L'information, nouvelle ligne de front ? La guerre informationnelle s'impose comme une réalité stratégique pour les démocraties européennes. Au moment où se multiplient les ingérences étrangères, le ministère français des Armées veut renforcer la lutte. Plus seulement au niveau de ses forces, mais aussi du côté des citoyens.
Déjà engagée dans la mise en place du programme Radar, qui associe des scientifiques et des militaires à des auteurs et écrivains de science-fiction pour imaginer le futur de la défense et de nouvelles formes de guerre, l'Agence de l’innovation de défense (AID), rattachée à la Direction générale de l'armement (DGA), et l'Agence nationale de la recherche (ANR) ont lancé en juillet dernier, l'initiative « Résistance ».Â
Destiné à renforcer la capacité des citoyens à faire face aux campagnes de déstabilisation et à maintenir la cohésion de la société, cet appel à projets, clos le 31 octobre dernier, visait la communauté scientifique, appuyée ou pas par des acteurs privés.
Huit projets de recherche ont été retenus sur 24 reçus, pour un budget global de 3 millions d'euros. Trois ont été placés en liste complémentaire. Les travaux démarrent ce mois-ci pour une durée de 36 mois maximum.
Suprémacisme masculiniste, démystification préventiveÂ
« Résistance vise à développer des solutions pour aider le citoyen à être le premier rempart de la désinformation », a illustré Patrick Aufort, lors d'une matinée organisée, mardi 14 avril à Paris, par France Télévisions sur le thème de la guerre informationnelle.
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« L'information est une arme stratégique à part entière. Amplifiée par les réseaux sociaux et l'IA, elle tend à saper la cohésion des sociétés. Il faut travailler sur toutes les chaînes de menaces, les conflits de haute intensité comme des menaces hybrides que l'on vit tous les jours dans nos pays » a ajouté de directeur de l'AID.
Concrètement, Résistance s'intéressera particulièrement aux ressorts psychologiques, sociaux et cognitifs de la désinformation et aux réponses à mettre en œuvre, dans la sphère publique comme privée. Le programme de recherche a défini trois axes de travail : identifier les leviers pour renforcer la résistance individuelle à la désinformation, concevoir les outils pour les activer et des indicateurs pour en mesurer l'effet.

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