Au tribunal de Saint-Malo, ce jeudi 30 avril, un homme de 64 ans était jugé pour détention d'armes et de munitions sans autorisation, mais aussi pour des menaces de mort sur son ex-compagne et son nouveau compagnon, ainsi que pour l'envoi de messages malveillants.
Le 10 avril 2025 à Saint-Malo, ne supportant pas la rupture, l'homme avait suivi une énième fois son ex-compagne et son nouvel ami à la sortie de leur travail, avant de les menacer de mort en exhibant une matraque télescopique. Depuis quelque temps, il adressait régulièrement des messages insultants et dégradants à son ex-compagne.
Des armes de l'armée française
Lors de la perquisition à son domicile, de nombreuses armes, fusils, revolvers et munitions, dont certaines provenaient du stock de l'armée française, ont été découvertes, cachées dans sa chambre ou dans des jardinières sur la terrasse. Dans son véhicule, une matraque télescopique, un pistolet airsoft et une bombe à poivre ont été retrouvés.
À la barre, le prévenu a tout reconnu, mais a précisé qu'en tant qu'ancien militaire, il utilisait certaines armes pour le tir sportif. D'autres auraient appartenu à son père, ancien policier, constituant « un souvenir » selon lui. « Aujourd'hui on se protège, c'est assez facile de se faire agresser », a-t-il ajouté. « Vous pensez que tout le monde a une matraque télescopique dans sa voiture ? », a demandé la présidente. « Oui je pense », rétorque-t-il.
« Ce n'était pas une embuscade »
Le sexagénaire a exprimé des regrets envers les deux victimes. « J'assume ma bêtise. » La rupture, survenue après dix-sept ans de vie commune, l'aurait détruit, et il n'aurait pas supporté d'être remplacé aussi vite. « J'ai voulu voir sa tête, ce n'était pas une embuscade », a-t-il assuré pour expliquer son comportement envers le nouveau compagnon.
La Procureure a rappelé « le cauchemar » vécu par les victimes. De son côté, maître Leboucher, en défense, s'est insurgé contre une interprétation des faits éloignée de la réalité, évoquant simplement « un contexte de dépit amoureux ». Le prévenu a écopé de douze mois de prison avec sursis, ainsi que d'une interdiction de contacter les victimes et de paraître à leur domicile durant trois ans.



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