Lors de la seconde partie de son entretien dans l'émission «Conversations», l'actrice s'est livrée sur les femmes et les expériences qui ont forgé sa personnalité. Et sur son coup de foudre au lycée pour celui qui allait devenir son époux.
«Il y a des moments où il faut sacrifier ses projets de jeu pour vraiment s'investir dans l'écriture.» Pour son premier long-métrage, Ana Girardot s'est pleinement impliquée dans l'écriture d'un projet qui tournera autour du destin d'Alice Guy, première réalisatrice de l'histoire du cinéma. «C'est un personnage dont on n'a pas parlé pendant des années, explique-t-elle. C'est une femme extraordinaire qu'il faut mettre en avant.» L'actrice souhaite élever au rang d'icône cette pionnière oubliée du 7e art.
Invitée dans l'émission «Conversations» de Madame Figaro, Ana Girardot a évoqué les figures qui l'ont marquée, d'Alice Guy à  Céline Sallette. Parmi elles, sa grand-mère occupe une place toute particulière. «J'ai eu une enfance magnifique avec elle, confie la comédienne. Elle m'a apporté beaucoup — la joie, l'envie du voyage. Elle était vraiment convaincue qu'elle avait des choses à faire pour le droit des femmes dans le monde. Elle avait des convictions très fortes et beaucoup d'énergie.»
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Une détermination à toute épreuve
Cette force de caractère transmise par sa grand-mère, Ana Girardot l'a cultivée tout au long de sa carrière. Un parcours qui n'a pas été sans détour, comme elle le confie à Joseph Ghosn. «On vous mettra toujours des barrières, des freins. On vous dira : â€Laisse tomberâ€, “C'est pour les autresâ€, “Tu n'es pas assez comme ci†ou “Si tu étais plus comme çaâ€.» Des obstacles qui lui ont parfois fait perdre foi en elle-même. «Et puis je me suis dit : qui va décider pour moi ce que je suis capable de faire ?, déclare-t-elle. J'ai une grande force de conviction quand je crois aux choses. Et j'ai mis beaucoup d'années à l'acquérir.» Une assurance qui a permis à Ana Girardot de se construire en tant qu'actrice et réalisatrice.
Pourtant, malgré cette confiance en elle, Ana Girardot n'est pas à l'abri du doute et les réseaux sociaux constituent pour elle une source d'angoisse bien réelle. «Je suis à deux doigts de quitter Instagram, confie-t-elle à Joseph Ghosn. Je trouve que ça crée de la dysmorphophobie intérieure. On finit par se comparer. Il y a beaucoup de moments où je me dis : si seulement j'arrivais à m'en détacher, ne serait-ce que quelques mois, pour voir ce que ça fait…» Des mots qui résonnent bien au-delà de sa seule expérience, à une époque où les réseaux sociaux s'imposent comme un miroir déformant du quotidien.
Se définissant comme «une grande romantique», Ana Girardot a aussi évoqué sa rencontre avec son mari, alors qu'elle était lycéenne. «Il fumait une clope devant l'autre lycée où j'aurais dû aller, raconte-t-elle. Et finalement, j'ai changé mes vœux pour aller dans cet établissement et pour le voir, le rencontrer. J'étais persuadée qu'il allait devenir un jour mon mari.» Un pari risqué qui a porté ses fruits : le couple s'est marié en 2008 avant de se redire «oui» en 2020. Ensemble, ils ont eu deux enfants, un garçon, né en 2020, et une fille, née en 2024.






