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 Guerre d'Iran: nihilisme de la force contre absolutisme de la forme?
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 </h1>
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 <ul class=”authors”>
 
 <li>
 <a href=”/author/933/charles-emmanuel-detry/”>Charles-Emmanuel Detry</a>
 </li>
 
 </ul>
 <span class=”date”>6 April 2026</span>
 <ul class=”categories”>
 
 <li>
 <a href=”/fr/politique-francaise-et-internationale/”>Politique française et internationale</a>
 </li>
 
 
 </ul>
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 <p>Il ne fait aucun doute que la guerre initiée par les États-Unis et Israël contre l'Iran est contraire au droit international. Puisqu'elle ne pouvait se fonder ni sur l'autorisation du Conseil de sécurité, en l'absence d'une résolution pertinente, ni sur la légitime défense individuelle ou collective des États-Unis et d'Israël, en l'absence d'une agression armée préalable de l'Iran, elle s'analyse elle-même comme une agression armée contre l'Iran. Ce dernier a donc le droit de répliquer en opposant une force nécessaire et proportionnée à la force israélo-américaine, bien que l'Iran n'ait pas le droit de bombarder des États tiers au conflit, fût-ce en visant les bases américaines sur leur territoire, dès lors que ces États n'ont pas autorisé les États-Unis à en faire usage dans leurs opérations et ne se sont pas rendus complices de l'attaque<a href=”#_ftn1″ name=”_ftnref1″>[1]</a>. L'Iran est donc lui-même agresseur des États du Golfe, ce qui ne change rien à la conclusion qu'il a été la cible d'une agression israélo-américaine.</p>&#13;
&#13;
<p>Que cette conclusion ne fasse guère débat dans les milieux juridiques se voit au fait qu'elle n'est pas contestée par des auteurs qui soutiennent la guerre. Ces derniers font plutôt valoir que si la guerre est incompatible avec le droit international, c'est qu'il y a un problème, non avec la guerre, mais avec le droit international : d'après eux, il n'est pas normal que le droit international impose à Israël d'attendre qu'une agression armée iranienne ait eu lieu ou soit imminente pour utiliser la force, alors que l'Iran, depuis un demi-siècle, s'arme et prolifère en parlant de détruire Israël, nonobstant le fait que tous deux sont liés par la Charte des Nations Unies<a href=”#_ftn2″ name=”_ftnref2″>[2]</a>.</p>&#13;
&#13;
<p>Cette situation aberrante, disent-ils, résulte d'un échec du Conseil de sécurité qui ne joue pas en fait le rôle qu'il est censé jouer sur le papier. Dès lors, ils proposent une involution du droit international pour y répondre : le retour à l'idée admise au XIX<sup>e</sup> siècle selon laquelle tout État a un droit d'autoconservation l'autorisant à manquer à ses obligations quand sa survie est en jeu. À défaut, ils proposent de considérer cette guerre « illicite mais légitime »<a href=”#_ftn3″ name=”_ftnref3″>[3]</a> et observent que telle semble être, pour l'instant, l'attitude majoritaire de l'opinion et des gouvernements en Occident. Et en effet, dans l'ensemble, les pays européens ont exprimé une demi-approbation embarrassée tout en cherchant à limiter leur implication dans un conflit qui menace de s'élargir ; le chancelier Merz a considéré que le moment n'était pas de se « donner des leçons » de droit international entre alliés<a href=”#_ftn4″ name=”_ftnref4″>[4]</a>.</p>&#13;
&#13;
<p>Cependant, ceux dont le métier consiste à donner de telles leçons rétorquent qu'admettre un droit d'autoconservation reviendrait à dissoudre l'ensemble du droit international dans l'opinion qu'a chaque État sur ce qui est nécessaire à sa survie : si l'on ne tient pas celle-ci pour garantie par le cadre juridique existant, il n'y a plus de cadre du tout<a href=”#_ftn5″ name=”_ftnref5″>[5]</a>. Pour les mêmes raisons, les juristes sont réticents à admettre qu'une guerre illicite soit néanmoins légitime : une légitimité non légale n'est-elle pas tributaire d'appréciations irréconciliables entre lesquelles, en fait, le plus fort choisira ? Si haïssable soit un régime qui déstabilise la région et massacre sa propre population, admettre qu'il soit renversé, ainsi que l'a euphémisé le président Macron, « en dehors » du droit international, c'est affaiblir la règle de l'interdiction du recours à la force et préparer un monde où bientôt, des États dont nous n'approuvons pas le régime s'autoriseront à leur tour à user de la force contre nous<a href=”#_ftn6″ name=”_ftnref6″>[6]</a>.</p>&#13;
&#13;
<p>On a reconnu les termes habituels du débat contemporain sur l'emploi de la force<a href=”#_ftn7″ name=”_ftnref7″>[7]</a>. Les uns défendent l'ordre juridique et la souveraineté des États, au risque qu'elle serve de bouclier aux tyrans et aux terroristes. Pour les affaiblir voire les chasser, les autres invoquent la responsabilité de protéger, laquelle n'a jamais consacré un droit ou devoir d'ingérence dans le droit international<a href=”#_ftn8″ name=”_ftnref8″>[8]</a>, au risque de déchaîner l'hubris<em> </em>de projets de changement de régime à courte vue, qui n'aboutissent qu'à ajouter le chaos au chaos. Cependant, cette fois, le débat semble avoir atteint, quant à la place du droit international, un point d'exaspération<a href=”#_ftn9″ name=”_ftnref9″>[9]</a> où l'on voit poindre deux positions extrêmes.</p>&#13;
&#13;
<p>D'une part, l'opération au nom risiblement sinistre de « Furie épique » ne s'embarrasse pas plus de justifications juridiques précises que d'objectifs stratégiques clairs. Elle n'est que la dernière étape d'une politique qui tend à ériger l'affirmation de la puissance des États-Unis comme une fin en soi, où disparaît toute valeur d'ordre, juridique ou non. Certes, le président Trump avait appelé les Iraniens à se soulever contre le régime, ce qu'il les encourageait de nouveau à faire au début de l'intervention. Mais aussi bien a-t-il pu se dire disposé à discuter avec le successeur du Guide suprême, sur le choix duquel il a réclamé un droit de regard. N'a-t-il pas décapité le régime vénézuélien, non pour y installer la démocratie, mais pour trouver dans la vice-présidente une interlocutrice plus accommodante ? Comment espérer de Trump une issue favorable aux aspirations des Iraniens, lui dont l'indifférence massive aux valeurs démocratiques n'est plus à prouver ?</p>&#13;
&#13;
<p>Les entreprises de changement de régime de ses prédécesseurs étaient marquées du sceau de l'utopisme du « wilsonisme botté », selon l'expression de Pierre Hassner : si elles firent du mal, ce fut par zèle messianique de faire le bien. Trump ne prend pas ce détour et choisit le mal, qu'il s'empresse, comble du cynisme, de faire bénir d'une prière à la Maison blanche. N'empêche, de ce mal ne peut-il pas encore sortir un bien pour les Iraniens massacrés par leurs oppresseurs et pour un Moyen-Orient rongé par l'hégémonisme de ces derniers ? S'il y a une probabilité même faible que le monde sorte de cette aventure illégale débarrassé de la République islamique, cette chance n'est-elle pas trop considérable pour ne pas s'y rallier, du moins pour ne pas chercher à y faire obstacle ? La grandeur tragique de l'homme d'État n'est-elle pas parfois de prendre sur lui de commettre un mal nécessaire, à la condition que ce faisant il ne cherche pas à présenter le mal comme un bien ?</p>&#13;
&#13;
<p>Non, répond d'autre part le défenseur du droit international. N'apprendrons-nous jamais ? Si cette guerre a été déclenchée sans justification sérieuse, n'est-ce pas au terme d'un long travail de sape de l'interdiction du recours à la force, contournée par l'invocation douteuse d'une légitime défense préventive ou d'une autorisation implicite du Conseil de sécurité lors de la guerre d'Irak, pervertie par les obscènes allégations de génocide formulées par la Russie pour justifier son agression de l'Ukraine, démonétisée enfin au point où Trump agresse tranquillement le Venezuela et l'Iran après nous avoir nous-mêmes menacés de recourir à la force au Groenland ? Comment ne pas voir notre intérêt à tenter de sauver encore la règle par l'expression d'une large protestation juridique ?</p>&#13;
&#13;
<p>Mais il faut être lucide sur le système qui contient la règle. Par la force des choses, la Charte des Nations Unies est une tête de chèvre sur un corps de lion<a href=”#_ftn10″ name=”_ftnref10″>[10]</a>. Elle postule plus qu'elle n'établit la paix perpétuelle entre des États qui restent rivaux, voire ennemis. À la guerre juste, elle substitue la guerre légale, défensive ou autorisée. Mais la détermination de la légalité de la guerre est restée tributaire de conceptions diverses de ce qui est juste et finalement opportun : d'où le blocage du Conseil de sécurité et les débats sur le périmètre de la légitime défense, abandonnant chacun à l'autoprotection<a href=”#_ftn11″ name=”_ftnref11″>[11]</a>. La valeur de la Charte est de réaffirmer qu'il n'est d'ordre juridique qui ne discrimine entre les usages de la force. Sa limite est le relativisme de la souveraineté, qui étend la légitimité formelle du droit à toute unité politique effective, des gangsters se fussent-ils rendus maîtres de l'État : si les violations des droits de l'homme engagent sa responsabilité, elles ne le déchoient pas de son autorité. L'idéalisme juridique part d'un froid réalisme qui dédommage ceux qui ne peuvent accepter le monde tel qu'il est chez eux de la seule promesse d'un monde meilleur partout. Rejeter la guerre sur le seul motif de son illicéité, n'est-ce pas demander de payer la marche chancelante du système, aux uns de leur sécurité, aux autres de leur liberté ?</p>&#13;
&#13;
<p>En vérité, le système ne marche plus et, s'il ne s'est pas déjà effondré, le multilatéralisme tombe en ruine. Comment tirer le droit international des décombres en évitant qu'un retour au <em>jus ad bellum</em> de l'âge classique ne débride les États sans protéger les peuples ? Y a-t-il une troisième voie entre une conception formelle de la guerre légale qui bannit la force immédiate mais laisse prospérer une violence insidieuse au nom d'un perfectionnement virtuel de l'ordre international, et la négation sans vergogne de tout ordre par la revendication d'un droit du plus fort, dont on sait depuis Rousseau qu'il n'est pas un droit du tout ? Au nihilisme de la force, l'urgence n'est-elle pas de trouver autre chose à opposer que ce qui pourrait ressembler à un absolutisme de la forme ?</p>&#13;
&#13;
<p>Que l'on condamne la guerre d'Iran ou qu'on l'approuve, on voudrait en tout cas que ce soit à regret<a href=”#_ftn12″ name=”_ftnref12″>[12]</a>, par la conscience inconfortable de ce que le droit international tel qu'il est ne peut être ni un facteur négligeable, ni le critère unique de l'évaluation de la politique étrangère. Sans doute un juriste animé par l'éthique de la conviction ne souffre-t-il aucune relativisation du principe du point de vue duquel il règle sa conduite : pour qu'il y ait un droit à dire, il faut le promouvoir et toute concession métajuridique est un manquement à ce devoir de promotion. Mais la politique n'est-elle pas le domaine de l'éthique de la responsabilité, qui ne saurait suivre un principe sans anticiper les conséquences prévisibles de son application ? Un homme d'État qui commence une guerre ne doit-il pas avoir en vue <em>toutes</em> ses retombées potentielles – y compris pour le droit international ? Reste alors l'essentiel, à savoir que les exigences de l'éthique de la responsabilité paraissent ici loin d'être rencontrées au moins quant à la sidérante légèreté avec laquelle ce conflit a été déclenché</p>

 
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 <p><a href=”#_ftnref1″ name=”_ftn1″>[1]</a> Marko Milanovic, « <a href=”https://www.ejiltalk.org/the-legality-of-the-uk-interception-of-iranian-missiles-and-permitting-a-limited-us-use-of-british-bases/”>The Legality of the UK Interception of Iranian Missiles and Permitting a Limited US Use of British Bases</a> », <em>EJIL:Talk!</em>, 2 mars 2026.</p>&#13;
&#13;
<p><a href=”#_ftnref2″ name=”_ftn2″>[2]</a> Yuval Shany et Amichai Cohen, « <a href=”https://www.justsecurity.org/133292/international-law-crossroads/”>The International Community at a Crossroads Over Iran: The reawakening of “illegal but legitimate†or the “law of self-preservationâ€?</a> », <em>Just Security</em>, 6 mars 2026. </p>&#13;
&#13;
<p><a href=”#_ftnref3″ name=”_ftn3″>[3]</a> Selon l'expression d'abord utilisée à propos de l'intervention militaire de l'OTAN au Kosovo.</p>&#13;
&#13;
<p><a href=”#_ftnref4″ name=”_ftn4″>[4]</a><em> The Telegraph</em>, « <a href=”https://www.telegraph.co.uk/world-news/2026/03/02/friedrich-merz-iran-not-be-protected-international-law/”>Merz: Iran should not be protected by international law</a> », 2 mars 2026.</p>&#13;
&#13;
<p><a href=”#_ftnref5″ name=”_ftn5″>[5]</a> Tom Dannenbaum et Rebecca Hamilton, « Aggression, Plain and Simple: A Response to Shany and Cohen on the Attack on Iran », <em>Just Security</em>, 9 mars 2026. Sur le prétendu droit d'autoconservation, voir Jean-Baptiste Dudant, <a href=”https://pedone.info/livre/la-conservation-de-letat-en-droit-international/”><em>La conservation de l'État en droit international</em></a>, Paris, Pedone, 2025.</p>&#13;
&#13;
<p><a href=”#_ftnref6″ name=”_ftn6″>[6]</a> Robert Kolb, « <a href=”https://journaldudroittransnational.it/les-consequences-de-lintervention-militaire-en-iran-sur-le-droit-international/”>Les conséquences de l'intervention militaire en Iran sur le droit international</a> », <em>Journal du droit transnational</em>, 4 mars 2026.</p>&#13;
&#13;
<p><a href=”#_ftnref7″ name=”_ftn7″>[7]</a> Gilles Andréani et Pierre Hassner (dir.), <a href=”http://www.pressesdesciencespo.fr/fr/book/?GCOI=27246100686020″><em>Justifier la guerre ?</em></a>, Paris, Presses de Sciences Po, 2013.</p>&#13;
&#13;
<p><a href=”#_ftnref8″ name=”_ftn8″>[8]</a> Si la notion de responsabilité de protéger a été approuvée par les organes politiques de l'O.N.U., le manquement d'un État à cette responsabilité vis-à -vis de sa propre population ne justifie une intervention extérieure que dans le cadre du droit existant, c'est-à -dire par une autorisation du Conseil de sécurité. Voir Assemblée générale des Nations Unies, <a href=”https://peacemaker.un.org/sites/default/files/document/files/2022/08/gaworld-summit-outcome-documentares601french0.pdf”>Document final du Sommet mondial de 2005</a>, 24 octobre 2005, A/RES/60/1, §138-139.</p>&#13;
&#13;
<p><a href=”#_ftnref9″ name=”_ftn9″>[9]</a> En témoigne la controverse, inhabituellement vive entre juristes français, ouverte par le texte de Denys de Béchillon, « <a href=”https://www.leclubdesjuristes.com/opinion/liran-la-guerre-le-droit-sur-les-limites-du-juridisme-et-du-confort-quil-procure-14865/”>L'Iran, la guerre, le droit : sur les limites du juridisme et du confort qu'il procure</a> », <em>Le Club des Juristes</em>, 10 mars 2026.</p>&#13;
&#13;
<p><a href=”#_ftnref10″ name=”_ftn10″>[10]</a> Lors de la fondation de l'O.N.U., John Foster Dulles avait souligné que les évidentes déficiences de l'organisation ne tiennent pas à une rédaction inadéquate de la Charte, mais aux réalités politiques, que la Charte ne pouvait pas ne pas refléter (« <a href=”https://www.foreignaffairs.com/articles/united-nations-general-assembly-john-foster-dulles”>The United Nations: a Prospectus</a> », <em>Foreign Affairs</em>, 1945).</p>&#13;
&#13;
<p><a href=”#_ftnref11″ name=”_ftn11″>[11]</a> La légitime défense est toujours restée la couche fondamentale du droit de la Charte, avec toutes ses virtualités d'interprétations unilatérales. Voir Serge Sur, « Le droit international bouge encore. Les trois systèmes de sécurité de la Charte des Nations Unies », <em>Revue générale de droit international public</em>, 2025, n° 4, p. 773-783.</p>&#13;
&#13;
<p><a href=”#_ftnref12″ name=”_ftn12″>[12]</a> Le Premier ministre canadien Mark Carney, qui a approuvé l'attaque, a ajouté : « <em>We do, however, take this position with regret, because the current conflict is another example of the failure of the international order.</em> » (BBC, « <a href=”https://www.bbc.com/news/articles/c9q5pqyj5gwo”><em>Carney says he supports Iran strikes ‘with regret' </em></a>», 4 mars 2026.</p> 









