Panorama du risque client
Alors que les défaillances d’entreprises ont atteint ces derniers mois des niveaux historiques, la situation au Moyen-Orient pourrait anéantir tout espoir d’un retour à une sinistralité maîtrisée. Dans ce contexte, les prestataires de la gestion du poste client sont attendus sur leur capacité à faire preuve d’agilité et à adapter leurs solutions et prestations à un environnement devenu structurellement incertain.
Le conflit au Moyen-Orient susceptible de renforcer le risque client
En effet, la guerre au Moyen-Orient qui s’ajoute désormais à la ligne de front en Ukraine, renforce le risque d’inflation tiré notamment par l’augmentation des prix de l’énergie. “L’augmentation du cours du pétrole puis du prix du gaz qui va suivre met sous pression les marges de nombreuses entreprises et fragilise leur trésorerie”, précise Laurent Treilhes, président du comité exécutif d’Allianz Trade. Certains secteurs d’activité pourraient d’ailleurs souffrir plus que d’autres de cette situation.
D’autres secteurs d’activités, dont les biens de production ou les marchandises qui transitent par le détroit d’Ormuz, pourraient aussi être impactés par les conflits au Moyen-Orient.
Des délais de paiement toujours trop élevés
Pour faire face aux difficultés du moment, les entreprises les plus vulnérables tentent toujours de jouer sur les délais de paiement interentreprise afin de pallier des trésoreries qui se contractent. Si, en 2025, le retard de paiement a touché un plus haut niveau depuis la Covid, au-delà de 14 jours accentuant fortement le risque commercial, la trajectoire a néanmoins commencé à s’inverser à la fin du dernier trimestre.
Concernant l’année 2026, les entreprises demeurent dans un climat d’incertitude. 85% des dirigeants craignent une hausse des défaillances cette année, 68% une hausse des impayés et 32% une hausse des délais de paiement.
Une gestion du risque client plus proactive
Une situation qui devrait favoriser l’adoption de modèles toujours plus précis pour gagner davantage en prédictivité dans la gestion du poste client. Face à l’instabilité actuelle, les capacités d’anticipation font la différence. Les directions financières et credit managers ont à cet effet besoin d’une lecture plus proactive du risque client et fournisseur.
Ces technologies doivent être intégrées nativement dans les outils en place (ERP, CRM, gestion de la supply chain), afin d’exploiter au mieux toutes les données, affiner leur analyse du risque et renforcer les processus de contrôle.






