Mercredi 6 mai
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Entretiens entre les chefs de la diplomatie iranienne et chinoise à Pékin
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, s'est entretenu mercredi à Pékin avec son homologue chinois Wang Yi, a indiqué Chine Nouvelle dans le contexte de la crise au Moyen-Orient. L'agence d'État n'a fourni aucune précision sur les discussions, tenues sur fond de tensions persistantes entre l'Iran et les États-Unis et quelques jours avant une visite prévue mi-mai du président américain Donald Trump en Chine.
La Chine est la principale importatrice de pétrole iranien. Plus de 80% des exportations de pétrole iranien étaient à destination de la Chine avant la guerre, selon la société d'analyse Kpler.
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a appelé mardi la Chine à faire pression sur l'Iran pour qu'il laisse le passage à travers le détroit d'Ormuz. «J'espère que les Chinois diront à (Araghchi) ce qu'il faut qu'il entende, à savoir que ce que vous faites dans le détroit vous isole internationalement», a dit M. Rubio à des journalistes.
La Chine est directement concernée par le blocage du détroit d'Ormuz. Plus de la moitié des importations de brut transporté par voie maritime vers la Chine provient du Moyen-Orient et transite majoritairement par le détroit, selon Kpler. Pékin s'est ainsi discrètement mais activement engagé dans les efforts pour résoudre la crise. Sa diplomatie est créditée d'avoir joué un rôle important dans le fragile cessez-le-feu convenu entre Washington et Téhéran. La Chine a fait montre publiquement de retenue dans ses critiques contre les États-Unis et dans son soutien à l'Iran, pour ne pas s'aliéner les pays du Golfe, avec lesquels elle a développé sa coopération ces dernières années.
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Le chef de la diplomatie iranienne est arrivé à Pékin
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, est arrivé à Pékin où il doit rencontrer mercredi son homologue chinois Wang Yi dans le contexte de la crise dans le Golfe, ont annoncé les agences iraniennes Fars et Tasnim.
Ce déplacement intervient à l'approche d'une visite en Chine du président américain Donald Trump les 14 et 15 mai et alors que Pékin, considéré comme un allié de Téhéran, est un des principaux importateurs de pétrole iranien.
Détroit d'Ormuz : Trump dit suspendre l'opération américaine pour escorter des bateaux
Donald Trump a annoncé mardi qu'il suspendait l'opération américaine d'escorte de navires à travers le détroit d'Ormuz, en place depuis un jour seulement, dans le but de parvenir à un accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
«Projet Liberté (l'opération américaine pour permettre la circulation des navires dans le détroit d'Ormuz) sera suspendu pendant une courte période pour voir si l'accord peut être finalisé et signé», a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.
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Marco Rubio a parlé à son homologue russe au téléphone, selon Washington
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio et son homologue russe Sergueï Lavrov se sont appelés mardi et ont notamment discuté de la guerre en Iran et en Ukraine, selon le département d'État.
«Ils ont parlé de la relation entre la Russie et les États-Unis, de la guerre entre la Russie et l'Ukraine et de l'Iran», a déclaré le porte-parole du département d'État, Tommy Pigott, dans un communiqué.
Mardi 5 mai
Un deuxième navire commercial battant pavillon américain a quitté le détroit d'Ormuz
Le pétrolier chimique CS Anthem a été le deuxième navire commercial battant pavillon américain à quitter le détroit d'Ormuz, accompagné de bâtiments militaires américains, ont indiqué trois sources à Reuters mardi.
Le CS Anthem est exploité par Crowley-Stena Marine Solutions. Le premier navire identifié comme ayant quitté le détroit est l'Alliance Fairfax, un transporteur de véhicules battant pavillon américain et exploité par la filiale Farrell Lines de Maersk, avait indiqué Maersk lundi.
Un navire cargo aurait été touché par un projectile dans le détroit d'Ormuz, selon l'agence britannique UKMTO
Un navire cargo aurait été touché par un projectile non identifié dans le détroit d'Ormuz, a indiqué mardi l'UKMTO (United Kingdom Maritime Trade Operations), ajoutant que l'impact environnemental de l'incident était pour l'heure inconnu.
Marco Rubio assure que la phase offensive de la guerre est «finie»
Kylie Cooper / REUTERS
Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a assuré mardi que la phase offensive du conflit avec l'Iran était «finie», pendant une conférence de presse à la Maison-Blanche.
«L'opération est finie – “Fureur épique†– comme le président l'a signifié au Congrès. Nous avons passé ce stade», a-t-il déclaré.
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L'Iran dément «catégoriquement» avoir attaqué les Emirats
Le commandement militaire iranien a «catégoriquement» démenti avoir attaqué les Emirats arabes unis, qui ont dit mardi avoir activé leur défense aérienne pour le deuxième jour consécutif face à des missiles et des drones tirés d'Iran.
«Les forces armées de la République islamique d'Iran n'ont mené aucune opération de missiles ou de drones contre les Emirats arabes unis ces derniers jours», a affirmé le porte-parole du quartier général du commandement des forces armées Khatam Al-Anbiya, cité par la télévision d'État. «Si une telle action avait été entreprise, nous l'aurions annoncée avec fermeté et clarté. Par conséquent, le rapport du ministère de la Défense de ce pays est catégoriquement démenti et totalement infondé», a insisté le porte-parole.
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Israël prêt à déployer «toute l'armée de l'air» contre l'Iran si nécessaire
Israël est prêt à déployer «toute l'armée de l'air» contre l'Iran «si nécessaire», a déclaré mardi le nouveau chef de cette force lors de sa cérémonie de prise de poste. «Nous suivons les développements de près en Iran, et sommes préparés à déployer toute l'armée de l'air vers l'est si nécessaire», a déclaré le général Omer Tischler, qui prend la succession du général Tomer Bar à ce poste-clé.
«L'armée de l'air continuera d'agir avec détermination, avec puissance et avec responsabilité partout, contre toute menace et tout ennemi», a assuré le nouveau commandant. «En ce moment même, nous sommes dans les airs au Liban, à frapper le Hezbollah» pro-iranien, a-t-il ajouté. Malgré le cessez-le-feu entré en vigueur le 17 avril, des combats se déroulent quotidiennement dans le sud du pays.
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Berlin apporte un soutien nuancé à l'offensive israélienne au Liban
Le chef de la diplomatie allemande a formulé mardi un soutien nuancé à l'invasion militaire israélienne au Liban, tout en critiquant la situation humanitaire à Gaza et «l'annexion de facto» en Cisjordanie, lors d'une visite de son homologue israélien à Berlin. Mardi, après un entretien «axé sur les questions de sécurité», Johann Wadephul a vanté lors d'une conférence de presse commune avec Gideon Saar un «contact constant et étroit», mais «sans éluder les sujets difficiles».
A commencer par la situation au Liban, où l'armée israélienne poursuit ses frappes, principalement dans le sud du pays, malgré une trève et a établi une zone de 10 km interdite d'accès à la presse et à la population. «Israël n'a aucune ambition territoriale au Liban» et veut «protéger les citoyens» tant que «le Hezbollah et les autres factions terroristes» ne sont pas démantelées, a justifié le ministre israélien des Affaires étrangères.
Une position approuvée par Johann Wadephul, qui juge «nécessaire» le stationnement des troupes israéliennes dans la zone et «condamne avec la plus grande fermeté les attaques du Hezbollah». «Dans le même temps, le Liban ne doit pas devenir un théâtre de guerre où ce sont les civils qui paient le prix», a-t-il ajouté.
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Israël est prêt à déployer «toute l'armée de l'air» contre l'Iran «si nécessaire», a déclaré mardi son nouveau chef lors de sa cérémonie de prise de poste.
«Nous suivons les développements de près en Iran, et sommes préparés à déployer toute l'armée de l'air vers l'est si nécessaire», a déclaré le général Omer Tischler, qui prend la succession du général Tomer Bar à ce poste clef.
Les gardiens de la Révolution iraniens promettent une «riposte ferme» aux navires n'observant pas leurs directives
La marine des gardiens de la révolution iraniens avertit tous les navires d'emprunter les couloirs du détroit d'Ormuz définis par l'Iran, affirmant qu'ils feront face à une «réponse ferme» s'ils s'en écartent, rapporte l'agence Fars.
«Nous avertissons tous les navires qui envisagent de traverser le détroit d'Ormuz que le seul passage sûr est le corridor précédemment annoncé par l'Iran», a affirmé l'armée idéologique de la République islamique dans un communiqué. «Tout détournement de navire vers d'autres routes est dangereux et entraînera une riposte ferme de la marine des Gardiens de la Révolution iraniens», selon ce communiqué publié par la télévision d'État.
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Donald Trump appelle l'Iran à «faire ce qui est intelligent»
Donald Trump a appelé mardi l'Iran à «faire ce qui est intelligent», en ajoutant qu'il ne voulait pas intervenir et «tuer des gens».
«Ils devraient faire ce qui est intelligent, parce que nous ne voulons pas y aller et tuer des gens. Je ne veux pas faire ça», a déclaré le président américain au cours d'un échange avec des journalistes dans le Bureau ovale.
Donald Trump qualifie la guerre contre l'Iran de «petit accrochage»
Donald Trump, s'efforçant de minimiser l'ampleur de la guerre contre l'Iran, a qualifié mardi le conflit de «petit accrochage».
«Nous sommes dans un petit accrochage sur le plan militaire. Je parle d'“accrochage†parce que l'Iran n'a aucune chance», a dit le président américain à la Maison Blanche, pendant un événement consacré à l'exercice physique à l'école. Le dirigeant républicain vante régulièrement les succès selon lui spectaculaires de l'opération «Fureur épique» contre l'Iran, dont la marine serait par exemple «anéantie», et a parlé plusieurs fois ouvertement de «guerre».
Mais il utilise aussi très souvent un vocabulaire qui tend à minimiser ce conflit, impopulaire auprès des Américains. Lundi, il a évoqué une «mini-guerre». Le président américain a aussi décrit le conflit comme une «petite excursion».
TotalEnergies ne pourra «pas maintenir» son plafonnement en cas de taxe sur les super-profits pétroliers
TotalEnergies ne pourra «pas maintenir» son plafonnement sur le prix des carburants en cas de taxe sur les profits pétroliers exceptionnels liés à la guerre au Moyen-Orient, a prévenu mardi son PDG Patrick Pouyanné dans une interview à la presse régionale.
Il a en revanche indiqué qu'il était «fort probable» que son groupe soit éligible en 2026 à la surtaxe sur les grandes entreprises instaurée en 2025, en raison des marges exceptionnelles de son activité de raffinage. Interrogé sur la situation de l'approvisionnement estival, Patrick Pouyanné assure qu'il «n'y aura pas de pénurie en France».
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Émirats arabes unis : la défense aérienne activée face à des attaques de drones et missiles iraniens
Les Émirats arabes unis ont indiqué mardi que leurs défenses aériennes interceptaient des missiles et des drones tirés d'Iran pour une deuxième journée consécutive, malgré le fragile cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril dans le conflit au Moyen-Orient.
«Les systèmes de défense aérienne des Émirats arabes unis sont activés face aux menaces de missiles et drones», qui «proviennent d'Iran», a déclaré le ministère de la Défense dans un communiqué sur X. L'Iran avait repris la veille ces attaques, interrompues par la trêve, au premier jour d'une opération américaine à laquelle Téhéran avait menacé de riposter dans le détroit d'Ormuz.
Guerre en Iran : ce qu'il faut retenir de la conférence de presse de Pete Hegseth
Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré mardi 5 mai que le cessez-le-feu avec l'Iran n'était pas rompu, alors même que les États-Unis et l'Iran échangeaient des tirs dans le Golfe dans leur lutte pour le contrôle du détroit d'Ormuz. Pete Hegseth a assuré que les États-Unis avaient réussi à sécuriser un passage à travers cette voie navigable cruciale et que des centaines de navires commerciaux faisaient la queue pour la franchir. Alors que Washington cherche à briser l'emprise que l'Iran exerce sur le détroit d'Ormuz depuis le début du conflit, le 28 février.
Kevin Lamarque / REUTERS
«Nous savons que les Iraniens sont embarrassés par ce fait. Ils ont déclaré contrôler le détroit. Ce n'est pas le cas», a déclaré Pete Hegseth lors d'une conférence de presse au Pentagone. L'armée américaine affirme avoir coulé six petits bateaux iraniens et intercepté des missiles de croisière et des drones iraniens. Le tout, après que le président Donald Trump eut envoyé la marine escorter des pétroliers bloqués à travers le détroit d'Ormuz dans le cadre d'une campagne qu'il a baptisée «Project Freedom». Plusieurs navires marchands dans le Golfe ont signalé des explosions ou des incendies lundi, et un port pétrolier aux Émirats arabes unis, qui abrite une importante base militaire américaine, a été incendié par des missiles iraniens.
CE QU'IL FAUT RETENIR
Narges Mohammadi, lauréate du prix Nobel de la paix, «entre la vie et la mort», selon son avocate
L'Iranienne Narges Mohammadi, lauréate du prix Nobel de la paix détenue en Iran depuis décembre, se trouve «entre la vie et la mort» après son hospitalisation en urgence le week-end dernier, selon son avocate.
«Nous n'avons jamais eu aussi peur pour la vie de Narges, elle risque à tout moment de nous quitter», a déclaré mardi Chirinne Ardakani lors d'un point presse de son comité de soutien à Paris.
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Iran: l'armée américaine prête à reprendre «des opérations majeures de combat» si l'ordre est donné
Washington «ne cherche pas à se battre» avec ses opérations de protection de navires commerciaux pour la traversée du détroit d'Ormuz, a déclaré mardi le ministre américain de la Défense Pete Hegseth. «Nous ne cherchons pas à nous battre. Mais on ne peut pas non plus laisser l'Iran bloquer une voie de navigation internationale à des pays innocents», a dit le ministre lors d'une conférence de presse au Pentagone.
«Si vous attaquez les troupes américaines ou des navires commerciaux innocents, vous serez confrontés à une force américaine écrasante et dévastatrice», a-t-il toutefois adressé à Téhéran. L'armée américaine «est prête à reprendre des opérations majeures de combats contre l'Iran si l'ordre est donné», a assuré le chef d'état-major Dan Caine, présent aux côtés de Pete Hegseth.
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Emmanuel Macron annonce qu'il va «parler au président iranien» ce jour
Le président français Emmanuel Macron a indiqué mardi qu'il allait parler à son homologue iranien Massoud Pezeshkian, après le regain de tensions entre Iran et États-Unis dans le détroit d'Ormuz.
«Je parle tout à l'heure au président iranien», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Erevan, en rappelant qu'il condamnait les nouvelles frappes de l'Iran contre les Émirats arabes unis et appelait à la réouverture du détroit d'Ormuz.
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Le chef de la diplomatie iranienne se rend mardi en Chine
Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi se déplacera mardi en Chine pour des discussions qui porteront sur la situation au Moyen-Orient, a annoncé le ministère iranien des Affaires étrangères.
«Au cours de cette visite, il s'entretiendra avec son homologue chinois (Wang Yi) et échangera sur les relations bilatérales ainsi que sur l'actualité régionale et internationale», indique un bref communiqué du ministère.
Les Émirats sont reconnaissants «des messages de solidarité» après «l'attaque perfide iranienne»
Sur le réseau social X, Anwar Gargash, le conseiller diplomatique du président des Émirats arabes unis s'est dit reconnaissant «des messages de solidarité» émanant du monde entier, qui «condamnent et dénoncent l'attaque perfide iranienne». Selon lui, «ces positions confirment qu'il est clair que l'Iran est l'agresseur, responsable de l'escalade de la crise dans le Golfe arabe, et source du danger et de la menace pour sa sécurité et sa stabilité».
Friedrich Merz enjoint l'Iran à «cesser de prendre en otage la région et le monde»
Après les frappes iraniennes contre les Émirats arabes unis, le chancelier allemand Friedrich Merz enjoint l'Iran à «cesser de prendre en otage la région et le monde» et le premier ministre britannique Keir Starmer appelé à la fin de l'«escalade».
Ces attaques constituent «une violation manifeste de la souveraineté et du droit international», a dénoncé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Tous demandent à l'Iran de revenir à la table des négociations et la réouverture du détroit d'Ormuz.
Fabian Bimmer / REUTERS
L'Iran dit «ne même pas avoir commencé» son bras de fer avec les États-Unis
L'influent président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a prévenu mardi que son pays n'avait «même pas encore commencé» son bras de fer avec les États-Unis, au lendemain d'accrochages dans le détroit d'Ormuz.
«Nous savons bien que la poursuite de la situation actuelle est intenable pour les États-Unis, alors que nous n'avons même pas encore commencé», a écrit en persan sur X Ghalibaf, chef de file de l'équipe iranienne dans les discussions destinées à mettre fin à la guerre.
Il a ajouté que les États-Unis et ses alliés avaient mis en péril la sécurité du transport maritime et énergétique et jugé que leur «présence malveillante était sur le déclin» au Moyen-Orient.
L'Inde condamne une attaque de drone sur un site pétrolier des Émirats
New Delhi a condamné mardi une attaque de drone sur le site pétrolier de Fujaïrah, aux Émirats arabes unis, au cours de laquelle trois ressortissants indiens ont été blessés lundi, et a appelé à l'ouverture détroit d'Ormuz.
Téhéran a déclaré, lundi soir via la télévision d'État, qu'il n'avait pas le «projet» de frapper l'important site pétrolier émirati de Fujaïrah – un des rares accessibles sans passer par le détroit d'Ormuz – et imputé l'attaque à «l'aventurisme américain».
«Nous appelons à une cessation immédiate des hostilités et des attaques visant les civils et les infrastructures civiles», a déclaré mardi le porte-parole de la diplomatie indienne, Randhir Jaiswal, dans un communiqué.
L'Inde, troisième acheteur de pétrole au monde, importe environ la moitié de ses besoins de brut via le détroit d'Ormuz bloqué en raison du conflit au Moyen-Orient.
– / AFP
DÉCRYPTAGE – Alors que Donald Trump tente de rouvrir de force le détroit d'Ormuz, le Golfe connaît un regain de tension
Trump tente de rouvrir le détroit d'Ormuz à la navigation, sans lever son propre blocus des ports iraniens. Une nouvelle opération baptisée « Projet Liberté », visant à permettre le passage des navires commerciaux en défiance au blocage imposé par l'Iran a fait remonter les tensions dans le Golfe.Â
Lundi, l'US Navy a annoncé avoir aidé deux navires battant pavillon américain à franchir le détroit malgré les tentatives de l'Iran pour les en empêcher. L'amiral Brad Cooper, commandant du CentCom, en charge des opérations, a indiqué que les États-Unis avaient repoussé avec succès des attaques de l'Iran menées à la fois par des drones et des missiles. Il a ajouté que six vedettes rapides iraniennes qui tentaient d'attaquer des navires commerciaux avaient été coulées par des hélicoptères américains.
REGAIN DE TENSIONS DANS LE GOLFE
La compagnie danoise Maersk annonce qu'un de ses navires a quitté le détroit d'Ormuz sous escorte américaine
Le géant danois du transport de marchandises par conteneurs Maersk a indiqué mardi que l'un de ses navires, l'Alliance Fairfax, sous pavillon américain, avait quitté le détroit d'Ormuz.
«L'Alliance Fairfax un navire transportant des véhicules battant pavillon américain exploité par Farrell Lines, Inc., une filiale du transporteur américain Maersk Line Limited (MLL), a traversé le détroit d'Ormuz et quitté le golfe Persique le 4 mai», a indiqué Maersk dans un communiqué transmis à l'AFP. «Le transit s'est déroulé sans incident et tous les membres d'équipage sont sains et saufs.»
Le roulier se trouvait «dans le golfe Persique au moment où les hostilités entre les États-Unis et l'Iran ont éclaté en février et n'a pas pu partir en raison de préoccupations persistantes en matière de sécurité», a-t-il indiqué.
Deux navires marchands battant pavillon américain ont pu franchir «avec succès» ce passage stratégique, avait annoncé lundi le Centcom, le commandement militaire américain pour la région.
ELODIE CLEMENT / AFP
Pete Hegseth doit donner une nouvelle conférence de presse sur les opérations au Moyen-Orient
Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth doit donner mardi matin à Washington une nouvelle conférence de presse sur les opérations au Moyen-Orient, aux côtés du chef d'état-major de l'armée, le général Dan Caine.
Ken Cedeno / REUTERS
Un incendie s'est déclaré à bord de navires commerciaux dans un port iranien, selon une agence de presse locale
Un incendie s'est déclaré à bord de plusieurs navires commerciaux dans le port iranien de Dayyer, dans le sud du pays, a rapporté mardi l'agence de presse iranienne Mehr. Les pompiers s'efforçaient de maîtriser le sinistre, dont les causes étaient encore inconnues.
Le Japon reçoit sa première livraison de pétrole russe depuis le début de la guerre
Une cargaison de pétrole brut russe est arrivée lundi au Japon, pour la première livraison de Moscou dans le pays depuis le blocage du détroit d'Ormuz en raison de la guerre au Moyen-Orient, selon des médias locaux.
Un navire transportant du pétrole brut issu du projet d'exploitation de gaz naturel Sakhaline-2 a atteint lundi la côte d'Imabari (sud-ouest), ont rapporté plusieurs médias nippons dont TV Tokyo et l'Asahi Shimbun, citant des responsables anonymes du grossiste Taiyo Oil.
Le Japon a investi dans ce projet, qui n'est pas soumis aux sanctions économiques mondiales contre la Russie. Le ministère de l'Économie a demandé à Taiyo Oil de réceptionner ce pétrole, selon les médias.
Il doit être transporté vers une raffinerie, où il permettra de produire de l'essence, du naphta – utilisé pour fabriquer du plastique, des fibres ou de la peinture entre autres – et d'autres dérivés du pétrole. Sollicités par l'AFP, les responsables de l'entreprise n'ont pas répondu à ce stade.
Le Japon dépend du Moyen-Orient pour environ 95% de ses importations de pétrole et s'efforce de diversifier ses sources d'approvisionnement en ressources énergétiques.
Daisuke Tomita / The Yomiuri Shi
Trump a lancé l'opération Project Freedom visant à rétablir le trafic
Cherchant une issue au blocus, Donald Trump a lancé lundi une opération militaire pour y rétablir le trafic, baptisée Project Freedom («Projet Liberté»). Il a prévu : s'ils visaient des navires américains dans cette zone, «les Iraniens seraient pulvérisés de la face de la Terre», selon des propos rapportés par Fox News.
Deux navires marchands battant pavillon américain ont d'ores et déjà franchi «avec succès» le détroit d'Ormuz, a indiqué le commandement américain pour la région (Centcom) – Téhéran démentant, de son côté, que des navires marchands aient franchi le goulet.
Les forces américaines ont aussi dit avoir détruit six embarcations iraniennes «qui représentaient une menace pour la navigation commerciale».
Le pétrole en nette hausse, le Brent bondit de plus de 5%
La hausse des cours du pétrole s'intensifie après les nouvelles attaques aux Émirats arabes unis et dans le détroit d'Ormuz.
Le baril de Brent pour livraison en juillet, référence internationale, a bondi de 5,80% à 114,44 dollars, à la clôture des marchés lundi. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate pour livraison en juin, a pris 4,36%, à 106,42 dollars.
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Emmanuel Macron dénonce des frappes «inacceptables» et «injustifiées» contre les Émirats
Le président français Emmanuel Macron a qualifié d'«inacceptables» les frappes iraniennes contre les Émirats arabes unis, qui ont fait état lundi des premières attaques de Téhéran en plus d'un mois dans la guerre au Moyen-Orient, avec des drones et des missiles de croisière.
«Les frappes iraniennes aujourd'hui (lundi) contre des infrastructures civiles émiriennes sont injustifiées et inacceptables», a dénoncé M. Macron tôt mardi sur X, assurant les Émirats du soutien de la France et appelant de nouveau à la réouverture du détroit d'Ormuz et à des garanties de sécurité pour les pays de la région.
Les Émirats à nouveau visés par l'Iran au lancement d'une opération américaine à Ormuz
Les Émirats arabes unis ont annoncé avoir été ciblés par plusieurs attaques iraniennes lundi, au premier jour d'une opération américaine destinée à rétablir une circulation des navires dans le détroit d'Ormuz.
Ces attaques, les premières visant des installations civiles dans un pays du Golfe depuis plus d'un mois, mettent à mal le fragile cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril, et ont ravivé les craintes des marchés, où les cours du pétrole ont bondi.
Le site pétrolier de Fujaïrah, l'un des rares accessibles dans la région sans passer par le détroit, a été ciblé par un drone qui a provoqué un incendie. Trois ressortissants indiens ont été «modérément blessés», selon les autorités locales.
Les Émirats ont également annoncé avoir été visés par quatre missiles de croisière «lancés depuis l'Iran», dont trois ont été interceptés et un s'est abîmé en mer, selon le ministère de la Défense. Un pétrolier de la compagnie pétrolière nationale Adnoc a aussi été ciblé par deux drones iraniens. Le ministère émirati des Affaires étrangères a dénoncé «une escalade dangereuse», soulignant que le pays se réservait le droit de riposter.
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Bonjour et bienvenue dans ce direct
L'espoir d'une désescalade dans le conflit au Moyen-Orient s'est brutalement éteint lundi. Pour la première fois depuis plus d'un mois, Téhéran a mené des frappes de drones et de missiles de croisière contre les Émirats arabes unis, touchant notamment le site pétrolier stratégique de Fujaïrah.
Si l'Iran a nié avoir eu le «projet» de frapper l'infrastructure émiratie, cette nouvelle escalade a provoqué une vague de condamnations internationales, de Paris à Londres.
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