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A thing Ive never told: In the face of the Pierre Palmade case, Matthieu Delormeau reveals an intimate trauma

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Les blessures du passé refont surface pour l’ex-figure phare des fins d’après-midi. Face à la journaliste Deborah Grunwald, Matthieu Delormeau est revenu sur les mécanismes complexes de la culpabilité et de la dépendance qui jalonnent son propre parcours personnel. Le visionnage d’une séquence où Muriel Robin confiait sa peur de l’humoriste Pierre Palmade, un proche qu’elle a vu “aller dans le mur“, a provoqué un véritable choc émotionnel chez l’invité. Cette prise de distance radicale de la comédienne a poussé Matthieu Delormeau à extérioriser un drame intime pour illustrer la légitimité de l’instinct de survie.

“Toute sa vie, elle va vivre avec ça” : un souvenir gravé à jamais dans la mémoire de Matthieu Delormeau

Le souvenir évoqué par l’animateur remonte à plus de vingt ans, mais reste gravé à jamais dans sa mémoire. “Ça me fait penser à quelque chose que je n’ai jamais raconté…“, a d’abord glissé Matthieu Delormeau avec une vive émotion. Il s’est alors remémoré le terrible tsunami qui a ravagé la Thaïlande en décembre 2004, une catastrophe planétaire à laquelle il a lui-même survécu de justesse. Évacué vers des camps de fortune avec les autres rescapés, il s’est retrouvé assis à côté d’une mère de famille, en état de choc complet, dont le témoignage l’a profondément bouleversé.

“Quand le tsunami est arrivé, elle s’est retrouvée avec son enfant sous l’eau. Et à un moment donné elle ne pouvait plus respirer, alors qu’est-ce qu’elle a fait ? Elle a ouvert ses bras“, raconte-t-il. Cet instinct de survie absolu a malheureusement coûté la vie à son bébé, la plongeant dans des remords destructeurs. “Toute sa vie elle va vivre avec ‘J’ai tué mon enfant'”, explique-t-il.

“J’en voulais à mes amis” : les confidences très personnelles de Matthieu Delormeau

Pour l’écrivain, cette tragédie humaine résume parfaitement les décisions compliquées que la vie impose parfois, pour préserver sa propre santé mentale. Il dresse donc un parallèle avec l’attitude de Muriel Robin, obligée de couper les ponts avec un ami de longue date, rongé par ses addictions. “Le travail psychiatrique c’est de comprendre que la vie c’est ‘moi d’abord’. C’est humain, tu dois te protéger”, analyse le quadragénaire.

Cette réflexion sur la légitimité de la fuite face au danger lui a également permis de faire son propre examen de conscience. L’ancien animateur reconnaît avoir longtemps éprouvé de la rancœur envers son propre entourage qui avait tenté de s’éloigner de lui par protection. “J’en voulais à mes amis, et je regrette”, avoue-t-il. Une prise de recul tardive qui lui donne aujourd’hui l’espoir de nouer de sincères retrouvailles avec ceux qu’il a aimés.