La position de Donald Trump sur l'envoi de potentielles troupes au sol était encore incertaine à la fin du mois de mars. Un flou stratégique de moins en moins tranché depuis que le locataire de la Maison Blanche a décidé, dimanche 3 mai, d'envoyer pas moins de 15 000 marines dans le détroit d'Ormuz. Ces derniers ont pour but d'escorter des navires de pays « qui n'ont rien à voir avec le conflit au Moyen-Orient » dans le détroit d'Ormuz, a annoncé Donald Trump sur sa plate-forme Truth Social. Un « projet Liberté » annoncé par Trump qui a également indiqué l'envoi de plus d'une centaine d'aéronefs et de destroyers lance-missiles.
De son côté, les forces armées iraniennes ont mis en garde l'armée étasunienne comme le rapporte Le Parisien. « Nous mettons en garde toute force armée étrangère, en particulier l'agressive armée américaine : s'ils ont l'intention de s'approcher du détroit d'Ormuz ou d'y pénétrer, ils seront ciblés et attaqués », affirme le général Ali Abdollahi, chef du commandement des forces armées Khatam Al-Anbiya. Dans un message publié sur X, le responsable iranien Ebrahim Azizi enfonce le clou et affirme que « toute interférence américaine » dans le détroit serait considérée comme une « violation du cessez-le-feu ».
L'Iran appelle les États-Unis à une « approche raisonnable »
Diplomatiquement, le gouvernement iranien nuance et affirme également vouloir poursuivre les négociations face à l'approche militaire de Donald Trump, rapporte BFMTV. « À ce stade, notre priorité est de mettre fin à la guerre. Nous ne pouvons ignorer les leçons du passé. Nous avons négocié à deux reprises sur les aspects nucléaires et, simultanément, nous avons été attaqués par les États-Unis », affirme Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. Il indique plus loin : « L'autre partie doit se résoudre à adopter une approche raisonnable et abandonner les demandes excessives concernant l'Iran ».
En France, le président de la République Emmanuel Macron a appelé à une « réouverture concertée du détroit d'Ormuz » entre les deux belligérants. Au cours de la session plénière d'ouverture du Sommet de la Communauté politique européenne à Erevan, le président de la République a affirmé que les Européens pouvaient « faciliter l'ouverture du détroit d'Ormuz ». Une manière de positionner l'Union européenne comme une voix diplomatique et économique intermédiaire alors que les États-Unis ont annoncé le retrait de 5 000 soldats étasuniens stationnés en Allemagne.



