L’homme a laissé un “manifeste”, pour justifier le geste qu’il s’apprêtait à commettre.
- L’homme a laissé un “manifeste”, pour justifier le geste qu’il s’apprêtait à commettre.
- Cole Allen l’aurait envoyé à ses proches 10 minutes avant de passer à l’acte.
- Un texte qui contient des revendications confuses, sans référence explicite à Donald Trump.
Trump s’estime visé
Le président américain semble en tout cas avoir pris pour lui cette phrase, comme l’indique sa vive réaction lorsque Norah O’Donnell l’a lue à haute voix, lors de l’interview du président américain pour l’émission phare de CBS, 60 Minutes, diffusée ce dimanche. “Je ne suis pas un violeur, (…) je ne suis pas un pédophile”
, a-t-il lancé, en fustigeant la journaliste pour avoir lu à l’antenne l’extrait du manifeste du tireur.
On peut relever, sous réserve d’infirmation ultérieure de cette information relayée par plusieurs journaux américains, que si le futur assaillant a réservé sa chambre à l’Hilton plusieurs semaines à l’avance, c’est bien avant que Donald Trump n’annonce sa présence lors de la soirée des correspondants de presse, qu’il avait jusqu’ici boycottée chaque année lors de ses deux mandats. Ce qui pourrait expliquer l’absence de référence explicite au président américain dans son “manifeste”.
Cole Allen précise indirectement ses revendications en justifiant son action en tant que chrétien, mais sans apporter suffisamment de détails pour qu’on saisisse avec certitude à quoi il fait référence. “Je ne suis pas une personne violée dans un camp de détention. Je ne suis pas un pêcheur exécuté sans procès. Je ne suis pas un écolier ou un enfant affamé, ou une adolescente abusée par les nombreux criminels de cette administration.”
Pour lui, ne pas réagir face à ces crimes dont il ne précise pas le contexte “n’est pas un comportement chrétien, c’est être complice des crimes de l’oppresseur”
.
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Dans son texte, Cole Allen liste ses objectifs très méticuleusement. Il commence par “les officiels de l’administration”
, à l’exception du directeur du FBI Kash Patel, qu’il n’explique pas. “Ce sont des cibles, priorisées du plus haut rang au plus bas”
, annonce-t-il. Il précise ensuite qu’il considère que les agents du Secret Service ne seront des cibles que “si nécessaire”
, et que ceux de la sécurité de l’hôtel ne seront visés que s’ils lui tirent dessus, de même que la police du Capitole et la Garde nationale. Quant au personnel de l’hôtel et aux invités de la soirée, ce ne sont “pas des cibles du tout”
, assure-t-il, en expliquant qu’il utilisera des munitions moins pénétrantes comme des cartouches à grenaille.
Cole Allen sera présenté à la justice américaine ce lundi 27 avril. Il devrait être inculpé pour usage d’une arme à feu lors d’un crime violent et pour l’agression d’un agent fédéral à l’aide d’une arme dangereuse.
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