Ayhan ÅžimÅŸek
30 Avril 2026•Mise à jour: 30 Avril 2026
AA/Berlin
La société israélienne de défense Rafael serait en discussions pour reprendre l’usine Volkswagen d’Osnabrück, alors que le constructeur automobile prévoit d’y arrêter la production de véhicules après 2027, a indiqué jeudi un député allemand.
Bastian Ernst, élu conservateur de la CDU et ancien acteur du secteur de la défense, a confirmé ces échanges à l’agence de presse allemande DPA.
« Il y a des discussions entre Rafael et Volkswagen », a-t-il déclaré, précisant que le site pourrait être utilisé pour produire des composants liés au système de défense aérienne Iron Dome, notamment des camions lourds, des lanceurs et d’autres éléments.
« C’est une situation gagnant-gagnant. Nous aurions une expertise israélienne en Allemagne, et l’entreprise publique israélienne disposerait d’un site de production à l’abri des zones de guerre », a-t-il ajouté.
Le PDG de Volkswagen, Oliver Blume, a indiqué plus tôt cette semaine que le groupe cesserait la production de véhicules Volkswagen à Osnabrück à partir de 2027, tout en menant des négociations avec des entreprises du secteur de la défense pour reconvertir le site.
« Je suis très confiant que nous prendrons une décision cette année », a-t-il déclaré au tabloïd Bild, précisant : « Nous ne produirons pas d’armes. Nous apporterons notre savoir-faire là où nous sommes les plus compétents. Les véhicules de transport militaire pourraient être une piste. »
Le site d’Osnabrück est devenu un point de tension dans le débat sur sa reconversion.
Des critiques, dont l’Initiative pour la paix d’Osnabrück, appellent Volkswagen à maintenir une production civile et à rejeter toute coopération avec le secteur de la défense.
Le groupe affirme vouloir continuer à faire pression sur la direction, les syndicats et les responsables locaux.
Le Parti de gauche d’opposition a également condamné une éventuelle coopération avec Rafael, la jugeant inacceptable au regard des opérations militaires du gouvernement israélien dans la région et de ce qu’il qualifie de guerre « génocidaire » à Gaza, ayant causé la mort de dizaines de milliers de civils.
*Traduit de l’anglais par Sanaa Amir


