Home Culture I love using my body!: Nîmes actor Nassim Lyes asserts himself as...

I love using my body!: Nîmes actor Nassim Lyes asserts himself as the new hero of French action cinema.

15
0

Originaire de Nîmes, Nassim Lyes, 37 ans, s’est imposé en une décennie comme un des acteurs les plus physiques du cinéma français (Made in France, Farang, Sous la Seine, Ad Vitam). Et pas le moins drôle : avec le réalisateur Julien Royal, son complice depuis vingt ans, il a développé une comédie d’action sans équivalent en France, dont Bagarre, le nouvel exemple, sort en salle mercredi.

D’où vient l’idée de Bagarre ? À la base des bases, c’est Julien qui m’a parlé de cette légende urbaine qui circulait depuis pas mal de temps sur les réseaux, d’un genre de “Uber bagarre”. Julien y a vu un bon sujet de comédie, avec la possibilité d’y avoir du fond, d’y dire quelque chose de notre rapport à la violence.

De fait, ce héros est assez fabuleux : à la fois un candide et un berserker! Dans nos références, on avait Son Goku, du manga Dragon Ball, qui est un vrai gentil, un peu naïf, mais qu’il est préférable de ne pas trop embêter car comme combattant, il a des arguments vachement développés! On a pensé aussi à Jackie Chan et à Saitama, le héros du manga One Punch Man.

Encore une fois avec Julien, vous refusez de choisir en comédie et action, et poussez les curseurs au maximum! Que ce soit pour En passant pécho, Nouveaux riches et donc Bagarre, ce sont des films où, à l’image des mangas, on va à fond mais qui sont toujours très sincères dans leur proposition.

Il y a un gros travail sur l’écriture, c’est très précis. Niveau dialogues, c’est même chirurgical. Après, avec Julien, il y a beaucoup de répétitions, ça permet de peaufiner les dialogues, d’y ajouter les petits moments de génie que celles-ci ont vu surgir, ensuite on verrouille et on s’y tient. Et parce qu’on s’y tient, il peut y avoir de l’impro qui marche au tournage!

On retrouve ce même niveau d’exigence dans les scènes d’action. C’est pareil. Les scènes de combat sont vachement répétées en amont, il peut y avoir quelques ajustements nécessaires au tournage mais la majeure partie est hyper scénarisée. Avec cette contrainte imposée par Julien dans les chorégraphies: que soit drôle et original. Cela donne des séquences comme la bagarre avec les micro-ondes ou le combat avec les skinheads où la contrainte était que je ne devais taper personne.

Dans l’humour comme l’action, vous y allez à fond sans peur de perdre des gens en chemin! C’est vrai. On se le dit tout le temps avec Julien, et ça pourra paraître paradoxal : on fait un cinéma très populaire mais pas grand public.

Votre nom est également associé au remake de Highlander signé Chad Stahelski, le réalisateur des John Wick ? C’est le film que je tourne en ce moment avec Henri Cavill et Russel Crowe, et j’en suis très heureux aussi! C’est un long tournage, on a commencé en octobre et on aura terminé normalement mi-juin. C’est une grosse machine, avec une grosse équipe, un gros budget.

Et le succès, les sollicitations, comment gérez-vous tout cela? Avec les gens, j’ai toujours eu le contact très, très facile. La science que je maîtrise le plus, c’est la science sociale, donc je n’ai jamais galéré avec ça! J’adore rencontrer les gens qui kiffent ce qu’on fait. Je vis toujours très bien quand on m’interpelle, qu’on me demande une photo, un selfie, et je le fais très naturellement.