Critiqué par certains responsables politiques en Europe pour ce parti pris, Mark Rutte a expliqué que le constat du danger, représenté par les capacités nucléaires ou balistiques de l’Iran, était partagé par tous les Alliés.
Un exercice d’équilibriste
Ils n’ont pas été avertis des frappes américano-israéliennes, les Etats-Unis voulant, à juste titre, garder le secret, ce qui a eu pour effet de retarder leur réponse, a-t-il expliqué. «C’est toujours un risque : si l’on informe trop de monde, des informations peuvent fuiter. Mais l’inconvénient, c’est aussi que cela prend du temps pour les Européens de s’organiser», a-t-il affirmé.
Mais, «la bonne nouvelle», c’est que «à présent plus de 30 pays se sont engagés à se réunir pour discuter du où et du quand, s’agissant de faire en sorte que les voies maritimes restent ouvertes. Et cela répond exactement à la demande du président Trump », a encore assuré Mark Rutte. L’ancien premier ministre néerlandais se livre depuis des mois à un exercice d’équilibriste entre les invectives du président américain à l’encontre des Alliés européens, qu’il a, entre autres, qualifiés de «lâches», et le souci de les défendre sans fâcher Donald Trump.
Interrogé jeudi à plusieurs reprises sur les récentes critiques de Donald Trump à l’égard des Alliés européens, il s’est refusé à tout commentaire, soulignant au contraire l’influence bénéfique du président américain sur le renforcement de l’Alliance. Les 32 pays de l’Otan se sont engagés l’an dernier à consacrer au moins 5% de leur Produit intérieur brut (PIB) à leurs dépenses militaires et de sécurité d’ici 2035. «Sans Trump, je ne pense pas que cela serait arrivé», a-t-il assuré.





