Terre d’animation et de court métrage, Toulouse essaie d’attirer de nouveaux projets cinématographiques. Avec un bassin méditerranéen historiquement tourné vers les longs métrages et les séries télévisées, la région Occitanie souhaite homogénéiser le territoire, analyse le responsable de la Commission du film Occitanie, Marin Rosenstiehl, de l’Agence Unique.
Quel est le rôle de l’Agence Unique – Occitanie Culture?
Pour le cinéma, la mission, c’est de valoriser, mettre en lumière et accompagner la filière cinématographique audiovisuelle en Occitanie. L’objectif est aussi de faire de la prospection, d’attirer les projets qui sont majoritairement portés par des sociétés de production parisiennes, mais aussi par des sociétés étrangères, d’Europe, des États-Unis et même d’Inde. Notre rôle est de favoriser l’emploi. Cela passe par les techniciens ainsi que les comédiens. Il faut donc trouver des solutions d’implantation sur le territoire.
À l’échelle de la région, comment a évolué la filière?
Si l’on parle vraiment des tournages de fiction, c’est-à-dire des longs métrages, des séries, des téléfilms, des films pour les plateformes, des longs métrages pour le cinéma, il y a eu une forte progression il y a six ou sept ans, quelques années avant le Covid. En Occitanie, nous avons une spécificité dans le bassin de Montpellier, où il y a trois séries quotidiennes qui sont installées, notamment avec “Demain nous appartient”. Ce sont des feuilletons quotidiens qui tournent toute l’année et qui sont de véritables machines industrielles qui recrutent tous les jours 200 personnes et font travailler environ 600 à 700 personnes par an.
Et concernant Toulouse?
On connaît un regain d’activité depuis le début de l’année sur Toulouse avec trois tournages de longs métrages. En revanche, il y a quand même eu une pénurie. Pendant un an et demi, il y avait très peu de choses sur Toulouse. Les fictions longues sont extrêmement vertueuses pour l’économie locale. C’est difficile de développer un tissu si on a des tournages qui viennent et qui s’en vont comme ça. Il faut pouvoir garder les projets sur du long terme. Ce qui manque à Toulouse, c’est une série, comme il peut y avoir à Sète. Ce serait le Graal d’avoir à Toulouse une série récurrente. C’est le message qu’on envoie aux prescripteurs, producteurs et responsables de chaînes.







