Déjà heureuses d’avoir assuré le maintien, les Normandes ont profité, en effet, de l’exclusion de Saint-Dié-des-Vosges du play-in due à des irrégularités financières (déficit de 120 000 euros) pour composer le dernier ticket malgré un bilan sportif peu reluisant (6 victoires – 18 défaites) mais loin d’être ridicule pour un promu invité par la Ligue, en juin 2025… quand 90 % de son effectif était déjà bâti pour l’Élite Féminine.
Le groupe de Simon Garel, qui restait par ailleurs sur six défaites de rang, mais face aux six premiers de la classe faut-il le préciser, avait tout à gagner. Mais de miracle ébroïcien, il n’y en a pas eu de troisième.
Plus solides dans le money time
Poussées par leur public, qui a profité de l’entrée libre pour venir garnir les travées du vieux centre omnisports, les Panthères ont livré une belle bataille mais insuffisante pour déjouer les pronostics. Systématiquement dans le coup à chaque set, le promu n’aura pas été suffisamment efficace pour conclure à chaque fois. Dans la première manche, Bjerregard-Madsen enchaînait les attaques gagnantes mais l’EVB faisait la course en tête (19-17). Avant que Svobodova ne se rappelle aux bons souvenirs ébroïciens et ne fasse la différence à elle seule ou presque (22-25).
Rebelote dans la deuxième, Bjerregard-Madsen toujours, bien suppléé par Budrak, permettent aux Burdis d’être dans le coup. Mais les anciennes Bordelaises que sont Bakana et Tetuanui, maintiennent en vie l’EVB (20-21). Mais à l’image du premier set et de la saison, Évreux faiblit mentalement dans les moments chauds et laisse filer les Girondines (21-25).
Et de trois
Mais il était écrit que les Normandes allaient être récompensées de leurs efforts même si en réception-service elles sont en difficulté. Évreux fait certes un écart (13-9), mais les visiteuses comblent aussitôt leur retard et passent même devant (13-14) grâce à l’intenable pointue finlandaise (19 points). L’EVB ne fléchit pas pour autant malgré cette série. Cette fois, elles vont se montrer plus fortes en fin de set grâce aux excellentes défenses de Brunier Balandras et à la fougue de Jansen (20-20 ; 25-21). Dans la dernière manche, les Burdis creusent plusieurs fois l’écart (7-12, 12-13, 14-19, 19-21). Au moment de faire véritablement trembler son adversaire, Tetuanui et Chereau, elle aussi passée par Bordeaux, loupent deux services.
Fricova met un point final à cette partie serrée de bout en bout et permet à son équipe de prendre un avantage psychologique avant le match retour. C’est la troisième victoire de Bordeaux contre Évreux cette saison. La quatrième, mardi prochain ?






