RÉCAP. Le point à 21 h 30, au 21e jour du conflit
– Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, qui précise avoir parlé au président américain Donald Trump, a déclaré qu'Israël continuait ses frappes en Iran et au Liban, en restant déterminé à protéger ses « intérêts vitaux en toutes circonstances ».
– L'armée israélienne a annoncé la capture dans le sud du Liban de deux combattants de la force d'élite du Hezbollah qui projetaient, selon elle, de tirer un missile antichar sur ses troupes.
– Le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a affirmé qu'il n'y avait eu « aucune négociation » avec les États-Unis, démentant l'existence de pourparlers évoqués par Donald Trump avec un dirigeant iranien non identifié. Le président américain avait insisté un peu plus tôt sur le fait que les États-Unis et l'Iran avaient trouvé des « points d'accord majeurs ».
– La présidente du Comité international de la Croix-Rouge a prévenu que les derniers événements au Moyen-Orient, notamment les frappes sur des sites nucléaires, pouvaient conduire à un « point de non-retour ».
20 h 50 – Israël annonce avoir recommencé à frapper des cibles du Hezbollah
L'armée israélienne a annoncé avoir lancé de nouvelles frappes contre des cibles du mouvement islamiste Hezbollah à Beyrouth, peu après des déclarations du premier ministre israélien affirmant vouloir protéger les « intérêts vitaux » d'Israël.
« L'armée israélienne a commencé à frapper l'infrastructure du Hezbollah à Beyrouth », indique un court communiqué de l'armée.
20 h 18 – Une frappe israélienne vise la banlieue sud de Beyrouth
Une frappe israélienne a de nouveau visé soir la banlieue sud de Beyrouth, quelques heures après un appel à évacuer la zone, selon des médias d'État.
Des images ont montré un épais nuage de fumée s'élever au-dessus de la banlieue sud, considérée comme un bastion du Hezbollah pro-iranien et qui n'avait pas été visée depuis vendredi.
20 h 11 – Netanyahou dit qu'il va continuer de frapper en Iran et au Liban
Benyamin Netanyahou, qui précise avoir parlé à Donald Trump, a déclaré qu'Israël continuait ses frappes en Iran et au Liban, en restant déterminé à protéger ses « intérêts vitaux en toutes circonstances ».
« Aujourd'hui, j'ai parlé avec notre ami, le président Trump », a déclaré le premier ministre israélien dans un court message vidéo distribué par son bureau, affirmant que le présidant américain « estime qu'il y a une chance de tirer parti des formidables succès (militaires israéliens et américains) afin de réaliser les objectifs de la guerre dans le cadre d'un accord qui préservera nos intérêts vitaux ».
« Parallèlement, nous continuons à frapper à la fois en Iran et au Liban », a encore dit Benyamin Netanyahou, ajoutant : « nous protégerons nos intérêts vitaux en toutes circonstances. »
20 h 09 – Israël dit avoir capturé deux combattants du Hezbollah
L'armée israélienne a annoncé avoir capturé deux combattants de la force d'élite du mouvement islamiste Hezbollah dans le sud du Liban, qui projetaient selon elle de tirer un missile antichar sur ses troupes, une première depuis le début de la guerre.
« Lors d'une opération visant à localiser des armes dans le sud du Liban », des soldats israéliens « ont identifié plusieurs terroristes armés de la force al-Radwan du Hezbollah, qui prévoyaient de tirer un missile antichar sur les troupes », affirme l'armée dans un communiqué.
« Après avoir été identifiés, les terroristes se sont rendus. Ils ont été appréhendés (…) et transférés vers le territoire israélien pour un interrogatoire ultérieur », poursuit le texte, ajoutant qu'une « grande quantité d'armes et d'équipements a été trouvée en leur possession ».
18 h 59 – Israël dit avoir frappé un site lié à la milice du Bassidj
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé à Téhéran un site des Gardiens de la révolution, affirmant qu'il servait notamment à diriger des bataillons de la force paramilitaire du Bassidj.
Sur La Croix aujourd'hui
« Dans le cadre d'une vague de frappes menée il y a peu au cœur de Téhéran », l'armée de l'air a frappé un site utilisé par les Gardiens de la révolution, l'armée idéologique iranienne, « pour coordonner les activités des unités » et « diriger des bataillons du Bassidj », selon un communiqué militaire.
Le Bassidj (« mobilisation » en persan) est une organisation paramilitaire recrutant essentiellement dans la jeunesse et dont plusieurs branches armées sont chargées d'opérations de maintien de l'ordre au côté d'autres services, comme la police.
18 h 43 – Des avions de compagnies du Moyen-Orient mis à l'abri en Espagne
Une vingtaine d'avions de compagnies du Moyen-Orient ont été mis à l'abri sur un aéroport espagnol, a annoncé son directeur, tandis que Qatar Airways, l'un des transporteurs les plus affectés par la guerre, a confirmé avoir pris une telle mesure « temporaire ».
En raison du conflit en Iran, « nous sommes devenus un refuge pour des appareils venant du Moyen-Orient », a expliqué le directeur de l'aéroport de Teruel (est), Alejandro Ibrahim, à la radio espagnole COPE.
La plateforme, qui avait déjà servi à stocker des appareils pendant la pandémie de Covid-19, a déjà « reçu environ 20 (aéronefs) et une poignée d'autres sont attendus », selon la même source.
18 h 09 – Londres convoque l'ambassadeur d'Iran
Le Royaume-Uni a convoqué l'ambassadeur d'Iran à Londres à la suite de l'inculpation récente de deux Iraniens soupçonnés d'avoir espionné des lieux liés à la communauté juive, a annoncé le ministère des affaires étrangères, dénonçant « les actions déstabilisatrices » de ce pays.
« Son Excellence Seyed Ali Mousavi a été convoqué par le secrétaire d'État chargé du Moyen-Orient, Hamish Falconer », a indiqué un porte-parole du foreign office, citant « la récente inculpation de deux personnes, un ressortissant iranien et un ressortissant britannico-iranien en vertu de la loi sur la sécurité nationale ».
« Ce gouvernement prendra toutes les mesures nécessaires pour protéger le peuple britannique, notamment en dénonçant les actions dangereuses et déstabilisatrices de l'Iran tant sur son territoire qu'ailleurs à l'étranger », a ajouté le porte-parole.
18 h 07 – Les Bourses européennes terminent en ordre dispersé
Les Bourses européennes ont terminé la journée en ordre dispersé après les propos du président américain Donald Trump sur des négociations avec l'Iran, qui ont dopé les marchés à la hausse jusqu'au démenti de Téhéran.
Paris a terminé en hausse de 0,79 %, Francfort a gagné 1,22 % et Milan 0,81 %. Londres a reculé de 0,24 %. Le rebond des places boursières s'est largement ralenti en fin d'après-midi, quand les autorités iraniennes ont démenti des négociations annoncées par Donald Trump.
17 h 47 – Le patron de TotalEnergies s'inquiète des prix du gaz
Le patron du groupe français TotalEnergies prédit des prix du gaz « très élevés d'ici l'été, et septembre » si le détroit d'Ormuz, corridor crucial du transport d'hydrocarbures, aujourd'hui fermé par l'Iran, devait rester fermé.
Patrick Pouyanné a dit s'attendre à « un prix très élevé pour le gaz naturel liquéfié (GNL) », du gaz liquide habituellement transporté par bateau à travers le détroit, « d'ici l'été et septembre, au moment où nous remplissons à nouveau les stockages de gaz en Europe ».
« Nous nous battons pour chaque tonne (de gaz), et les prix augmentent », a ajouté le dirigeant qui s'exprimait lundi au premier jour de la grande conférence sur l'énergie CERAWeek, à Houston, au Texas.
17 h 27 – L'Iran dément toute négociation avec les États-Unis
Le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a affirmé qu'il n'y avait eu « aucune négociation » avec les États-Unis, démentant l'existence de pourparlers évoqués par Donald Trump avec un dirigeant iranien non identifié.
« Aucune négociation n'a eu lieu avec les États-Unis, de fausses informations sont utilisées pour manipuler les marchés financiers et pétroliers et sortir du bourbier dans lequel les États-Unis et Israël sont enlisés », a déclaré Mohammad Bagher Ghalibaf dans un message publié sur X.
17 h 15 – L'Iran dit avoir reçu des « messages » pour des discussions
Le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré avoir reçu, par l'intermédiaire de « pays amis », des « messages » sollicitant la tenue de pourparlers formulés par les États-Unis, mais a assuré qu'aucune négociation n'avait été engagée depuis le début de la guerre.
« Ces derniers jours, nous avons reçu, par l'intermédiaire de certains pays amis, des messages transmettant une demande américaine de négociations visant à mettre fin à la guerre », ont déclaré le porte-parole du ministère, Ismaïl Baghaï, selon l'agence de presse officielle Irna.
17 h 01 – Le Royaume-Uni déploie des systèmes de défense aérienne
Le Royaume-Uni déploie davantage de systèmes de défense aérienne dans le Golfe, en particulier à Bahreïn afin de protéger ses alliés des frappes iraniennes, a indiqué le premier ministre britannique Keir Starmer.
« Nous collaborons avec l'industrie (de défense britannique) pour distribuer des missiles de défense aérienne à nos partenaires du Golfe, nous déployons rapidement des systèmes de défense aérienne à courte portée à Bahreïn », a déclaré le chef du gouvernement, auditionné par une commission parlementaire, ajoutant que cette question « est apparue comme urgente ce week-end ». « Nous procédons de la même manière avec le Koweït et l'Arabie saoudite », a-t-il ajouté.
16 h 30 – La guerre « risque d'atteindre un point de non-retour »
La présidente du Comité international de la Croix-Rouge a prévenu que les derniers développements du conflit au Moyen-Orient, notamment les frappes sur des sites nucléaires, pouvaient conduire à un « point de non-retour ».
« Ce que nous avons vu ces derniers jours au Moyen-Orient risque d'atteindre un point de non-retour », a déclaré Mirjana Spoljaric dans un communiqué, estimant que « le plus alarmant est le risque de dommages aux installations nucléaires », potentiellement « irréversibles » selon elle.
15 h 51 – Starmer « salue » les négociations entre les États-Unis et l'Iran
Le premier ministre britannique Keir Starmer a salué les informations sur des négociations entre les États-Unis et l'Iran, après que le président Donald Trump a annoncé que Washington avait eu des discussions « productives » avec Téhéran pour une cessation des hostilités.
« Je salue les informations sur les négociations entre les États-Unis et l'Iran », a déclaré Keir Starmer lors d'une audition devant une commission parlementaire, ajoutant que le Royaume-Uni « était au courant de ces discussions ». Le dirigeant travailliste a eu un entretien téléphonique dimanche avec le président américain, selon Downing Street.
15 h 48 – Un mort dans une frappe israélienne au Liban
Une personne a été tuée dans une frappe israélienne qui a visé un appartement de Hazmieh, zone résidentielle proche de Beyrouth, a annoncé le ministère de la santé.
Un porte-parole de l'armée israélienne a de son côté affirmé que la frappe avait visé « un terroriste de la force al-Qods », la branche des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution iraniens. Hazmieh, quartier proche du palais présidentiel, abrite de nombreuses missions diplomatiques.
15 h 46 – Ormuz : une compagnie pétrolière dénonce un « terrorisme économique »
Le patron de Adnoc la compagnie pétrolière nationale des Émirats arabes unis, a dénoncé les attaques iraniennes dans la région et appelé à la réouverture du détroit d'Ormuz, « artère » indispensable à la stabilité des marchés de l'énergie.
« La militarisation du détroit d'Ormuz n'est pas un acte d'agression contre un pays donné. Il s'agit de terrorisme économique contre tous les pays. Et on ne doit laisser aucun pays prendre Ormuz en otage, ni maintenant, ni à l'avenir », a déclaré Sultan Al Jaber lors d'un message vidéo à la conférence CERAWeek, la plus importante du secteur du pétrole et de l'énergie qui a débuté lundi à Houston au Texas.
15 h 23 – Trump dit qu'un « changement de régime » est en cours en Iran
Donald Trump a assuré qu'un « changement de régime » était en cours en Iran, tout en menaçant de « continuer à bombarder allègrement » si les négociations en cours avec un groupe de dirigeants iraniens non identifiés échouaient.
« Il y a automatiquement un changement de régime » parce que « tous les représentants du régime ont été tués », a dit le président américain aux journalistes, avant de quitter la Floride pour un déplacement à Memphis (sud).
« Nous négocions avec des gens que je trouve très raisonnables, très solides. (…) Ils sont très respectés et peut-être que l'un d'entre eux sera celui que nous cherchons », a-t-il dit en déclarant aussi que le nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei était « indisponible » et n'était pas impliqué dans ce dialogue.
15 h 14 – Les perturbations du marché du pétrole seraient « temporaires »
Le ministre américain de l'énergie Chris Wright a assuré que les perturbations liées à la guerre au Moyen-Orient étaient « temporaires », à l'ouverture du plus grand rendez-vous mondial du secteur, CERAWeek, au Texas.
« Les prix n'ont pas encore atteint un niveau suffisamment élevé pour entraîner une baisse importante de la demande », a aussi estimé le ministre, soulignant que le gouvernement de Donald Trump prenait des « mesures pragmatiques » pour augmenter l'offre disponible.
15 h 08 – Trump dit avoir trouvé des « points d'accord majeurs » avec l'Iran
Donald Trump a assuré que les États-Unis et l'Iran avaient trouvé des « points d'accord majeurs » lors de négociations menées, selon lui, avec un « haut dirigeant » qui n'est pas le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei.
« Nous voulons l'uranium enrichi » des Iraniens, a aussi dit le président américain, lors d'un échange avec les journalistes en Floride, avant de prendre l'avion pour un déplacement à Memphis (sud). « Je ne garantis rien », a-t-il ajouté, tout en parlant d'une « réelle possibilité » d'accord.
14 h 38 – Le QG de la Finul au Liban visé par des tirs
La force de l'ONU a annoncé que des projectiles, probablement tirés par « un acteur non étatique », avaient visé son quartier général à Naqoura, dans le sud du Liban, où des affrontements opposent le Hezbollah à l'armée israélienne.
Israël a annoncé dimanche qu'il allait intensifier ses « opérations terrestres ciblées » dans le sud du Liban, et des affrontements sont signalés depuis la fin de la semaine dernière dans la localité frontalière de Naqoura.
« Juste avant midi aujourd'hui, un projectile a frappé un bâtiment à l'intérieur de notre QG », a indiqué une porte-parole de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), sans faire état de victime. « Nous pensons qu'il a été tiré par un acteur non étatique », a-t-elle ajouté, sans plus de précisions.
14 h 28 – Trump assure que tout « se passe très bien »
Donald Trump a assuré que tout « se passait très bien » concernant l'Iran, peu après avoir fait état sur son réseau Truth Social de négociations avec Téhéran en vue d'une cessation des hostilités. « Cela se passe très bien », a dit le président américain, qui s'apprête à quitter la Floride pour un déplacement à Memphis (sud).
Le dirigeant républicain avait précisé sur son réseau Truth Social que les discussions « continueraient cette semaine » et fait part d'un report « de cinq jours » de toute frappe sur des centrales électriques ou des infrastructures énergétiques en Iran.
14 h 24 – Des villages du Liban sommés d'évacuer des déplacés
Des maires de plusieurs villages frontaliers du sud du Liban ont indiqué avoir reçu des appels de l'armée israélienne, leur demandant de forcer les déplacés ayant fui des localités voisines à majorité chiite à quitter les lieux.
Depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah au Liban le 2 mars, plus d'un million de personnes ont été déplacées en raison d'ordres d'évacuation israéliens, visant notamment les bastions du mouvement islamiste dans le sud du Liban et dans la banlieue sud de Beyrouth.
« L'armée israélienne m'a contacté dimanche, me demandant de nettoyer le village dans un délai de 24 heures », a déclaré le maire de Kawkaba, un village de la région de Hasbaya. Selon lui, 21 familles déplacées vont devoir quitter lundi son village.
14 h 21 – Merz remercie Trump de ne pas attaquer les centrales iraniennes
Le chancelier allemand Friedrich Merz a exprimé sa reconnaissance envers le président américain, après sa décision de reporter des frappes contre les centrales électriques iraniennes et d'ouvrir la voie vers des discussions directes avec Téhéran.
« Je suis reconnaissant que (Donald Trump) ait déclaré aujourd'hui qu'il reportait cela de cinq jours, et qu'il ait désormais aussi ouvert la possibilité de contacts directs et immédiats avec la direction iranienne », a déclaré le chancelier, lors d'une conférence de presse.
Des médias iraniens, citant le ministère des affaires étrangères, ont démenti l'affirmation de Donald Trump selon laquelle des négociations étaient en cours entre Washington et la République islamique.
« Il n'existe aucun dialogue entre Téhéran et Washington », a rapporté l'agence Mehr, parmi d'autres médias, en citant ce ministère, ajoutant que le propos de Donald Trump visait à « faire baisser les prix » de l'énergie.
Auparavant, le président américain a fait état, sur son réseau Truth social, de discussions « très bonnes et productives » entre les deux pays, sans préciser leurs modalités. Il a repoussé par la même de cinq jours sa menace de frapper les infrastructures énergétiques iraniennes.
12 h 58 – Entretien téléphonique entre les chefs de la diplomatie russe et iranienne
Les chefs de la diplomatie russe et iranienne se sont entretenus au téléphone pour discuter de la guerre au Moyen-Orient, a indiqué le ministère russe des affaires étrangères, après l'annonce de discussions irano-américaines sur une cessation des hostilités.
« La partie russe a souligné la nécessité d'un arrêt immédiat des hostilités et d'un règlement politique », a indiqué le ministère russe dans un communiqué sur cet entretien entre Sergueï Lavrov et Abbas Araghchi.
12 h 34 – Trump annonce de « très bonnes » négociations de cessez-le-feu
Dans un changement de ton spectaculaire, Donald Trump a annoncé que les États-Unis et l'Iran avaient eu de « très bonnes et productives discussions pour une résolution totale » des hostilités et précisé qu'elles « continueraient cette semaine ».
Le président américain a aussi fait part sur son réseau Truth Social d'un report « de cinq jours » de toute frappe sur des centrales électriques ou des infrastructures énergétiques en Iran. Ce message publié avant l'ouverture de Wall Street a fait chuter immédiatement et fortement les cours du pétrole.
12 h 32 – Rebond des bourses européennes
Les marchés boursiers européens rebondissent nettement à la mi-séance, dans la foulée d'une chute des prix du pétrole, après des propos de Donald Trump évoquant de « très bonnes » discussions avec l'Iran concernant une « résolution complète et totale de « nos » hostilités au Moyen-Orient ».
Après avoir reculé de plus de 2 % dans la matinée, la Bourse de Paris prenait 1,53 % vers 11 h 30 GMT, Francfort 1,92 %, Milan 1,24 % et Londres 0,18 %.
12 h 29 – Oman dit « travailler activement » pour mettre en place un passage sécurisé
Le sultanat d'Oman, qui a joué le rôle de médiateur entre l'Iran et les États-Unis lors des dernières négociations sur le nucléaire, a dit « travailler activement » pour sécuriser le passage des navires dans le détroit stratégique d'Ormuz, bloqué de facto par Téhéran.
« Oman travaille activement à mettre en place des dispositifs de passage sécurisé dans le détroit d'Ormuz », a écrit le ministre omanais des affaires étrangères sur X, en affirmant que la guerre n'avait pas été provoquée par l'Iran et que ses conséquences économiques risquaient de s'aggraver si elle se poursuit.
12 h 28 – Le pétrole dégringole après des propos de Trump
Les cours du pétrole ont brusquement chuté, après l'annonce de Donald Trump d'un report des frappes contre les centrales électriques iraniennes, le président américain évoquant de « très bonnes » discussions avec l'Iran.
En fin de matinée, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, chutait de 9,63 % à 101,39 dollars, après avoir brièvement perdu plus de 14 %. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, perdait 9,39 % à 89,01 dollars.
12 h 16 – La Corée du Sud presse l'Iran d'ouvrir le détroit d'Ormuz
La Corée du Sud a exhorté l'Iran à laisser le libre passage de la navigation dans les détroit d'Ormuz et à agir pour diminuer les tensions dans le conflit au Moyen-Orient.
Environ 70 % des importations sud-coréennes de pétrole passe par le détroit, qui est de facto fermé par l'Iran depuis les attaques israélo-américaines contre la République islamique le 28 février. Cette fermeture menace l'économie du huitième pays consommateur de pétrole brut dans le monde.
Le chef de la diplomatie sud-coréen Cho Hyun a appelé Téhéran « à cesser les attaques contre les civils et les infrastructures civiles dans les pays du Golfe, à garantir la sécurité de la navigation par le détroit d'Ormuz (…) et à stabiliser l'approvisionnement global en énergie ». Il a aussi demandé que des « mesures de sécurité nécessaires » soient prises en faveur des multiples navires sud-coréens qui sont ancrés dans la zone en attente d'un passage.
12 h 03 – Des explosions à Téhéran
Des explosions ont retenti en début d'après-midi à Téhéran sans qu'il soit possible dans l'immédiat de déterminer la ou les cibles. Ces explosions ont été ressenties dans le centre de la capitale iranienne, faisant trembler les fenêtres.
11 h 42 – Le porte-avions américain Gerald Ford en Crète
Le plus grand porte-avions au monde, l'USS Gerald Ford, victime en mer Rouge d'un incendie « non lié aux combats » au Moyen-Orient, est arrivé sur la base navale de Souda, sur l'île grecque de Crète. L'USS Gerald Ford se trouvait auparavant en mer Rouge pour participer aux opérations militaires contre l'Iran.
11 h 14 – Le cours du pétrole monte malgré les menaces de Trump
Les cours du pétrole n'augmentent que modérément malgré la promesse de Donald Trump que les États-Unis « anéantiront » les centrales électriques iraniennes si Téhéran ne rouvre pas le détroit d'Ormuz d'ici à la nuit prochaine.
Les États-Unis frapperont les centrales électriques iraniennes « si l'Iran ne rouvre pas TOTALEMENT, SANS AUCUNE MENACE, le détroit d'Ormuz dans les 48 heures à compter de cet instant précis », a écrit le président américain samedi soir, laissant en théorie jusqu'à la nuit prochaine. L'Iran a de son côté menacé de poser des « mines navales » dans la zone si les États-Unis et Israël venaient à attaquer ses côtes ou ses îles, au 24e jour de la guerre au Moyen-Orient.
Malgré ces menaces d'escalade significative de la guerre au Moyen-Orient, ce matin, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, prenait 0,96 % à 113,27 dollars.
11 h 00 – Le civil tué dimanche en Israël a été victime d'un tir israélien
Le civil israélien tué dimanche dans le nord d'Israël, près de la frontière libanaise, a été victime de tirs d'artillerie de l'armée israélienne, a indiqué cette dernière à l'issue d'une enquête révélant « plusieurs défaillances graves et erreurs opérationnelles ». « Hier Ofer Moskovitz a été tué à la suite de tirs en direction de Misgav Am (…). Les conclusions initiales (de l'enquête) indiquent que ce civil israélien a été tué par des tirs d'artillerie de l'armée israélienne en appui aux soldats en opérations dans le sud du Liban », assure un communiqué militaire.
10 h 56 – L'Irak va accélérer la fin de la coalition antidjihadiste
Le premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani a annoncé qu'il allait accélérer le démantèlement de la coalition internationale antidjihadiste dirigée par Washington et dont les conseillers militaires sont stationnés dans le Nord, selon un entretien publié par le quotidien italien Corriere della Sera.
L'Irak est entraîné dans le conflit qui secoue le Moyen-Orient : des factions armées irakiennes pro-iraniennes revendiquent quotidiennement des tirs de drones et de roquettes sur des militaires américains en territoire irakien et ailleurs dans la région.
Amorcée dès 2024, la fin de mission de la coalition était prévue en Irak en septembre 2026 avec un départ du Kurdistan autonome (nord). « Avec nos alliés, nous avons décidé d'avancer la fin de la coalition internationale, qui devait se poursuivre jusqu'à septembre 2026 », a indiqué le premier ministre au Corriere della Sera. « Une fois qu'il n'y aura plus de contingents militaires étrangers sur le sol irakien, il sera plus facile de démanteler les factions armées des groupes chiites », a-t-il dit.
10 h 46 – Le Kremlin plaide pour la seule « voie politique et diplomatique »
Le Kremlin a estimé que seule la « voie politique et diplomatique » pouvait aboutir à une désescalade au Moyen-Orient, après les menaces du président américain Donald Trump de détruire les centrales électriques iraniennes si Téhéran ne rouvre pas le détroit d'Ormuz d'ici à la nuit prochaine.
« La situation aurait dû passer il y a déjà longtemps à une voie de règlement politique et diplomatique. C'est la seule chose qui puisse contribuer efficacement à désamorcer la situation catastrophiquement tendue qui règne actuellement dans la région », a déclaré aux journalistes le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.
10 h 39 – L'Iran publie des listes de cibles énergétiques
Les médias d'État iraniens ont publié des listes de cibles potentielles d'infrastructures énergétiques au Moyen-Orient, si le président américain Donald Trump met à exécution sa menace de détruire des centrales électriques iraniennes au terme de son ultimatum lundi soir.
Ces médias, dont le site Mizan Online, un organe du pouvoir judiciaire, ont diffusé des infographies montrant ces cibles potentielles, notamment celles d'Orot Rabin et Rutenberg en Israël, les deux principales centrales électriques du pays. Une autre infographie, publiée par l'agence Mehr et intitulée « Dites adieu à l'électricité ! », a présenté des cibles potentielles en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis, au Qatar et au Koweït. Elle était accompagnée d'un message : « à la moindre attaque contre les infrastructures électriques de la République islamique, c'est toute la région qui sera plongée dans le noir ».
9 h 56 – L'Iran menace de poser des « mines navales »
L'Iran a menacé de poser des « mines navales » dans le Golfe si les États-Unis et Israël venaient à attaquer ses côtes ou ses îles, au 24e jour de la guerre au Moyen-Orient.
« Toute tentative de l'ennemi d'attaquer les côtes ou les îles iraniennes conduira naturellement, et conformément aux pratiques militaires établies, à ce que toutes les voies d'accès et les lignes de communication dans le Golfe persique et les zones côtières soient minées avec divers types de mines navales, y compris des mines dérivantes déployables depuis les côtes », a affirmé le conseil de défense iranien.
9 h 12 – Le taux de la dette française au plus haut depuis 15 ans
Le taux d'intérêt de la dette française à échéance dix ans a bondi à son plus haut niveau en séance depuis 2009, en raison des craintes d'un regain d'inflation en zone euro avec la guerre au Moyen-Orient, qui provoque une flambée du prix du pétrole.
Vers 8 h 20, il a atteint 3,81 %, son plus haut niveau depuis juillet 2009, alors que les taux grimpent partout en Europe. Vendredi le rendement britannique à dix ans a atteint un plus haut depuis 2008.
8 h 38 – Pékin met en garde contre le risque de situation « incontrôlable »
La Chine a mis en garde contre le risque que la situation ne devienne « incontrôlable » au Moyen-Orient si le président américain Donald Trump met à exécution la menace de détruire les centrales électriques iraniennes.
« Si la guerre s'amplifie et que la situation se détériore encore, toute la région pourrait être plongée dans une situation incontrôlable », a dit lors d'un point presse régulier un porte-parole des affaires étrangères chinoises, Lin Jian. Donald Trump a déclaré que les États-Unis « anéantiront » les centrales iraniennes si Téhéran ne rouvre pas le détroit d'Ormuz d'ici à la nuit prochaine.
6 h 46 – Au moins 40 sites énergétiques gravement endommagés
Au moins 40 infrastructures énergétiques ont été « gravement ou très gravement » endommagées en raison du conflit au Moyen-Orient, a affirmé le directeur de l'Agence internationale de l'énergie (AIE). « Au moins 40 (…) infrastructures énergétiques dans la région sont gravement ou très gravement endommagées à travers neuf pays », a déclaré Fatih Birol au National Press Club, à Canberra.
Il s'inquiète de l'avènement de ce qui pourrait être la pire crise énergétique depuis des décennies, décrivant une situation « très grave ». « À ce jour, nous avons perdu 11 millions de barils par jour, soit plus que les deux crises pétrolières majeures réunies », a affirmé Fatih Birol, faisant référence aux crises des années 1970. « À l'époque, pour chacune de ces crises, le monde a perdu environ cinq millions de barils par jour, soit, en ajoutant les deux, 10 millions de barils par jour. »
6 h 30 – L'armée israélienne détecte des tirs de missiles depuis l'Iran
L'armée israélienne a annoncé être en train d'intercepter des missiles tirés vers Israël depuis l'Iran.
Les forces armées israéliennes « ont détecté des missiles tirés depuis l'Iran en direction du territoire de l'État d'Israël. Les systèmes de défense sont en action pour intercepter cette menace », a écrit l'armée sur Telegram.
6 h 15 – Un mort en Iran dans une attaque
Une personne a été tuée et une autre blessée dans l'attaque d'une antenne radio à Bandar Abbas, face au détroit d'Ormuz dans le sud de l'Iran, a annoncé la radio-télévision publique iranienne Irib.
« L'émetteur AM de 100 kilowatts du Centre de radio et de télévision du golfe Persique a été pris pour cible par l'armée terroriste américano-sioniste », a indiqué Irib sur Telegram. « Un des agents de sécurité du centre est tombé en martyr et une autre personne a été blessée », a-t-elle ajouté, précisant que les programmes de radio et de télévision avaient depuis repris normalement.
L'essentiel de l'actualité de la nuit
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L'Arabie saoudite et ses voisins du Golfe à nouveau attaqués : la région de Riyad en Arabie saoudite a été visée par deux missiles balistiques, a annoncé le ministère de la défense du royaume, d'autres pays du Golfe faisant également état de tirs iraniens vers leurs territoires. Un des missiles a été intercepté et l'autre est tombé dans une zone inhabitée, a précisé le ministère saoudien.
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L'armée d'Israël a annoncé mener « une large vague d'attaques » contre Téhéran, où des explosions ont été rapportées par les agences de presse iraniennes ce matin du 24e jour de la guerre au Moyen-Orient. L'armée israélienne « a lancé une large vague d'attaques contre les infrastructures du régime terroriste iranien à Téhéran », a-t-elle écrit sur Telegram, les agences iraniennes Mehr et Fars rapportant pour leur part de puissantes explosions dans la ville.
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En Irak, les Brigades du Hezbollah, groupe armé pro-Iran, ont assuré tôt ce matin suspendre cinq jours de plus ses attaques sur l'ambassade américaine à Bagdad. Le groupe a cependant affirmé qu'il riposterait en cas d'agression, et a nié toute implication dans l'attaque de drone qui a visé samedi les services de renseignement irakiens à Bagdad, et tué un officier.
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Israël doit s'attendre à « encore plusieurs semaines de combats » contre le Hezbollah libanais et l'Iran, a prévenu dimanche le général de brigade Effie Defrin, porte-parole de l'armée israélienne. « Chaque jour qui passe, nous affaiblissons davantage le régime terroriste (iranien, NDLR). Nous ne permettrons pas au régime terroriste et à ses mandataires de représenter une menace pour les citoyens d'Israël », a-t-il affirmé dans une allocution télévisée.

