Home War After the elections, what political face does the Montpellier city council take?

After the elections, what political face does the Montpellier city council take?

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Michaël Delafosse réélu maire de Montpellier

Reconduit pour un deuxième mandat, Michaël Delafosse conserve une large majorité au conseil municipal de Montpellier face à une opposition recomposée autour des listes conduites par Nathalie Oziol et Mohed Altrad. Si le socialiste et son rassemblement de la gauche et des écologistes n’auront pas de difficulté à faire adopter les affaires, les joutes politiques ne devraient pas manquer avec le groupe de La France Insoumise et celui de l’homme d’affaires très certainement mené par Salim Jawhari. D’autant plus à l’approche de la présidentielle. Pour autant, au-delà des luttes partisanes, c’est également un conseil municipal qui, par les différents profils, en termes d’âges et de profession, au sein des trois listes, apparaît comme représentatif de la population.

Des départs du conseil municipal

En 2020, la majorité du premier mandat de Michaël Delafosse comptait 48 élus tandis que l’opposition était séparée entre 11 élus pour Philippe Saurel et 6 pour Mohed Altrad. Deux groupes, sans base idéologique homogène, qui étaient ensuite logiquement morcelés avant que viennent s’y ajouter en 2024 quatre écologistes ayant pris leur distance avec le maire. Six ans plus tard, en raison de l’augmentation de la population, le conseil municipal passe de 65 à 69 élus. Le résultat des élections renforce la majorité de Michaël Delafosse avec 53 élus, fait entrer pour la première fois un groupe de La France Insoumise de huit élus et augmente celui, cette fois plus cohérent, de Mohed Altrad qui en comptera également huit.

Un scrutin qui par ailleurs éjecte du conseil municipal plusieurs personnalités. Les trois listes qualifiées pour le second tour n’ayant opéré aucune fusion, le sort était ainsi scellé pour Philippe Saurel. Pour la première fois depuis 1995, l’ancien maire de Montpellier ne siégera plus au conseil municipal. Son fidèle compagnon Abdi El Kandoussi subit le même destin. Démissionnaires en dernière minute de la majorité pour rejoindre sa liste, Hind Emad et Roger-Yannick Chartier sortent par la petite porte.

Anciens adjoints de Philippe Saurel qui avaient rejoint la liste d’Isabelle Perrein, Luc Albernhe et Bernard Travier sont poussés vers la sortie. Tout comme Annie Yague, qui en étant 10e sur la liste de Mohed Altrad n’est, à deux places près, pas en position éligible. Enfin, l’échec de la liste conduite par l’écologiste Jean-Louis Roumégas a fait plusieurs victimes. En premier lieu, les anciens vice-présidents à la métropole Coralie Mantion et François Vasquez qui avaient quitté la majorité en 2024 après les épisodes du CSR et du PLUI, mais aussi Serge Martin, revenu au conseil municipal la même année après la démission de Mohed Altrad.

Une majorité entre partis politiques et société civile

Comme à chaque rentrée des classes, de nouveaux visages vont se mêler aux plus connus. À l’instar de la majorité conduite par Michaël Delafosse. Les partenaires politiques du rassemblement de la gauche et des écologistes figurent en bonne place au premier rang desquels les socialistes (20 élus), les écologistes pour Montpellier (6 élus), le Parti Communiste Français (5 élus), Place Publique (quatre élus), le Parti Radical de Gauche, le Parti Animaliste, la Gauche Républicaine et Socialiste (deux élus chacun) et Génération Écologie (1 élu).

On retrouve des figures connues de la précédente mandature comme les socialistes Julie Frêche, Sébastien Cote, Christian Assaf, Fanny Dombre-Coste, les écologistes Marie Massart et Manu Reynaud, les communistes Hervé Martin et Clara Gimenez, Michel Aslanian du PRG, Christophe Bourdin de Place Publique, Eddine Ariztegui du Parti Animaliste ou encore Radia Tikouk de Génération Écologie. La directrice de la SPA Annie Benezech (Parti Animaliste), Émilie Biondi (PRG), Grégoire Delforge (Écologistes pour Montpellier), Inbal Benayoun (Place Publique), Nelly Lacince (GRS) ou encore l’un des représentants de la Citée Gély Stéphane Hernandez (Parti Socialiste) apparaissent au premier plan de la scène politique locale.

Ils quittent le conseil municipal

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La date du conseil de métropole sera fixée une fois les 31 maires installés dans leur fonction.