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The Night of the Storytellers Shines Music on Marseille

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Poètes et musiciens transmettant la tradition orale en Afrique de l’Ouest depuis la nuit des temps, les griots irriguent pour la 11e fois l’esprit d’un festival créé en 2016 par Issiaka Kouyaté. Un activiste culturel burkinabé vivant à Marseille où il imagine l’édition 2026 de La nuit des griots, qui diffuse sa verve musicale dans la ville jusqu’au 10 avril et lors de laquelle “les sons” de cette partie du globe “se revisitent entre afro pop et électro folk”. Des musiques actuelles ouvertes aux quatre vents du monde symbolisées dès l’ouverture du 3 avril, à La Paillotte, rue Crudelière (6e), rhumerie où la guitariste franco-nigérienne Elé enivrera de sa folk en langue anglaise comme peule. Du “blues touareg” à “l’intimité de la folk américaine”, il n’y a parfois qu’un pas, qu’elle franchit avec jubilation.

Gambie, Mali, Cameroun…

«Première femme virtuose de la kora», cette harpe-luth mandingue, Sona Jobarteh se produira quant à elle le lendemain, à l’Espace Julien. Cette multi-instrumentiste et chanteuse bouscule depuis une quinzaine d’années cet univers très masculin, cultivant sans discontinuer “l’identité culturelle, l’amour et le respect, tout en restant fidèle à son héritage gambien”.

«Les artistes de La nuit des griots dessinent ainsi une nouvelle Afrique, plus audacieuse et à la joie de vivre toujours aussi contagieuse», livrent les organisateurs d’un festival lors duquel se produira également, le 9 avril au Makeda, Yeko, projet réunissant six artistes maliens et ouest-africains «pour dresser un portrait musical de chacun». La Cité de la Musique abritera pour sa part, le 10 avril, des concerts de la chanteuse et guitariste camerounaise Joys Sa’a, puis du groupe Sahel roots.