Emmanuel Macron réaffirme son soutien à Mohammed ben Salmane
Le président Emmanuel Macron a indiqué s'être entretenu avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, dans un contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient.
Sur X, il a réaffirmé «la solidarité de la France» et son engagement à contribuer à la défense aérienne de l'Arabie saoudite, visée selon lui par des frappes «répétées et inacceptables» de missiles et de drones iraniens.
Face au risque d'une escalade, le chef de l'État appelle à un moratoire sur les infrastructures énergétiques et civiles, et demande à l'Iran de rétablir la liberté de circulation dans le détroit d'Ormuz.
«L'heure est à la responsabilité et à la retenue», a-t-il insisté, estimant qu'un retour au dialogue est la seule voie pour garantir la stabilité régionale.
Enfin, G7 et Conseil de coopération des États arabes du Golfe sont appelés à renforcer leur coordination, Paris et Riyad disant travailler «de concert» dans ce moment critique.
Israël doit s'attendre à «encore plusieurs semaines de combats» contre le Hezbollah et l'Iran (armée)
Israël doit s'attendre à «encore plusieurs semaines de combats» contre le Hezbollah libanais et l'Iran, a prévenu dimanche le général de brigade Effie Defrin, porte-parole de l'armée israélienne, au 23e jour de la guerre au Moyen-Orient.
«Chaque jour qui passe, nous affaiblissons davantage le régime terroriste (iranien, NDLR). Nous ne permettrons pas au régime terroriste et à ses mandataires de représenter une menace pour les citoyens d'Israël», a-t-il affirmé dans une allocution télévisée.
«Citoyens d'Israël, nous faisons face à encore plusieurs semaines de combats contre l'Iran et le Hezbollah», mouvement islamiste allié de Téhéran, a ajouté le porte-parole.
Le fils du dernier shah d'Iran appelle Washington et Tel-Aviv à épargner les infrastructures civiles
Le prince héritier en exil Reza Pahlavi a appelé les États-Unis et Israël à poursuivre leurs frappes contre le régime iranien, tout en évitant de viser les infrastructures civiles.
Dans un message publié sur X, il a affirmé que «l'infrastructure civile iranienne appartient au peuple iranien et à l'avenir d'un Iran libre», opposant celle-ci à «l'appareil de répression et de terreur» de la République islamique.
«L'Iran doit être protégé. Le régime doit être démantelé», a-t-il déclaré, en appelant directement Donald Trump et Benyamin Netanyahou à «continuer de cibler le régime», tout en préservant les installations nécessaires à la reconstruction du pays.
Reza Pahlavi estime enfin que «l'heure de la liberté de l'Iran est proche», grâce au «soutien des États-Unis et d'Israël» et au «sacrifice des patriotes iraniens».
Irak: trois frappes contre des ex-paramilitaires au sud de Bagdad
Trois frappes ont visé dimanche soir en Irak des combattants du Hachd al-Chaabi, coalition d'ex-paramilitaires qui englobe aussi des groupes armés pro-iraniens, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Bagdad, ont annoncé les autorités locales.
Ces frappes ont touché la région de Jurf al-Sakhr, secteur bouclé et ultra-sécurisé où se concentrent les activités des factions, et ont visé plus spécifiquement les Brigades du Hezbollah (Kataëb Hezbollah), a indiqué à l'AFP un responsable de ce groupe armé.
«Des unités du Hachd (…) ont été la cible d'attaques de drones et de raids aériens, avec trois frappes à différents endroits», d'après un communiqué d'une cellule de crise mise en place par les autorités locales, qui précise que les positions visées étant désertes, aucun blessé n'est à déplorer.
«C'est l'histoire de l'humanité qui est atteinte» : avec la guerre au Moyen-Orient, le patrimoine en très grand danger
La photo des décors du palais du Golestan, à Téhéran, dévasté sous l'effet de l'onde de choc d'une frappe aérienne sur la place Arag voisine, a fait le tour des réseaux sociaux. Sols recouverts de poussière et de débris de verre, barrières de mise à distance détruites, fenêtres et portes éventrées. Datant du XVIIe siècle, largement remaniés au XIXe par la dynastie Qadjar, qui en avait fait sa résidence et le centre de son pouvoir, le palais et ses 17 bâtiments n'est plus aujourd'hui qu'un lointain souvenir. « Il venait d'être restauré, et il est en partie à terre », se désole Rocco Rante, archéologue et historien de l'art spécialisé dans les cultures de l'Asie centrale et de l'Iran oriental. Jointe brièvement au téléphone, la conservatrice du Golestan confirme des « effondrements d'éléments architecturaux et décoratifs ». Le site est évidemment fermé au public.
Retrouvez le récit :
RÉCIT – LE PATRIMOINE EN DANGER
Israël va «intensifier ses opérations terrestres ciblées» au Liban
L'armée israélienne va «intensifier ses opérations terrestres ciblées» et les frappes au Liban, a prévenu dimanche soir son chef d'état-major, le lieutenant-général Eyal Zamir.
«L'opération contre l'organisation terroriste Hezbollah ne fait que commencer (…) Il s'agit d'une opération de longue haleine et nous y sommes préparés», a affirmé Eyal Zamir, selon un communiqué.
«Nous nous préparons maintenant à intensifier les opérations terrestres ciblées et les frappes, conformément à un plan structuré. Nous n'arrêterons pas avant que la menace ne soit repoussée loin de la frontière et qu'une sécurité à long terme soit assurée aux habitants du nord d'Israël», a-t-il ajouté.
Israël dit enquêter si ses soldats ont tué par erreur un civil à la frontière libanaise
L'armée israélienne a indiqué qu'elle enquêtait pour déterminer si ses propres soldats ont causé la mort d'un civil israélien près de la frontière libanaise dimanche, après que le Hezbollah a revendiqué une attaque dans la même zone.
Les services de secours israéliens avaient déclaré plus tôt dimanche qu'un homme avait été tué par l'«impact direct» d'une roquette tirée depuis le Liban sur sa voiture au kibboutz Misgav Am, près de la frontière libanaise.
Le Hezbollah, groupe armé libanais soutenu par l'Iran, a affirmé après l'incident que ses combattants avaient attaqué des soldats israéliens dans la même zone.
Mais l'armée israélienne a plus tard annoncé qu'elle menait «une enquête approfondie» sur cette mort. «La possibilité que l'incident implique des tirs provenant de soldats de Tsahal (l'armée israélienne, NDLR) est en cours d'examen», a déclaré l'armée dans un communiqué.
Les centrales électriques en Iran, nouvelle cible de la guerre?
Plus de trois semaines après le début de la guerre au Moyen-Orient, des infrastructures clés de la région sont visées, qu'il s'agisse de sites gaziers, pétroliers ou nucléaires.
Le conflit pourrait se propager aux centrales électriques, Washington ayant menacé de s'en prendre à celles qui se trouvent en Iran si le pays ne rouvrait pas d'ici lundi soir le stratégique détroit d'Ormuz, crucial pour l'approvisionnement mondial en pétrole.
L'Iran compte plus de 90 centrales électriques, dont certaines se trouvent sur le rivage du Golfe, au cœur des hostilités qui ont débuté le 28 février avec des attaques israélo-américaines sur Téhéran.
Environ 38% de l'électricité est produite par des centrales à cycle combiné (utilisant turbines à gaz et à vapeur), suivies des centrales à gaz (26%). Les énergies renouvelables représentent 13% des sources d'électricité, d'après l'agence Irna, qui citait des responsables en décembre 2024.
L'énergie nucléaire ne compte que pour 1% des sources d'approvisionnement: l'Iran dispose d'une seule centrale opérationnelle à Bouchehr, construite par la Russie, d'une capacité de production de 1000 mégawatts.
Iran: il faut parfois «une escalade pour désescalader», dit un ministre de Trump
Le ministre américain des Finances Scott Bessent a souligné dimanche qu'il fallait parfois accroître les hostilités pour pouvoir parvenir ensuite à une «désescalade», pour justifier l'ultimatum du président Donald Trump à Téhéran au sujet du détroit d'Ormuz.
Lors du lancement de l'offensive israélo-américaine le 28 février en Iran, le président américain avait indiqué que le conflit serait de courte durée, mais il vient d'entrer dans sa quatrième semaine. Et, samedi soir, Donald Trump a sommé Téhéran de rouvrir sous 48h – soit d'ici lundi soir – le détroit d'Ormuz, stratégique pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures.
Faute de quoi les États-Unis «frapperont et anéantiront» les centrales électriques iraniennes «EN COMMENÇANT PAR LA PLUS GRANDE!», a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social. Interrogé sur la chaîne NBC pour savoir si Donald Trump était en train d'atténuer le conflit ou, au contraire, de l'amplifier, Scott Bessent a répondu que les deux stratégies «n'étaient pas mutuellement exclusives». «Parfois vous devez avoir une escalade pour désescalader», a-t-il relevé, rappelant la campagne de bombardements «pour réduire les fortifications iraniennes le long du détroit». «Cela va continuer jusqu'à ce qu'elles soient complètement détruites», a indiqué M. Bessent.
Concernant l'hypothèse d'envoyer des soldats pour sécuriser ce goulet d'étranglement crucial au commerce mondial des hydrocarbures, le ministre a précisé que le président Trump «laiss(ait) toutes les options sur la table».
Quant à l'allègement temporaire de certaines sanctions américaines pour permettre la vente et la livraison du pétrole iranien bloqué en mer depuis au moins le 20 mars, il a rappelé que cela allait libérer quelque 140 millions de barils. Selon lui, «nous avons un déficit quotidien de 10 à 14 millions (de barils). Par conséquent, 140 millions de barils, c'est entre dix jours et deux semaines d'approvisionnement».
Liban-Sud : le patriarche Raï salue « les gardiens de la nation » restés sous les bombes
Le patriarche maronite Béchara Raï a de nouveau rendu hommage, ce dimanche, aux habitants des villages chrétiens du Liban-Sud restés sur place malgré les bombardements israéliens qui touchent aussi leurs localités, rapporte L'Orient-Le Jour.
Depuis Bkerké, lors de son homélie dominicale, il a salué ceux qui «tiennent bon» et refusent de fuir, les qualifiant de «véritables gardiens de la nation». Il a également exprimé sa solidarité avec ces populations, appelant à la paix dans une région toujours sous tension.
Une délégation du village de Kaouzah, dans le sud du Liban, assistait à la messe.
Immersion dans le centre de contrôle des opérations d'Air France en temps de guerre au Proche-Orient
Un grand plateau où se croisent une centaine de personnes. Au centre, le bureau de celui qu'on appelle le chef de quart. Bien en évidence, une cloche qui lui permet de convoquer des réunions. « Mon job est de prendre des décisions concernant nos avions à la lumière de ce que peuvent dire une dizaine d'experts maison présents autour de moi, des spécialistes de la maintenance, de la sûreté, du pilotage, du commercial… », explique Marc Hiberty qui tenait le poste mardi entre 5 heures et 17h30.
Au mur, un écran géant projette une carte du monde centrée sur le Proche et le Moyen-Orient. La région est en rouge cramoisi. Rouge comme danger alors que la guerre entre les États-Unis et Israël d'un côté, l'Iran de l'autre dure depuis trois semaines. D'ailleurs, sur l'écran, on ne voit aucun avion Air France dans cette zone. Bienvenue au CCO, le centre de contrôle des opérations d'Air France, ouvert 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 à Roissy. C'est là que le transporteur gère les conséquences du conflit armé sur son activité.
Retrouvez le reportage du Figaro :
REPORTAGE AU CCO D’AIR FRANCE
Le président libanais affirme que les frappes israéliennes sur des ponts sont le «prélude à une invasion terrestre»
Le président du Liban, Joseph Aoun, a dénoncé les frappes israéliennes menées dimanche dans le sud du pays contre des ponts et d'autres infrastructures, les qualifiant de «prélude à une invasion terrestre».
M. Aoun «a condamné le ciblage et la destruction par Israël d'infrastructures et d'installations vitales dans le sud du Liban, particulièrement le pont de Qasmiyeh au-dessus du fleuve Litani et d'autres ponts», a affirmé la présidence dans un communiqué.
«Ces attaques représentent une escalade dangereuse et une violation flagrante de la souveraineté du Liban et sont considérées comme un prélude à une invasion terrestre», a déclaré Joseph Aoun, après qu'Israël a annoncé que son armée, qui avait déjà lancé des incursions terrestres, avait reçu l'ordre de détruire «tous les ponts» utilisés selon elle par le Hezbollah pro-iranien.
La Macédoine du Nord réduit la TVA sur les carburants face à la hausse des prix
La Macédoine du Nord a annoncé dimanche une réduction de près de moitié de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les carburants afin de freiner la hausse des prix à la pompe due à la guerre au Moyen-Orient.
La TVA sur l'essence et le gasoil passera de 18 à 10%, a déclaré le Premier ministre Hristijan Mickoski aux journalistes à l'issue d'une réunion du gouvernement consacrée à cette question.
Cette mesure, qui entrera en vigueur lundi à minuit et s'étalera sur deux semaines, devrait permettre de maintenir «le prix de l'essence (…) inchangé, tandis que celui du gasoil augmenterait d'environ trois à trois denars et demi (0,04 à 0,05 euro) par litre», a-t-il souligné.
L'Iran menace de fermer entièrement le détroit d'Ormuz si Washington vise ses centrales électriques
L'Iran a assuré dimanche qu'il fermerait entièrement le détroit d'Ormuz, voie stratégique pour l'approvisionnement mondial de pétrole, si Washington mettait en œuvre sa menace de viser des centrales électriques iraniennes.
Si les menaces des États-Unis sont mises à exécution, le détroit «sera complètement fermé et ne rouvrira pas tant que nous n'aurons pas reconstruit nos centrales détruites», a affirmé le centre de commandement interarmées Khatam al-Anbiya, dans un communiqué diffusé par la télévision d'État.
Si l'Iran bloque le détroit, où le transit de marchandises a baissé de 95% depuis début mars, selon la société d'analyse Kpler, un petit nombre de cargos et de pétroliers ont réussi à le franchir.
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L'armée israélienne frappe un pont dans le sud du Liban après un avertissement
L'armée israélienne a frappé dimanche un pont important dans le sud du Liban, a indiqué un correspondant de l'AFP sur place, après qu'Israël a annoncé son intention de détruire des ponts utilisés par le Hezbollah pro-iranien au-dessus du fleuve Litani.
Le correspondant de l'AFP a vu de la fumée s'élever après la frappe qui a visé le pont de Qasmiyeh, situé sur la principale route côtière reliant la région de Tyr au reste du pays.
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Israël dit mener «une vague de frappes» contre le Hezbollah dans le sud du Liban
L'armée israélienne a annoncé dimanche avoir lancé «une vague de frappes» contre des cibles du Hezbollah dans le sud du Liban, peu après avoir averti que des troupes avaient reçu l'ordre de détruire des ponts utilisés par le groupe armé au-delà du fleuve Litani.
«L'armée israélienne a lancé une vague de frappes visant des infrastructures appartenant à l'organisation terroriste Hezbollah dans le sud du Liban», a-t-elle indiqué dans un communiqué.
La guerre au Moyen-Orient dans une «phase périlleuse» avec des frappes près de sites nucléaires, selon l'OMS
La guerre au Moyen-Orient est entrée dans une «phase périlleuse» avec des frappes près de sites nucléaires en Iran et en Israël, a averti dimanche l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
«Les attaques visant des sites nucléaires constituent une menace croissante pour la santé publique et la sécurité environnementale», a affirmé sur la plateforme X le directeur de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, qui a appelé «urgemment toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue militaire et à éviter toute action susceptible de déclencher des incidents nucléaires».
L'Iran annonce de «lourds dégâts» à ses infrastructures d'eau et d'énergie
Les infrastructures iraniennes en matière d'eau et d'énergie ont subi d'importants dégâts à la suite des frappes américano-israéliennes, a affirmé dimanche le ministre de l'Énergie à Téhéran.
«Les infrastructures vitales du pays en matière d'eau et d'électricité ont subi de lourds dommages à la suite d'attaques terroristes et cybernétiques menées par les États-Unis et le régime sioniste», a déclaré Abbas Aliabadi, cité par l'agence de presse Isna.
«Les attaques ont visé des dizaines d'installations de transmission et de traitement de l'eau et détruit des parties des réseaux d'approvisionnement critiques», a-t-il précisé, ajoutant que des efforts étaient en cours pour réparer les dégâts.
Sur le site d'une frappe iranienne, Netanyahou promet de «viser personnellement» chaque dirigeant iranien
Benyamin Netanyahou a promis dimanche qu'Israël «viserait personnellement» les dirigeants de la République islamique, et plus particulièrement les membres de son corps d'élite des Gardiens de la Révolution.
S'exprimant depuis la localité d'Arad, dans le sud d'Israël, cible la veille au soir d'une frappe de missile iranien, le premier ministre israélien a menacé: «Nous allons nous en prendre au régime. Nous allons nous en prendre aux Gardiens de la Révolution islamique, cette bande de criminels».
«Et nous allons les viser personnellement, leurs dirigeants, leurs installations, leurs actifs économiques», a-t-il affirmé à la presse, au milieu des décombres, sur le site même de l'impact du missile iranien.
Le pape suit avec «consternation» la situation au Moyen-Orient
Le pape Léon XIV a affirmé dimanche suivre avec «consternation» la guerre au Moyen-Orient et dans d'autres régions et a une fois de plus appelé à un dialogue pour résoudre ces situations de crise. «Je continue à suivre avec consternation la situation au Moyen-Orient ainsi que dans d'autres régions du monde déchirées par la guerre et la violence», a-t-il dit après la prière de l'Angélus.
«Nous ne pouvons rester silencieux face à la souffrance de tant de personnes, victimes innocentes de ces conflits. Ce qui les blesse l'humanité tout entière. La mort et la douleur provoquées par ces guerres sont un scandale pour toute la famille humaine et un cri devant Dieu», a poursuivi le pape.
«Je renouvelle avec force mon appel à persévérer dans la prière afin que cessent les hostilités et que s'ouvrent enfin des voies de paix fondées sur un dialogue sincère et sur le respect de la dignité de chaque personne», a conclu Léon XIV.
Les missiles iraniens visant Diego Garcia ont raté leur cible ou été interceptés, selon Londres
Le ministre britannique Steve Reed a indiqué qu'un missile lancé par l'Iran contre la base militaire anglo-américaine de Diego Garcia dans l'océan Indien était «tombé avant d'atteindre sa cible», tandis qu'un autre missile avait été «intercepté». «Notre évaluation, c'est que les Iraniens ont bel et bien visé Diego Garcia», située à quelque 4000 kilomètres de l'Iran, a déclaré Steve Reed à la BBC.
«Un missile est tombé en deçà de sa cible, a échoué, et l'autre a été intercepté et neutralisé», a précisé le ministre du Logement, qui représentait le gouvernement dans les émissions politiques du dimanche matin. «Mais je ne pense pas que ce qui s'est passé soit une surprise: l'Iran tire des missiles de façon irresponsable dans toute la région», a-t-il ajouté.
Diego Garcia, qui fait partie de l'archipel des Chagos, est l'une des deux bases que le Royaume-Uni a autorisé les États-Unis à utiliser pour ce que le gouvernement britannique présente comme des «opérations défensives» dans sa guerre contre l'Iran. Le Wall Street Journal a été le premier à rapporter vendredi que l'Iran avait lancé deux missiles balistiques contre cette base, centre névralgique pour les opérations américaines en Asie.
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L’Iran échoue à frapper la base militaire britannique de Diego Garcia, utilisée par l’armée américaine
Le président du Parlement iranien menace de «détruire» des infrastructures vitales de la région en cas d'attaque contre celles de l'Iran
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a menacé dimanche de détruire des infrastructures vitales dans l'ensemble de la région si les États-Unis et Israël attaquaient celles de l'Iran.
«Immédiatement après que des centrales électriques et des infrastructures de notre pays seront visées, les infrastructures vitales ainsi que les sites énergétiques et pétroliers dans toute la région seront considérés comme des cibles légitimes et seront détruits de manière irréversible», a-t-il affirmé dans un message publié sur X.
Il a averti que de telles attaques auraient pour conséquence de faire augmenter les prix du pétrole «de manière durable».
L'armée israélienne a ordre de détruire «tous les ponts» au Sud-Liban utilisés à des fins «terroristes»
L'armée israélienne a reçu l'ordre de détruire «tous les ponts» au Sud-Liban utilisés à des fins «terroristes», a déclaré dimanche le ministre de la Défense Israël Katz. «Le premier ministre et moi-même avons ordonné à Tsahal de détruire immédiatement tous les ponts au-dessus du fleuve Litani qui servent à des activités terroristes, afin d'empêcher le passage (…) du Hezbollah et d'armes vers le sud» a affirmé Israël Katz.
Il a ajouté que l'armée devra «accélérer la destruction des maisons libanaises dans les villages de contact» comme cela a été fait à «Beit Hanoun et Rafah» dans la bande de Gaza. L'armée israélienne avait déjà annoncé mercredi avoir détruit deux ponts sur le fleuve Litani, qui coule dans le sud du Liban à une trentaine de kilomètres de la frontière avec Israël, dans le cadre de son offensive contre le Hezbollah.
Accident d'hélicoptère au Qatar: trois Turcs dont un militaire parmi les personnes tuées
Trois Turcs, dont un militaire, étaient à bord de l'hélicoptère qui s'est écrasé dans les eaux territoriales du Qatar, ainsi que trois militaires qataris, a annoncé dimanche le ministère de la Défense du pays sur X.
Les six passagers ont été tués, tandis que le pilote est toujours porté disparu, selon cette même source. Le ministère de la Défense avait indiqué quelques heures plus tôt qu'un hélicoptère s'était écrasé après un «dysfonctionnement technique» lors d'un «vol de routine».
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Frappes iraniennes sur Tel Aviv, au moins dix blessés
D'après les informations du correspondant du Figaro à Tel Aviv, dix personnes ont été blessées après des frappes iraniennes.
Plus d'informations à venir…
Stanislas Poyet / Le Figaro
Au total, «plus de 400 missiles balistiques» iraniens tirés sur Israël, 92% interceptés
L'Iran a tiré vers Israël plus de 400 missiles balistiques depuis le début de la guerre israélo-américaine contre ce pays, dont 92% ont été interceptés, a affirmé dimanche un porte-parole de l'armée israélienne.
Depuis le 28 février, «l'Iran a tiré plus de 400 missiles balistiques» sur Israël, a indiqué ce porte-parole militaire, Nadav Shoshani. «Nous avons obtenu d'excellents taux d'interception, approximativement 92% de réussite», pour «quatre sites d'impact direct», a-t-il ajouté.
Un des deux Japonais détenus en Iran a été relâché, selon Tokyo
L'Iran a libéré l'un des deux ressortissants japonais qu'il avait incarcéré, a annoncé dimanche le ministre japonais des Affaires étrangères. Cette personne, dont l'identité n'a pas été révélée, a été libérée mercredi et est en route pour rentrer au Japon, a indiqué le ministre Toshimitsu Motegi sans donner plus de détails.
Selon les médias japonais, l'individu libéré avait été placé en détention par l'Iran au mois de juin. Il a été relâché parce que Téhéran estime que sa peine de prison est terminée, a rapporté l'agence Jiji Press, citant des sources diplomatiques japonaises anonymes.
Toshimitsu Motegi a déclaré avoir exercé de «fortes pressions» sur son homologue iranien Abbas Araghchi pour qu'il libère les détenus. Il a confirmé qu'un deuxième individu japonais était toujours en détention, sans l'identifier.
Six morts dans un accident d'hélicoptère au Qatar
Six personnes ont été tuées dans un accident d'hélicoptère dans les eaux territoriales du Qatar et une personne est portée disparue, a annoncé dimanche le ministère de l'Intérieur sur X.
Le ministère de la Défense avait indiqué quelques heures plus tôt qu'un hélicoptère s'était écrasé après un «dysfonctionnement technique» lors d'un «vol de routine», sans préciser le type d'appareil ni la nature de la mission.
Huit attaques nocturnes contre un centre américain à l'aéroport de Bagdad
Huit attaques nocturnes ont visé un centre diplomatique et logistique américain à l'aéroport international de Bagdad, a rapporté un responsable sécuritaire irakien. «Huit attaques distinctes, menées jusqu'à l'aube avec des roquettes et des drones, ont visé» ce centre américain de l'aéroport, a-t-il indiqué à l'AFP. «Certaines roquettes sont tombées aux abords de cette base», a-t-il dit.
Un second responsable de sécurité a lui évoqué au moins six attaques. Un véhicule transportant un système de lance-roquettes a été retrouvé dans le quartier d'Al-Jihad, près de l'aéroport, d'après une source policière, alors que des factions armées irakiennes pro-iraniennes revendiquent des tirs contre les intérêts américains en soutien à l'Iran.
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Ce que révèlent les tirs ratés de l'Iran vers la base de Diego Garcia
L'Iran a tenté de frapper «sans succès» vendredi la base américano-britannique de Diego Garcia, située en plein milieu de l'océan Indien, à 4000 kilomètres de son territoire, a confirmé une source officielle britannique samedi à l'AFP.
Selon elle, cette tentative infructueuse a eu lieu avant que le gouvernement britannique annonce vendredi soir que les États-Unis étaient autorisés à utiliser certaines de ses bases pour frapper des sites iraniens servant à attaquer des navires dans le détroit d'Ormuz, dans le cadre d'«opérations défensives» déjà annoncées.
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Le Hezbollah affirme avoir attaqué des soldats israéliens à Misgav Am, dans le nord d'Israël
Le Hezbollah libanais a affirmé avoir attaqué dimanche des soldats israéliens à Misgav Am, dans le nord d'Israël, où une personne a été tuée selon les secours israéliens.
Dans un communiqué, le mouvement pro-iranien a dit avoir ciblé «un rassemblement de soldats ennemis israéliens» à Misgav Am avec «une salve de roquettes», dans une série d'attaques revendiquée contre des troupes israéliennes dans le nord d'Israël et le sud du Liban.
Il s'agit de la première victime civile sur la frontière nord du pays depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars.
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Attaque de drones contre une base militaire près de Bagdad
L'agence officielle iranienne Irna a affirmé dimanche qu'une attaque de drones avait visé une base militaire près de l'aéroport de Bagdad en Irak.
Cette base, située près de l'aéroport international de Bagdad, «a de nouveau été la cible de frappes de drones», a écrit l'agence, en faisant référence à un complexe militaire utilisé auparavant par l'armée américaine.
Explosion à proximité d'un vraquier dans le Golfe
L'explosion d'un «projectile inconnu» a été signalée dimanche tout près d'un vraquier au large des Émirats arabes unis dans le Golfe, a indiqué l'agence maritime britannique UKMTO.
Tout l'équipage est sauf, selon l'UKMTO, qui précise que l'explosion a eu lieu à 15 miles nautiques (près de 28 kilomètres) au nord de la ville émiratie de Charjah, non loin du détroit d'Ormuz.
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Un mort dans le nord d'Israël après un tir de roquette depuis le Liban
Une personne a été tuée dimanche dans le nord d'Israël par un tir de roquette depuis le Liban, ont annoncé les secours israéliens.
«Il y a peu de temps, un tir en provenance du Liban en direction d'une localité le long de la frontière nord a été identifié. Des dégâts et des blessés sont à déplorer», a d'abord annoncé l'armée.
«Deux véhicules se sont entièrement embrasés après un impact direct dans le kibboutz de Misgav Am: les pompiers ont dégagé une victime décédée sur les lieux», ont précisé les services des pompiers dans cette région.
De nouvelles explosions entendues depuis Jérusalem
Plusieurs détonations ont été entendues à  Jérusalem dimanche par des journalistes de l'AFP, après l'avertissement par l'armée israélienne de tirs iraniens de missiles en direction du centre d'Israël.
«À ce stade, aucun blessé n'a été signalé», ont déclaré les secouristes du Magen David Adom, l'équivalent israélien de la Croix-Rouge.
Hier, l'État hébreu a déjà été lourdement frappé par Téhéran. Une centaine de personnes ont été blessées.
175 blessés dans le sud d'Israël après des frappes iraniennes samedi
Samedi soir, des missiles iraniens ont touché les villes de Dimona et Arad, dans le désert du Néguev (sud), faisant 175 blessés et de lourds dégâts matériels. Un premier missile a visé en début de soirée la ville stratégique de Dimona, connue pour abriter notamment le Centre de recherche nucléaire du Néguev Shimon Peres.
Un missile s'est abattu sur la ville même, à près de cinq kilomètres du centre de recherche. Une trentaine de personnes, dont un garçon d'une dizaine d'années grièvement, ont été blessées selon les secours, l'armée parlant d'un «impact direct» en commentaire des images diffusées sur les réseaux sociaux montrant une boule de feu s'écraser au sol.
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Peu après, une nouvelle salve a visé cette même région sud du pays, un missile s'abattant sur la ville d'Arad, à environ 25 km au nord-est. Au moins 84 personnes ont été blessées, dont dix grièvement, 19 modérément, 55 légèrement, auxquelles s'ajoutent quatre victimes de panique, selon un bilan provisoire des secours.
Aux menaces de Trump, l'armée iranienne répond qu'elle visera les infrastructures énergétiques et de dessalement dans la région
L'armée iranienne a annoncé dimanche qu'elle viserait les infrastructures énergétiques et les usines de dessalement d'eau dans la région si Donald Trump mettait à exécution ses menaces de détruire les centrales thermiques iraniennes.
«Si l'infrastructure pétrolière et énergétique de l'Iran est attaquée par l'ennemi, toutes les infrastructures énergétiques, de technologie de l'information et de dessalement d'eau appartenant aux États-Unis et au régime de la région seront visées», a déclaré le porte-parole du commandement opérationnel de l'armée, Khatam al-Anbiya, dans un communiqué publié par l'agence Fars. Il n'a pas précisé à quel «régime» il faisait référence.
Trump menace d'anéantir les centrales électriques de l'Iran si Ormuz n'est pas rouvert d'ici 48 heures
Donald Trump a lancé samedi soir un ultimatum à l'Iran: les États-Unis anéantiront les centrales électriques de l'Iran si la République islamique ne rouvre pas le détroit d'Ormuz au trafic maritime dans les 48 heures, a-t-il affirmé dans un message sur sa plateforme Truth Social.
Nathan Howard / REUTERS
«Si l'Iran ne rouvre pas TOTALEMENT, SANS AUCUNE MENACE, le détroit d'Ormuz dans les 48 HEURES à compter de cet instant précis, les États-Unis d'Amérique frapperont et anéantiront ses différentes CENTRALES ÉLECTRIQUES, EN COMMENÇANT PAR LA PLUS GRANDE !», a écrit le président américain.
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Les Émirats arabes unis disent répondre à des attaques de missiles et drones de l'Iran
Les Émirats arabes unis ont dit dimanche répondre à des attaques de missiles et de drones de l'Iran, alors que les pays du Golfe sont ciblés depuis le début de la guerre par les représailles iraniennes à l'offensive américano-israélienne.
«Les défenses aériennes des Émirats arabes unis réagissent actuellement à des menaces de missiles et de drones en provenance de l'Iran», a indiqué le ministère de la Défense sur X. Il avertit la population que les «bruits entendus sont le résultat de l'interception» des attaques.
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