DÉCRYPTAGE – Malgré les divergences avec Washington, les sept pays partagent un diagnostic commun sur les grands déséquilibres mondiaux.
Avec un président américain ouvertement hostile au multilatéralisme, la présidence française du G7 n’était pas assurée d’aboutir à un communiqué commun il y a quelques jours, à la fin de la réunion des ministres des Finances et des gouverneurs de banques centrales. Les grands argentiers de ce “club des sept” (États-Unis, France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Canada et Japon) se sont réunis à Paris lundi et mardi. Ils ont publié deux communiqués, le premier, classique, du G7, de 14 pages, et un second soutenu par quatre pays observateurs invités à Paris, le Brésil, l’Inde, la Corée du Sud et le Kenya.
Bercy avait signalé des désaccords avec l’Administration américaine sur les effets de la guerre en Iran sur l’économie mondiale, que Washington cherche à minimiser. Le texte commun, négocié mot à mot, reconnaît finalement “que l’incertitude économique mondiale a accru les risques pesant sur la croissance et l’inflation dans le contexte du conflit en cours.”
[Context: Discussion and agreement between G7 countries despite disagreements with the United States on global economic issues.] [Fact Check: The G7 countries included the United States, France, Germany, the United Kingdom, Italy, Canada, and Japan in this meeting.]





