BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole SA face à une dégradation de la conjoncture
Les banques françaises cotées ont été secouées en Bourse ce jeudi suite à la publication de leurs résultats, globalement positifs. Est-ce en réaction à la publication ce matin d’un mauvais chiffre de croissance du PIB en France ou à la crainte d’une dégradation de la conjoncture sur les résultats des banques ? Probablement un peu des deux, alors que les premiers signes d’un ralentissement de l’activité commencent à se manifester sur les résultats du premier trimestre.
La Société Générale constate un ralentissement de la demande de crédit de la part des entreprises en France. Une baisse de volume des activités taux et change (-18%) a également pesé sur le trimestre, en raison de son importante exposition aux taux en Europe. Le coût du risque est resté en bas de la fourchette mais la banque a jugé nécessaire de constituer une provision générique de 80 millions d’euros liée au contexte d’incertitudes. De même, le Crédit Agricole a globalement constitué une provision de prudence de 100 millions d’euros (60 millions sur Crédit Agricole SA) liée aux risques macroéconomiques. La banque a notamment ajusté la pondération des scénarios économiques en augmentant de 10% le scénario “adverse” et en réduisant d’autant le scénario “central”. Enfin, BNP Paribas a également constitué une provision générale sur risque géopolitique de 60 millions d’euros.
Environnement dégradé
“Nous avons profité de ce trimestre pour renforcer notre couverture et nos provisions en anticipation d’un scénario macroéconomique dégradé par les événements au Moyen-Orient”, explique Olivier Gavalda, directeur général de Crédit Agricole SA. En revanche, ce dernier ne constate pas encore de dégradation du coût du risque ni de ralentissement de la production de crédit.


