Didier Deschamps dévoile sa liste pour la Coupe du monde
C’est un rituel auquel il a sacrifié pour la septième et dernière fois. En direct sur le plateau du JT de TF1, Didier Deschamps a dévoilé les noms des joueurs convoqués pour la prochaine Coupe du monde. Un moment toujours très attendu mais qui n’a pas débouché sur rien de fracassant comme avaient pu l’être les rappels de Karim Benzema en 2021 ou N’Golo Kanté en 2024.
Mais il y a quand même eu des petites surprises, avec des ajustements à la marge sur le troisième gardien, la présence d’un neuvième défenseur dans la liste, ce qui a coûté sa place au milieu à Eduardo Camavinga, et le dernier profil à retenir en attaque. Le front offensif, qui jouit d’un incroyable vivier, comptera lui aussi neuf membres. Loin d’être une surprise depuis la régénération riche d’enseignements opérée devant, après l’Euro, avec l’émergence de nouveaux talents (Doué, Olise, Akliouche, Cherki) et l’instauration d’un 4-2-3-1 afin de maximiser le potentiel total de cette équipe de France rajeunie.
“Avoir le maximum d’assurance pour cette compétition”
Ces Bleus d’Amérique seront un savant mélange entre grognards de Russie, nouveaux tauliers et néophytes avec pour objectif d’atteindre une troisième fois de rang la finale du Mondial, le 19 juillet au MetLife Stadium d’East Rutherford, pour accrocher une troisième étoile au maillot tricolore.
La Ligue des nations et les éliminatoires avaient dessiné les contours d’un groupe d’une trentaine de candidats auquel il a fallu retrancher Hugo Ekitike, victime d’une rupture du talon d’Achille au printemps. Un forfait qui a ouvert la porte en attaque à Jean-Philippe Mateta, “au profil différent”, tandis que Malo Gusto a gagné sa place comme doublure à droite de la défense. Seuls Maxence Lacroix, qui a su se montrer lors de la tournée américaine de mars, et Robin Risser, unique joueur qui n’avait encore jamais été appelé chez les A, ont su déjouer les pronostics dans la dernière ligne droite.
S’il avait parfois manifesté ses doutes quant à l’opportunité de sélectionner 26 joueurs, d’un point de vue du management, notamment lors des oppositions à l’entraînement, Deschamps, désireux d’avoir trois solutions pour chaque poste, a donc fini par se ranger à cette idée en prenant en compte l’allongement de la durée de la compétition (40 jours).
“Il y a seize équipes en plus, un match en plus, des températures élevées. Je voulais avoir le maximum d’assurance pour cette compétition”, a souligné un sélectionneur qui se sait très attendu pour sa dernière campagne à la tête des Bleus.






