Mohammad Sño
16 Avril 2026 • Mise à jour: 16 Avril 2026
AA / Jérusalem / Abdel Raouf Arnaout
Le chef d’état-major israélien, Eyal Zamir, a approuvé le retour en service de soldats accusés d’avoir agressé sexuellement un détenu palestinien dans la tristement célèbre base militaire de Sde Teiman, dans le sud d’Israël, a rapporté jeudi le journal Haaretz.
Le quotidien précise que Zamir a autorisé des membres de l’unité 100, accusés d’avoir maltraité un détenu originaire de la bande de Gaza dans cette installation, à reprendre leur service dans la réserve après l’abandon des charges retenues contre eux.
Toujours selon Haaretz, cette décision intervient « alors même que l’armée n’a pas encore mené d’enquête de commandement » sur l’abus.
« L’enquête ne fait pas obstacle à ce que les soldats servent dans la réserve, et une enquête interne sera achevée dans les plus brefs délais », a indiqué l’armée, citée par le journal.
En juillet 2024, des soldats du centre de détention ont torturé et agressé sexuellement un détenu palestinien, lui causant de graves blessures, notamment des lésions rectales.
En mars, le procureur militaire a abandonné les poursuites contre cinq soldats dans cette affaire, suscitant de vives critiques de la part d’organisations de défense des droits humains.
Le chef du service de défense militaire, Itai Ofir, avait alors expliqué que les accusations avaient été abandonnées en raison de « complexités dans la structure des preuves » et de « difficultés » liées à la libération du détenu vers la bande de Gaza.
**Plus de 9 600 Palestiniens sont détenus dans les prisons israéliennes, dont des femmes et des enfants, où ils sont exposés à la torture, à la famine et à la négligence médicale, entraînant la mort de dizaines d’entre eux, selon des organisations palestiniennes et israéliennes de défense des droits humains.**
* Traduit de l’anglais par Adama Bamba


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