran.
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Le Liban et le Hezbollah accusent Israël de violer le cessez-le-feu
Quelques heures seulement après l'entrée en vigueur de la trêve à minuit, l'armée libanaise a accusé Israël d'avoir commis des «actes d'agression» et des bombardements.
De son côté, le mouvement islamiste Hezbollah a annoncé avoir pris pour cible des soldats israéliens dans le sud du pays, affirmant agir «en réponse à la violation du cessez-le-feu par l'armée d'occupation». Ces incidents surviennent alors que le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, avait appelé dans la nuit «tous les acteurs» à respecter «pleinement» ce pacte de non-agression.
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Le cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban, annoncé jeudi par Donald Trump, est entré en vigueur à minuit heure de Beyrouth. Mais dès les premières heures, l'armée libanaise a dénoncé des «actes d'agression» et des bombardements israéliens, tandis que le Hezbollah a riposté en visant des soldats israéliens dans le sud du Liban.
Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a appelé «tous les acteurs» à respecter «pleinement» la trêve. En parallèle, Donald Trump a annoncé la rencontre conjointe de Benyamin Netanyahou et du président libanais Joseph Aoun à la Maison-Blanche «dans les quatre ou cinq prochains jours», et a assuré que Téhéran avait accepté de céder son uranium enrichi.
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