Paris Match. Quand avez-vous commencé à vous intéresser à l’impact des drones dans les conflits? Nicolas Cordier-Lallouet. Les armées françaises opèrent des drones militaires depuis plusieurs décennies. Le moment marquant pour nous, c’est décembre 2014 quand des drones de loisirs qu’on trouve dans les commerces ont survolé nos centrales nucléaires. Il y a eu un branle-bas de combat du gouvernement. Il y a ensuite eu des épisodes en Allemagne et au Royaume-Uni. Au Levant et en Afrique, on a vu des drones du commerce bricolés face à nos troupes puis en 2019 et 2020 les drones azeris et arméniens dans le Haut Karabagh.
Ce qui nous amène à l’Ukraine en 2022. Quel est l’impact des drones? Ils sont employés massivement d’un côté et de l’autre. On parle de centaines de milliers voire plus d’un million de drones fabriqués chaque année. Cela a complètement transformé le champ de bataille. Aujourd’hui, il y a un No man’s land de 30 kilomètres où dès qu’un soldat s’aventure, il est aussitôt repéré par un drone. Or celui-ci n’est pas un produit conçu par des études militaires persévérantes et longues comme nos sous-marins, mais le plus souvent un produit qui vient du commerce, de l’industrie civile, et adapté en permanence.
Pourquoi la France qui a su accoucher de champions mondiaux de l’avion de chasse, du sous-marin nucléaire, n’a-t-elle pas été capable de construire un champion du drone? La Direction générale de l’armement (DGA), chargée de fournir aux forces françaises les systèmes d’armes, est issue de la volonté du général de Gaulle de lancer des programmes de dissuasion. Les résultats ont été remarquables. Cette méthode est toujours privilégiée aujourd’hui pour développer des avions, des sous-marins ou des navires de guerre. Mais elle ne peut pas s’appliquer à tout. Car l’armée a aussi besoin aujourd’hui de suivre le rythme de l’innovation sur des segments plus évolutifs, par exemple issus de technologies civiles, pour produire en grande quantité. Dans ce cas, on cherche le bon équilibre entre la vitesse et la performance du produit.
Votre mission consiste-t-elle à développer du “low cost”? Ce segment fait partie des centres d’intérêt de l’Agence de l’innovation de défense. Elle a été créée en 2018 sur l’impulsion de Florence Parly pour s’ouvrir aux technologies d’origine civile. Ce sont des produits qui évoluent constamment et peuvent avoir un effet redoutable sur le champ de bataille.
Où en est aujourd’hui l’industrie française de l’armement? On a complètement basculé. On a compris que les méthodes issues de la dissuasion avec de longues années d’études ne sont pas adaptées dans ce cas précis.
Est-ce qu’on peut parler d’une révolution? Plutôt d’un rééquilibrage. Pendant des décennies, l’essentiel des technologies était d’origine militaire : l’avion à réacteurs, le GPS dans votre téléphone, le radar des aéroports, internet, etc. Il y a des domaines où c’est toujours le cas. Les matériaux furtifs : il n’y a que nous que ça intéresse. Mais il y a les domaines où le monde civil est en avance. C’est le cas des drones de loisirs qui ont été commercialisés par des start-ups. Notre mission consiste à observer ce marché, détecter les entreprises qui nous intéressent et voir comment adapter leurs produits à nos besoins militaires. C’est pour ça que l’Agence a été créée. Mais en effet, nous travaillons également avec la DGA sur le développement de produits à bas coûts.
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La Direction générale de l’armement (DGA), chargée de fournir aux forces françaises les systèmes d’armes, est issue de la volonté du général de Gaulle de lancer des programmes de dissuasion. Les résultats ont été remarquables. Cette méthode est toujours privilégiée aujourd’hui pour développer des avions, des sous-marins ou des navires de guerre. Mais elle ne peut pas s’appliquer à tout. Car l’armée a aussi besoin aujourd’hui de suivre le rythme de l’innovation sur des segments plus évolutifs, par exemple issus de technologies civiles, pour produire en grande quantité. Dans ce cas, on cherche le bon équilibre entre la vitesse et la performance du produit.
Votre mission consiste-t-elle à développer du “low cost”? Ce segment fait partie des centres d’intérêt de l’Agence de l’innovation de défense. Elle a été créée en 2018 sur l’impulsion de Florence Parly pour s’ouvrir aux technologies d’origine civile. Ce sont des produits qui évoluent constamment et peuvent avoir un effet redoutable sur le champ de bataille.
Est-ce que la France qui a su accoucher de champions mondiaux de l’avion de chasse, du sous-marin nucléaire, n’a-t-elle pas été capable de construire un champion du drone? La Direction générale de l’armement (DGA), chargée de fournir aux forces françaises les systèmes d’armes, est issue de la volonté du général de Gaulle de lancer des programmes de dissuasion. Les résultats ont été remarquables. Cette méthode est toujours privilégiée aujourd’hui pour développer des avions, des sous-marins ou des navires de guerre. Mais elle ne peut pas s’appliquer à tout. Car l’armée a aussi besoin aujourd’hui de suivre le rythme de l’innovation sur des segments plus évolutifs, par exemple issus de technologies civiles, pour produire en grande quantité. Dans ce cas, on cherche le bon équilibre entre la vitesse et la performance du produit.
Pourquoi la France qui a su accoucher de champions mondiaux de l’avion de chasse, du sous-marin nucléaire, n’a-t-elle pas été capable de construire un champion du drone? La Direction générale de l’armement (DGA), chargée de fournir aux forces françaises les systèmes d’armes, est issue de la volonté du général de Gaulle de lancer des programmes de dissuasion. Les résultats ont été remarquables. Cette méthode est toujours privilégiée aujourd’hui pour développer des avions, des sous-marins ou des navires de guerre. Mais elle ne peut pas s’appliquer à tout. Car l’armée a aussi besoin aujourd’hui de suivre le rythme de l’innovation sur des segments plus évolutifs, par exemple issus de technologies civiles, pour produire en grande quantité. Dans ce cas, on cherche le bon équilibre entre la vitesse et la performance du produit.
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Votre mission consiste-t-elle à développer du “low cost”? Ce segment fait partie des centres d’intérêt de l’Agence de l’innovation de défense. Elle a été créée en 2018 sur l’impulsion de Florence Parly pour s’ouvrir aux technologies d’origine civile. Ce sont des produits qui évoluent constamment et peuvent avoir un effet redoutable sur le champ de bataille.
Est-ce que la France qui a su accoucher de champions mondiaux de l’avion de chasse, du sous-marin nucléaire, n’a-t-elle pas été capable de construire un champion du drone? La Direction générale de l’armement (DGA), chargée de fournir aux forces françaises les systèmes d’armes, est issue de la volonté du général de Gaulle de lancer des programmes de dissuasion. Les résultats ont été remarquables. Cette méthode est toujours privilégiée aujourd’hui pour développer des avions, des sous-marins ou des navires de guerre. Mais elle ne peut pas s’appliquer à tout. Car l’armée a aussi besoin aujourd’hui de suivre le rythme de l’innovation sur des segments plus évolutifs, par exemple issus de technologies civiles, pour produire en grande quantité. Dans ce cas, on cherche le bon équilibre entre la vitesse et la performance du produit.
Pourquoi la France qui a su accoucher de champions mondiaux de l’avion de chasse, du sous-marin nucléaire, n’a-t-elle pas été capable de construire un champion du drone? La Direction générale de l’armement (DGA), chargée de fournir aux forces françaises les systèmes d’armes, est issue de la volonté du général de Gaulle de lancer des programmes de dissuasion. Les résultats ont été remarquables. Cette méthode est toujours privilégiée aujourd’hui pour développer des avions, des sous-marins ou des navires de guerre. Mais elle ne peut pas s’appliquer à tout. Car l’armée a aussi besoin aujourd’hui de suivre le rythme de l’innovation sur des segments plus évolutifs, par exemple issus de technologies civiles, pour produire en grande quantité. Dans ce cas, on cherche le bon équilibre entre la vitesse et la performance du produit.
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Est-ce que la France qui a su accoucher de champions mondiaux de l’avion de chasse, du sous-marin nucléaire, n’a-t-elle pas été capable de construire un champion du drone? La Direction générale de l’armement (DGA), chargée de fournir aux forces françaises les systèmes d’armes, est issue de la volonté du général de Gaulle de lancer des programmes de dissuasion. Les résultats ont été remarquables. Cette méthode est toujours privilégiée aujourd’hui pour développer des avions, des sous-marins ou des navires de guerre. Mais elle ne peut pas s’appliquer à tout. Car l’armée a aussi besoin aujourd’hui de suivre le rythme de l’innovation sur des segments plus évolutifs, par exemple issus de technologies civiles, pour produire en grande quantité. Dans ce cas, on cherche le bon équilibre entre la vitesse et la performance du produit.
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