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Basketball: Many unknowns but a strong backbone

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Avancer sans filet, mais avancer quand même. Céline Dumerc, manager générale de l’équipe de France, a résumé le sentiment de ses troupes avant ce tournoi de qualification pour la Coupe du monde 2026 (4-13 septembre à Berlin) : “On avance à l’aveugle.” Avec un nouveau format très intense et exigeant physiquement (cinq matches en sept jours), des adversaires peu rompus aux joutes internationales comme les Philippines (39e nation mondiale), ce mercredi en ouverture (20h30), ou la Colombie (19e), jeudi, et seulement deux vrais entraînements en deux jours, la préparation des Bleues ressemble à un contre-la-montre.

“Le plus important dans ce cas-là est de respecter les fondamentaux. De se recentrer sur nous-mêmes, de respecter nos principes défensifs et offensifs”, avance l’entraîneur Jean-Aimé Toupane. “On a beaucoup travaillé sur la cohésion de l’équipe. Il faut reparler des choses essentielles. Mais je vois que tout le monde est heureux de se retrouver. Il y a une belle énergie qui se dégage.”

Ce que confirme sa capitaine Valériane Ayayi : “On est focus sur la mission qu’on a à accomplir. On a l’avantage de ne pas voyager, on remercie la ‘Fédé’ d’avoir fait l’effort car cela nous enlève de la fatigue. En contrepartie, à nous de faire l’effort sur le terrain, de nous servir du fait de jouer à domicile pour aller chercher la qualification.”

Quatre équipes pour deux places

Entre-temps, il y a eu un Euro raté l’an passé en Grèce (4e, avec une défaite d’un point en demi-finale contre l’Espagne), alors que l’équipe visait l’or. L’équipe de France retrouve donc “avec un grand plaisir le public français”. “C’est top d’être en France. Quand on a vécu cela à Lille et à Paris, on a toutes envie de revivre ces grosses ambiances ici, à l’Astroballe. Les souvenirs reviennent, on a envie de revivre les mêmes belles émotions”, ajoute la capitaine.

Pour cela, Jean-Aimé Toupane a misé sur l’ossature de l’équipe qui avait apporté, le 11 août 2024, la 64e et dernière médaille de la délégation française après une finale épique face à l’ogre américain (66-67). Hormis Marine Fauthoux et la retraitée Sarah Michel, dix des douze Bleues sont présentes dans le Rhône, Alexia Chery ayant remplacé Iliana Rupert, blessée au genou.

“D’avoir ce noyau est un avantage. Cela va aider à retrouver nos automatismes”, insiste le sélectionneur. Avec les retours de ses stars WNBA Marine Johannès, Gabby Williams et Dominique Malonga, l’objectif sera de prendre l’un des deux tickets en jeu face également à la Corée (15e), en sachant que le Nigeria (8e), champion d’Afrique, et l’Allemagne (12e), pays hôte, figurent déjà parmi les cinq premiers qualifiés.