LA TRIBUNE – Vous rassemblez, à travers le Cluster Montagne, près de 450 entreprises et 5 500 salariés du secteur de l’aménagement de la montagne en France, pour près de 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires annuel généré. Les Jeux Olympiques de Milan-Cortina viennent de se terminer : quel bilan dressez-vous pour l’industrie de l’aménagement de la montagne française? Le directeur du Cluster Montagne, Benoit Robert. (Crédits : Cluster Montagne)
BENOIT ROBERT – Nous avons quelques entreprises françaises de l’aménagement de la montagne qui ont travaillé sur les sites des Jeux Olympiques de Milan, comme MND et plus largement GL Events. Ces sites s’inscrivent dans un haut-lieu de l’industrie européenne de l’aménagement de la montagne, très concurrentiel. Dès le départ, on a observé une volonté de faire de ces Jeux de Milan une forme de showroom du savoir-faire de l’Italie du Nord en particulier, portée par deux grands groupes, que sont Leitner (pour les remontées mécaniques) et TechnoAlpin (pour la neige de culture). Néanmoins, on s’aperçoit que sur les deux dernières années, les choses se sont faites un peu dans la précipitation en Italie et qui ont débouché finalement sur un appel à des groupes français, qui se caractérisent par leur souplesse et leur agilité, afin de reprendre notamment le volet des installations temporaires. Les installations temporaires étaient justement au cœur des enjeux cette année? Ce qui est intéressant, c’est que même si ces Jeux de Milan ont entraîné la création de quelques équipements à pérenniser, les installations temporaires ont démontré que l’on peut organiser un grand événement international, et ne garder que le meilleur.






