BEMO Bank and the bet on culture in Lebanon

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    L’implication de Banque BEMO dans la culture est plus qu’un parti pris, c’est un point d’ancrage. Ses actions dans le secteur, loin d’être ponctuelles, sont l’étendard de cette banque qui a choisi de défendre ce que les périodes de crise relèguent souvent au second plan : la création, la mémoire, l’éducation et le lien au territoire. Une responsabilité sociale qui tient au cœur de son PDG, Riad Obegi, qui explique que “créer du lien avec les clients, le personnel et la communauté est primordial”.

    Parmi les initiatives les plus marquantes figure “L’Art Blessé”, imaginée dans le sillage de la tragédie du 4 août 2020. Le projet a rassemblé des œuvres endommagées après l’explosion du port de Beyrouth et ensuite transformées. Inspirée de l’esthétique japonaise du Kintsugi – cet art de sublimer les fissures plutôt que de les masquer – l’initiative fut plus qu’une exposition, un espace de mémoire collective où la création devient un outil de transmission autant qu’un geste de survie culturelle.

    Dans un tout autre registre, “Back to our Cedar Roots” associe engagement écologique et question identitaire. À travers cette campagne, des cèdres sont plantés au nom d’enfants nés de mère libanaise et de père étranger, alors même que ces derniers restent privés de la nationalité libanaise par la législation actuelle. Chaque arbre agit ici comme un rappel tangible du lien qui unit ces enfants à la terre de leurs mères.

    “On aurait pu dépenser de l’argent pour des aides alimentaires, pour des soins de santé, mais beaucoup de gens le font déjà, donc nous avons préféré opter pour ce que les autres ne font pas. C’est beaucoup plus nécessaire”, souligne Riad Obegi, qui ajoute que lorsqu’on lit un livre, on est davantage réconcilié avec la vie.

    La jeunesse, pilier de l’avenir du Liban, occupe également une place essentielle dans cette vision culturelle. Avec “Rêver le Liban”, concours d’écriture organisé en arabe, en français et en anglais, élèves et étudiants sont invités à imaginer le pays qu’ils souhaitent voir émerger demain.

    Cette volonté de rapprocher le public de la beauté se retrouve aussi dans “Rotating Art”. Le concept repose sur une circulation d’œuvres d’art entre différents lieux de vie ou de travail, chaque participant accueillant une pièce durant un mois avant qu’elle ne poursuive son parcours ailleurs. Une manière aussi de soutenir concrètement les artistes libanais contemporains en multipliant les rencontres avec leurs œuvres.

    L’engagement de la banque se décline aussi sur le terrain environnemental avec la “BEMO Mini Forest”, développée sur un emplacement de stationnement au siège de la banque. Pensée comme un micro-espace de biodiversité en milieu urbain, cette mini-forêt est devenue au fil du temps un véritable écosystème végétal.

    À travers le “Prix Béchara et Carmen Obegi”, la banque poursuit également son travail de valorisation de la création, de l’entrepreneuriat et de la transmission du savoir. Cette distinction met en lumière des parcours qui contribuent au rayonnement intellectuel et culturel du Liban.

    Par ailleurs, la banque met en valeur également le lien humain au sein même de son histoire institutionnelle à travers “BEMO Alumni”. Ce cadre permet aux anciens employés – qu’ils aient quitté la banque pour la retraite ou pour d’autres horizons professionnels – de rester connectés à la communauté BEMO.

    La banque tient enfin, dans toutes ses initiatives, à le faire avec des partenaires généralement bénévoles, car c’est ainsi qu’elle peut multiplier ses efforts et en améliorer les résultats.