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"Cest un effort considérable, et nous le reconnaissons pleinement": la mise au point du patron de la DNCG…

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Dans un entretien accordé au journal l'Équipe, Jean-Marc Mickeler, président de la DNCG, est revenu longuement sur la situation financière du foot français et notamment celle de l'OM et de Lyon. Deux clubs qui ont selon lui fait des efforts pour redresser la barre.

Si les Lyonnais sont toujours en course pour être européens et obtenir un précieux sésame pour la Ligue des champions, les supporters de l’OL étaient bien loin de s'attendre à une telle saison des hommes de Paulo Fonseca au vu de la précarité financière du club l’an passé et de l'épée de Damoclès qui planait au-dessus de sa tête. Jean-Marc Mickeler, président de la DNCG est revenu dans un entretien accordé à l'Équipe sur la situation des deux Olympiques – l’OL et l’OM – et du redressement des finances des deux clubs.

“L'OL a 200 millions d'euros de déficit au 30 juin dernier”

Dix mois après que la sentence d'une rétrogradation administrative en Ligue 2 avait été prononcée par la DNCG pour l'OL, finalement sauvé par la commission d’appel, Jean-Marc Mickeler évoque l'effort considérable qu'ont effectué Michèle Kang et ses équipes pour sauver les finances du club: “L'OL a 200 millions d'euros de déficit au 30 juin dernier, Marseille, plus de 100 millions d'euros… Ces résultats sont très inquiétants…”

Avant de poursuivre: “Sur Lyon, la nouvelle équipe dirigeante a répondu présent avec une réactivité et une détermination qui forcent le respect. La réduction de masse salariale opérée en une saison est sans précédent dans l'histoire récente du football professionnel français. C'est un effort considérable, et nous le reconnaissons pleinement.”

Pour se défaire de ces sanctions financières, l'Olympique Lyonnais avait vendu Rayan Cherki à Manchester City pour 36,5 millions d’euros et Georges Mikautadze à Villarreal pour 31 millions. Lyon a également drastiquement réduit sa masse salariale de 40 à 50 %. Les Lyonnais passeront devant la DNCG dans les prochains mois pour tenter de rassurer, encore une fois, la police des finances du foot français.

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“Marseille, le club a fait le choix de l'ambition sportive maximale en anticipant des revenus européens”

Concernant l'OM, qui comptait plus de 100 millions d'euros de dette en juin dernier, Jean-Marc Mickeler rappelle que le club a basé ses finances cette saison sur des revenus de compétition européenne: “Sur Marseille, le club a fait le choix de l'ambition sportive maximale en anticipant des revenus européens qui ne se sont pas matérialisés au niveau espéré. Frank McCourt et la nouvelle direction ont parfaitement conscience des ajustements qui s'imposent. Ce sont deux clubs emblématiques, portés par des actionnaires engagés. Notre rôle est de les accompagner vers le rééquilibrage, pas de les fragiliser.”

La faute aux droits TV mais pas seulement

Si la question des droits TV en France est au cÅ“ur de toutes les discussions depuis cinq saisons maintenant avec notamment les échecs successifs de MediaPro et DAZN, pour Jean-Marc Mickeler, le constat est clair: le football français vivait déjà au-dessus de ses moyens. “La DNCG porte ce diagnostic depuis plusieurs années, y compris dans des périodes où les droits domestiques étaient à des niveaux bien supérieurs: le football professionnel français a vécu au-dessus de ses moyens.”

“La baisse des droits télé est la touche finale d'un déséquilibre qui s'est construit sur cinq ou six saisons”

“Ce que la chute des droits domestiques a provoqué, c'est une prise de conscience collective et accélérée que ce déséquilibre ne pouvait plus être différé”, conclut le dirigeant. Si la DNCG prévoit en fin de saison une perte nette de l'ordre de 500 millions d'euros, un niveau comparable à la saison précédente, Mickeler affirme que “les actionnaires ont été au rendez-vous en apportant massivement des contributions financières qui ont permis d'éviter des situations bien plus difficiles”.