A la Une de la presse, ce lundi 16 février, la mort, samedi, à Lyon, d'un jeune étudiant de la mouvance nationaliste, en marge d'une conférence de l'eurodéputée de La France Insoumise, Rima Hassan. Un drame qui tourne à la polémique politique. La montée de l'AfD en Allemagne, où la jeunesse semble de plus en plus perméable aux discours de l'extrême droite. La belle moisson des Bleus aux JO d'hiver. Et la lauréate du traditionnel concours de cri de la mouette du carnaval de Dunkerque.
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A la Une de la presse, la mort, samedi, à Lyon, d'un jeune étudiant de la mouvance nationaliste, en marge d'une conférence de l'eurodéputée de La France Insoumise, Rima Hassan.
“Après le lynchage de Quentin, l'extrême gauche en accusation” : Le Figaro accuse LFI d'avoir “nourri la violence politique à l'origine de ce drame”. Pour le journal, le jeune homme de 23 ans, “dans cette histoire”, “n'est pas “un militant” pris dans une “rixe” mais un martyr de la liberté d'expression, que l'extrême gauche, aidée par trop de complices, veut remplacer par sa hideuse loi de la meute”.
“Climat insupportable d'outrance”
Le quotidien Les Echos, estime, lui, que “l’assassinat de ce jeune nationaliste par des hommes cagoulés proches, semble-t-il, de l’ultragauche” met le patron de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, “face à ses contradictions”, et regrette l'absence de “mea culpa” de sa part, “y compris sur la violence du discours politique”.
LFI, qui condamne le crime dont Quentin a été victime. Au-delà de cette affaire, Libération dénonce “le climat insupportable d'outrance et d'intolérance dans lequel baigne depuis un certain temps la politique française” – un climat qui “ne peut qu'engendrer ce genre de drame en échauffant des esprits trop simples de quelque bord qu'ils soient”. Enfin L'Humanité voit dans la mort de Quentin un “climax de la violence politique”, “une tragédie honteusement récupérée par la galaxie réactionnaire”.
Plusieurs voix, dont celle de la cheffe de file du RN, Marine Le Pen, demandent le classement des “antifas” comme organisations terroristes. Le Figaro rapporte que la mort brutale de Quentin a aussi été commentée en Allemagne. Selon Alice Weidel, co-leader du parti d'extrême-droite AfD, “les antifasdoivent désormais être classés comme organisation terroriste, comme c'est déjà le cas aux États-Unis”, où Donald Trump a signé un décret en ce sens, le 22 septembre dernier, deux semaines après l'assassinat de l'influenceur ultraconservateur Charlie Kirk par un jeune homme de 22 ans.
Salut hitlérien “pour rire”
L'AfD est créditée par les sondages de 40% des voix à l'élection régionale de Saxe-Anhalt de septembre prochain et ses idées infusent de plus en plus l'ensemble du pays, en particulier la jeunesse, selon une enquête du journal Die Zeit. Le quotidien évoque un phénomène se produisant “depuis plusieurs années”, “à l’Est comme à l’Ouest”, “dans les zones rurales comme dans les villes”, dans “les établissements scolaires défavorisés comme dans les lycées prestigieux”. Un lycéen témoigne avoir vu l'un de ses camarades dire à un ami portant du vernis à ongles noirs: “Je pense que les homosexuels devraient être gazés”, d'autres faisant le salut hitlérien “pour rire”, ou “le signe suprémaciste blanc” consistant à former un cercle avec le pouce et l’index en écartant les trois autres doigts. Le mois dernier, l'AfD a publié une liste de mesures à appliquer en Saxe-Anhalt en cas de victoire.
Dans Le Grand Continent, le chercheur Amaury Coulomb étudie l'une d'entre elles, proposant que les demandeurs d'asile soient soumis à des travaux de “reboisement”, en attendant leur très probable expulsion. Selon lui, “l'AfD se pare d'arguments écologiques” “pour justifier ses attaques systématiques contre les politiques de transition énergétique”, et “l'association de la forêt allemande à une forme de travail forcé suit ne vision du monde organiciste exacerbée par l'Allemagne nazie”. Celle-ci compare la société “à un organisme biologique” dont il faudrait préserver la santé et la pureté supposées.
Dans la presse, également, l'annonce de probables nouvelles sanctions contre Moscou, après la confirmation, par 5 pays européens, de l'empoisonnement d'Alexeï Navalny. Le gratuit Metro relaie la déclaration, hier, de la ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, indiquant que son pays envisage “d’accroître les sanctions” contre la Russie – déclaration qui fait suite à une enquête européenne affirmant que le chef de l’opposition russe a été tué par l'administration d'une toxine mortelle, produite par la grenouille-dards, une espèce équatorienne. Moscou dément, et assure qu'Alexeï Navalny est mort le 16 février 2024, à 47 ans, de “causes naturelles”.
JO : “Le conte est bon”
Direction aussi l'Italie et les JO d'hiver, où la France a égalé, hier son meilleur total historique. Avec quinze médailles au compteur, les Bleus dépassent déjà leur record des JO de Pékin, il y a 4 ans. Pour L'Equipe, “le conte est bon”, d'autant qu'il reste encore une semaine d'épreuves. C'est malheureusement loupé, en revanche, pour Daniel Tschofenig. L'Autrichien a été disqualifié dès la première manche sur grand tremplin à cause de chaussures trop longues de quatre millimètres. On ne plaisante pas avec l'équipement, comme l'a récemment prouvé l'enquête lancée sur l'élargissement des combinaisons de sauteurs à ski, par agrandissement du pénis.
Un mot, pour terminer, du traditionnel concours du cri de la mouette de Dunkerque. Cette belle tradition du carnaval de la ville, créée il y a 13 ans, a été remportée cette année par une dénommée “Maître Mouette & Chandon”, qui dit s'être beaucoup entraînée dans sa voiture entre deux rendez-vous. La jeune femme a vu ses efforts récompensés par l'honneur de soulever le célèbre bouclier de Mouettus, un an après un certain Michel Polnamouette. A regarder sur le site de France Info.
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