German culture in song.

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    Certes, ça ne nous rajeunit pas, mais le patrimoine musical est une vaste histoire. En 1943, le jeune Brassens, à 22 ans, est envoyé en Service de travail obligatoire (STO) à Basdorf, 25 km au nord de Berlin. Il doit y travailler dans les ateliers de BMW qui fabrique alors des moteurs pour les avions de la Luftwaffe.

    Dans son baraquement, il se lie d’amitié avec René Iskin avec qui il joue de la musique. Ce dernier raconte la genèse de la chanson Maman, papa, composée en 1943 au camp : “Je me souviens que Georges avait cette chanson en tête depuis plusieurs mois. Nous dormions dans des lits superposés avec des montants en bois. Un matin, vers cinq heures, j’entends que l’on frappe en rythme sur le montant de mon lit. ‘Ecoute, elle est finie :’ Georges me scandait à l’oreille Maman, papa.”

    Un festival Brassens en juin À Basdorf également, on se souvient de Georges Brassens : la place de la gare porte son nom depuis 2003. Et le Chanson-festival Georges Brassens réunit depuis 2004 des artistes de différents pays qui lui rendent hommage pendant quatre jours. On vous donne l’info suffisamment à l’avance pour que vous ayez le temps de préparer votre excursion à Basdorf : le festival se déroule du 25 au 28 juin cette année. Au programme notamment, des concerts d’habitués : Michel Avallone, Catalina Claro, Die Mochitos, Sascha & Sasha.

    “La culture allemande en chansons” “La culture allemande en chansons” est la série dominicale du magazine bilingue allemand-français Rheinblick pour découvrir un vaste panorama musical de toutes époques : des chansons en allemand interprétées par des Français, des morceaux aux paroles bilingues, les tubes allemands incontournables d’une éducation musicale subjective, des mélodies chahutées en alsacien… N’hésitez pas à partager vos coups de cœur qui répondent à ces critères. A.V.