Rabia İclal Turan
15 Avril 2026
Mise à jour: 15 Avril 2026
AA / Washington / Iclal Turan
Les États-Unis ont imposé de nouvelles sanctions ciblant les réseaux de pétrole et de financement iraniens, a annoncé mercredi le département du Trésor dans un communiqué.
Le département du Trésor a précisé avoir sanctionné plus de deux douzaines d’individus, d’entreprises et de navires liés à ce réseau, ainsi qu’un financier présumé impliqué dans l’échange de pétrole iranien contre de l’or vénézuélien au profit du Hezbollah et du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI).
Dans un communiqué distinct, le département d’État a indiqué que cette action vise à « limiter de manière décisive la capacité de l’Iran à générer des revenus », alors que la navigation dans le détroit d’Ormuz demeure fortement perturbée.
« Le Trésor agit avec agressivité dans le cadre de l’opération Economic Fury (Fureur Économique) en ciblant les élites du régime, à l’instar de la famille Shamkhani, qui tentent de s’enrichir aux dépens du peuple iranien », a déclaré le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, dans un communiqué.
« Les institutions financières doivent être averties que le Trésor mobilisera tous ses outils et autorités, y compris les sanctions secondaires, contre ceux qui continuent de soutenir les activités terroristes de Téhéran », a-t-il ajouté.
Le transport maritime par le détroit d’Ormuz reste gravement perturbé dans le contexte de la guerre américano-israélienne contre l’Iran, déclenchée le 28 février, et d’un blocus naval américain annoncé lundi, après que Washington a déclaré que les pourparlers du week-end n’avaient pas abouti à un accord.
Les États-Unis et l’Iran mènent actuellement des négociations pour prolonger un cessez-le-feu de deux semaines annoncé la semaine dernière, qui doit expirer le 22 avril.
Environ 20 % de l’approvisionnement mondial en pétrole transite quotidiennement par le détroit, et l’insécurité croissante a entraîné une hausse des prix du brut ainsi que des coûts de transport et d’assurance.
* Traduit de l’anglais par Mariem Njeh




