Didier Deschamps va effectuer une revue d’effectif avant le Mondial face au Brésil, jeudi à Boston, et la Colombie dimanche, à Washington.
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C’est la répétition grandeur nature. A deux mois et demi du lancement de la Coupe du monde en Amérique du Nord (11 juin-19 juillet), la France va disputer deux matchs amicaux, face au Brésil, jeudi 26 mars à Boston, et à la Colombie, dimanche 29 mars à Washington, avant deux ultimes matchs de préparation en France, en juin. Voici les deux enjeux majeurs de cette tournée chez l’Oncle Sam pour l’équipe de France.
Pour intégrer la liste : encore quelques places à prendre surtout en attaque
Dans les grandes lignes, Didier Deschamps connaît l’ossature du groupe qui sera annoncé le 13 mai prochain, et qui devrait compter 25 ou 26 joueurs. Chez les gardiens, la sélection de Lucas Chevalier, pourtant plus titulaire au PSG et qui n’a plus joué depuis le 23 janvier, verrouille le trio habituel même s’il est désormais rétrogradé en tant que “numéro trois”, selon le sélectionneur.
En défense, les forfaits de William Saliba et Jules Koundé ne changeront pas la donne, et le sélectionneur a déjà ses huit hommes de base. Au milieu, Warren Zaïre-Emery, encore appelé après la convocation de novembre après avoir manqué les deux précédentes, semble bien parti pour être le sixième et dernier homme validé pour l’aventure, lui qui réalise une grande saison avec le PSG.
C’est en attaque que les derniers tickets sont plus indécis. “Statistiquement, dans cette liste, il y en aura beaucoup au mois de mai, même s’il ne faut pas faire trop de conclusions hâtives”, avait laissé entendre Didier Deschamps lors de l’annonce de la liste. Rayan Cherki (Manchester City), Hugo Ekitike (Liverpool), Randal Kolo Muani (Tottenham) et Maghnes Akliouche (Monaco) sont ceux qui seront les plus scrutés sur ces 180 minutes.
Et notamment “RKM”, qui a une dernière chance de parfaire son CV en remplaçant Bradley Barcola, blessé. “Kolo Muani a été absent à cause d’une longue blessure. Il y a un moment qu’il est avec nous, de par ce qu’il a fait et ses qualités. Il n’est pas dans la meilleure période de sa carrière mais je suis dans ma logique. Cela ne veut pas dire que ça amène son maintien mais il a un vécu positif avec nous”, a jugé Deschamps. Ces joueurs-là une vraie chance d’être du voyage en Amérique du Nord mais ils n’en sont pas encore assurés. Et une contre-performance cette semaine ou une blessure dans les deux prochains mois rebattrait les cartes, à proximité de l’annonce.
Pour la tactique : tester les systèmes et les hommes pour peaufiner une équipe-type
Pour le staff des Bleus, ces deux matchs face à des adversaires de gros standing (le Brésil est 5e nation Fifa, la Colombie 13e) seront une première occasion en 2026 de réaliser des tests et peaufiner le onze titulaire. En défense, Ibrahima Konaté, relégué derrière William Saliba dans la hiérarchie, doit profiter de l’absence du défenseur d’Arsenal pour faire jouer une saine concurrence dans la tête du sélectionneur.
Devant, Didier Deschamps a privilégié lors de cinq des six matchs de qualifications un système en 4-2-3-1, testant une seule fois le 4-4-2 avec Kylian Mbappé et Hugo Ekitike alignés ensemble. Si “DD” reconduit son 4-2-3-1 avec un double pivot au milieu, ils vont être cinq pour deux places de titulaires au Mondial : Aurélien Tchouameni, Manu Koné, N’Golo Kanté, Eduardo Camavinga et Adrien Rabiot. Les deux premiers ont la préférence de Deschamps, mais l’absence pour ces deux matchs de Koné, forfait, devrait ouvrir la porte à des essais.
Enfin, devant, le quatuor est-il vraiment établi ? La profusion de talents offre énormément d’options et la principale question jusqu’au Mondial sera de savoir comment va s’articuler l’attaque. Le sélectionneur n’a pas montré de velléités à replacer Kylian Mbappé sur le côté gauche, où Désiré Doué fut titulaire lors du match le plus important de l’année dernière, la demi-finale de Ligue des nations perdue face à l’Espagne (5-4).
En position de meneur de jeu, Michael Olise a séduit sur certains matchs mais il a l’habitude de jouer sur l’aile droite au Bayern Munich. Une option possible qui permettrait d’insérer Rayan Cherki en numéro 10. Que faire dans ce cas du Ballon d’or Ousmane Dembélé ? Un problème de (très) riche que Didier Deschamps a trois mois pour résoudre, et qui commence dès jeudi, face au Brésil.






