Mariem Njeh
11 Avril 2026 ¢Mise à jour: 11 Avril 2026
Le Conseil de l’Union européenne a adopté vendredi sa décision accordant à la France l’accès à l’instrument financier SAFE (Sécurité d’action pour l’Europe), lui ouvrant droit à un montant maximal de prêts de quelque 15,09 milliards d’euros destinés au renforcement de son industrie de défense.
Un premier versement de préfinancement d’environ 2,26 milliards d’euros est attendu dans les prochaines semaines, à la suite de la conclusion d’un accord de prêt entre la Commission européenne et Paris.
La décision fait suite à l’évaluation positive, le 25 mars dernier, par la Commission européenne du Plan national d’investissement dans la défense soumis par la France le 28 novembre 2025. Elle s’inscrit dans une troisième vague de décisions du Conseil, après l’octroi de financements à huit États membres le 11 février, puis à huit autres le 17 février.
Créé par un règlement entré en vigueur le 29 mai 2025, SAFE constitue le premier pilier du plan ReArm Europe/Readiness 2030 présenté par la Commission européenne en mars 2025. L’instrument permet à l’UE de lever des fonds sur les marchés obligataires pour les redistribuer sous forme de prêts à long terme à taux compétitifs aux États membres souhaitant procéder à des achats groupés de capacités militaires prioritaires. L’enveloppe globale du mécanisme peut atteindre 150 milliards d’euros.
Les fonds sont conditionnés à la participation d’au moins deux États membres à une procédure d’achat conjoint, bien qu’une dérogation temporaire permette à un État d’y recourir seul. L’Ukraine, les pays de l’EEE/AELE ainsi que le Canada, qui a conclu un accord spécifique au titre de l’article 17 du règlement SAFE, peuvent également participer aux achats groupés.
Avec l’entrée de la France et de la Tchéquie dans le dispositif, ce sont désormais 18 États membres qui ont obtenu accès au financement SAFE.




