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War in the Middle East: Donald Trump announces that Iran will be hit extremely hard for another two

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War in the Middle East: Donald Trump announces that Iran will be hit extremely hard for another two

Donald Trump s’adresse à la nation sur le conflit en Iran depuis la Maison Blanche, à Washington (Etats-Unis), le 1er avril 2026. (POOL / AFP)

Dans une allocution d’une vingtaine de minutes à ses compatriotes, mercredi, le président américain a considéré que les Etats-Unis étaient “proches” de remplir leurs objectifs.

La fin du conflit en Iran n’est pas pour tout de suite. Lors d’une adresse à ses concitoyens prononcée mercredi 1er avril, Donald Trump a annoncé poursuivre les opérations militaires contre l’Iran, sans fixer de calendrier clair pour un désengagement au Moyen-Orient. Franceinfo résume les principaux éléments à retenir de son discours, qui était très attendu partout dans le monde.

Encore “deux à trois” semaines de frappes contre l’Iran

Lors de sa première allocution à la nation depuis les premières heures du conflit, déclenché fin février, le président américain a vanté des victoires “décisives” et “écrasantes” obtenues par les Etats-Unis. Donald Trump a réaffirmé que les frappes étaient nécessaires pour empêcher l’Iran d’avoir l’arme nucléaire.

Il a également répété que les Etats-Unis étaient “proches de remplir” leurs objectifs de guerre. “Nous allons les frapper extrêmement durement au cours des deux à trois prochaines semaines. Nous allons les ramener à l’âge de pierre, auquel ils appartiennent. En attendant, les discussions se poursuivent”, a lancé le président américain.

Donald Trump a de nouveau menacé de s’en prendre aux infrastructures énergétiques iraniennes, affirmant qu’en l’absence d’accord, les Etats-Unis allaient “frapper chacune de leurs centrales électriques très durement et probablement simultanément”.

Un appel à “prendre” le détroit d’Ormuz

Le président américain a appelé les pays qui dépendent du détroit d’Ormuz à “s’occuper” de cette voie maritime stratégique, par laquelle transite 20% du pétrole mondial et verrouillée par l’Iran. “Allez au détroit, prenez-le, protégez-le, servez-vous-en”, a martelé le président américain, qui reproche à nombre de pays alliés dans l’Otan de ne pas être venus en aide aux Etats-Unis.

Mi-mars, Donald Trump avait appelé plusieurs pays, dont la France, à intervenir pour aider son pays à débloquer le détroit. “Espérons que la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni et d’autres (…) enverront des navires dans la région afin que le détroit d’Ormuz ne soit plus menacé par un pays totalement décapité”, avait-il déclaré.

Une semaine plus tard, 22 pays, dont la France, le Royaume-Uni, le Canada, le Japon, ont dit être “prêts à contribuer aux efforts” nécessaires pour la réouverture du détroit d’Ormuz. Les signataires du texte comprenaient notamment les Emirats arabes unis et Bahreïn. Donald Trump a d’ailleurs promis mercredi qu’il n’abandonnerait pas ces alliés du Golfe, nommément “Israël, l’Arabie saoudite, le Qatar, les Emirats arabes unis, le Koweït et Bahreïn”.

La flambée des prix des carburants, un problème “de court terme”

Au fil de son discours, le dirigeant américain n’a évoqué que rapidement un sujet au cœur des préoccupations des Américains : l’envolée des prix des carburants du fait du conflit. Il s’agit d’un phénomène “de court terme” et l’économie américaine n’a “jamais été aussi forte”, a assuré Donald Trump. Le chef d’Etat populiste a répété que les investissements affluaient et a soutenu, à tort, que son pays ne connaissait “aucune inflation”. Elle s’élevait à 2,4% en février, d’après les données du gouvernement.

Cette allocution intervient sur fond de chute de la popularité de Donald Trump en matière d’économie. La proportion d’Américains faisant confiance à leur président pour gérer l’économie nationale a reculé à 31% dans la dernière édition d’un sondage CNN/SSRS, un plus bas dans sa carrière politique. Un pourcentage qui a baissé de huit points en seulement trois mois.

Une hausse du prix baril de Brent aussitôt après l’allocution

Portées par un espoir d’une désescalade, les Bourses européennes et Wall Street ont terminé en hausse mercredi avant le discours de Donald Trump. Mais le cours du baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale du brut, a repris 5,12% à 3h15 (heure de Paris), à 106,34 dollars. Il avoisinait les 107 dollars peu après 7 heures.

Les bourses asiatiques ont viré au rouge. Après avoir ouvert en hausse, l’indice Nikkei de Tokyo lâchait 1,82% à 52 758,46 points vers 02H20 GMT, tandis qu’à Séoul le Kospi chutait de 3,9%. Les indices reculaient aussi à Sydney (-0,8%), Taipei (-1,1%) et Hong Kong (-0,9%).