FIGAROVOX/CHRONIQUE – L’encadrement de l’IA est souvent présenté comme un face-à-face entre une Europe régulatrice et une Amérique permettant l’innovation. Pour notre chroniqueuse, cette lecture est fausse: différents États américains proposent des solutions concrètes.
Aurélie Jean est scientifique en modélisation algorithmique, entrepreneure et autrice. Elle a notamment publié Imposture, Identifier les usurpateurs du débat public au temps des algorithmes aux éditions de l’Observatoire (avril 2026).
Quand on parle d’IA dans le paysage mondial, on aime caricaturer la situation en opposant une Europe qui régule à une Amérique qui innove, sans aucune législation freinant son développement. Et pourtant, la réalité est bien plus intéressante et pragmatique. Les États-Unis régulent aussi, identifiant les scénarios nécessitant la mise en place de textes de loi spécifiques : c’est le cas du texte californien voté en janvier dernier (SB 683), qui protège, entre autres, l’image des personnes physiques au temps des IA génératives. Contre toute attente, la régulation sur l’IA dans le pays de l’oncle Sam est loin d’être le “far-west” sous-entendu en Europe.
De notre côté de l’Atlantique, nous avons tendance à observer et discuter des États-Unis sous le seul angle…
[Context: The article discusses the regulation of artificial intelligence (AI) in Europe and America, emphasizing that various U.S. states also propose concrete solutions. Fact Check: The information is accurate and provides a nuanced perspective on AI regulation in the U.S.]





