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Tony Leung Chiu-wai, a Hong Kong star in European art

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On pourrait commencer par parler de son visage doux et lumineux, si magnifiquement sublimé par Wong Kar-wai, de son regard qui sait si bien dire la mélancolie, par exemple devant la caméra de Hou Hsiao-hsien ou Ang Lee, ou encore de sa démarche aérienne, qui le voit être aussi à l’aise dans les sombres polars de John Woo que dans les féeries fantastiques en costume de Ching Siu-tung ou Zhang Yimou. Ensuite, on pourrait évoquer quelques films qu’on a tant aimés parmi les près de 80 titres qui jalonnent son imposante filmographie. On en citera deux, emblématiques de l’extraordinaire vitalité du cinéma hongkongais des années 1990: Butterfly and Sword, romance kung-fu de Michael Mak, et The Longest Nite, thriller mafieux de Patrick Lau.

En Asie, Tony Leung Chiu-wai est une superstar, un de ces acteurs qui électrisent les foules à chacune de ses apparitions publiques, d’autant plus qu’il est marié à la tout aussi célèbre actrice et chanteuse Carina Lau – ils ont joué ensemble dans trois films de Wong Kar-wai, Nos années sauvages (1991), Les Cendres du temps (1994) et 2046 (2004). En Occident, il s’est fait connaître en jouant le mari trompé d’In the Mood for Love, qui se rapprochera de sa voisine dans une sensuelle chorégraphie de l’intime, sur une ritournelle obsédante de Shigeru Umebayashi. Egalement signé Wong Kar-wai, ce film d’une insondable beauté lui vaudra le Prix d’interprétation du festival de Cannes 2000 et, enfin, une reconnaissance internationale. “Je n’ai dans Nos années sauvages qu’une scène, mais personne ne m’avait jusque-là filmé de cette manière”, dit-il.