The Renewed Visions of Angélica Liddell in Vudù (3318) Blixen

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    Presentées respectivement en 2023 à l’Odéon et 2026 au TNS, “Démons : les funérailles de Bergman” et “Seppuku : les funérailles de Mishima” constituent les deux autres volets de la Trilogie de funérailles d’Angélica Liddell. Le premier opus, c’est “Vudu (3318) Blixen”, du nom de la baronne danoise, autrice de “Out of Africa”, qui aurait vendu son âme au diable pour vivre une vie digne d’être écrite. Comme Karen Blixen, l’artiste catalane pactise avec les ténèbres. Sur les ruines d’un amour détruit, elle construit un monument de cinq heures et demie pour expier un désir de vengeance. Le but est simple : souffrir pour écrire, écrire pour ne pas tuer.

    Victor Bouquet : “Les images au sein du spectacle m’ont intéressées parce que j’ai l’impression que Liddell se déplace un peu. Elle met parfois en place des sortes de visions, ce qu’elle n’a pas l’habitude de faire. On voit cet homme qui se marie avec une jeune promise, un homme assez âgé, dans un fauteuil roulant, avec cette jeune proie qu’il mettrait sous sa coupe. Elle se met à leur balancer des poignées de riz assez violemment. On se dit que c’est l’ex qui s’est retrouvé une proie, qu’elle nous montre une sorte d’avenir provoqué par la rupture.

    Victor Inisan : “J’ai presque l’impression que c’était l’ultime provocation d’attendre cinq heures pour remplacer cette espèce de rideau bleu par une vraie image profonde, puissante, mystique. Je trouve ça très beau visuellement. Et c’est une idée sublime, ces funérailles, bouleversantes. C’est un instant de légèreté post-mortem, on pourrait presque dire salutaire, qui nous sauve du sérieux du reste.

    Davantage d’informations sur “Vudu (3318) Blixen” d’Angélica Liddell, du 27 mars au 12 avril, au Théâtre de l’Odéon Paris 6.

    Extrait de “Vudu (3318) Blixen” d’Angélica Liddell.