Ce montant est en hausse de près de quatre milliards par rapport à l’estimation avancée il y a deux semaines par le Pentagone.
Le Pentagone a réévalué le coût jusqu’à présent de la guerre en Iran à près de 29 milliards de dollars (25 milliards d’euros), a annoncé mardi son responsable financier au cours d’une nouvelle audition parlementaire, aux côtés du ministre américain de la Défense, Pete Hegseth.
Ce montant est en hausse de près de quatre milliards par rapport à l’estimation avancée deux semaines plus tôt au cours d’un précédent face-à -face avec des parlementaires américains, lors de la première audition du chef du Pentagone depuis le début de la guerre fin février.
“À ce moment-là , c’était 25 milliards de dollars. Mais l’état-major et le contrôleur (financier) examinent en permanence les estimations et nous pensons maintenant que c’est plus proche de 29 milliards”, a expliqué le responsable financier Jules Hurst, présent aux côtés de Pete Hegseth et du chef d’état-major de l’armée américaine, le général Dan Caine.
Ces dernières semaines, certains parlementaires ont estimé que les chiffres communiqués par le gouvernement étaient sous-estimés. “Il y a eu un manque constant de transparence depuis le début de cette guerre”, a regretté l’élue démocrate Rosa DeLauro, lors de l’audition de Pete Hegseth. “L’objectif final est mal défini, voire inexistant”, a-t-elle ajouté en demandant des explications au ministre de la Défense.
Un cessez-le-feu précaire
Les États-Unis et Israël ont lancé une vaste offensive contre Téhéran le 28 février. Un cessez-le-feu est en vigueur depuis plus d’un mois mais Donald Trump l’a décrit comme étant “sous assistance respiratoire” lundi, et les négociations entre Washington et Téhéran visant à mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient piétinent.
Le pouvoir iranien a écarté mardi l’idée d’amender ses propositions pour mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient, après que le président Donald Trump a jugé que le document reçu de Téhéran était bon “à mettre à la poubelle”. Plus d’un mois après l’instauration d’une trêve précaire dans une guerre qui a fait des milliers de morts et continue à bouleverser l’économie mondiale, le processus diplomatique, via la médiation du Pakistan, semble bloqué.







