Trois Français arrêtés à Dubaï pour avoir filmé des frappes
- Trois Français ont été arrêtés à Dubaï, accusés d’avoir “menacé la sécurité nationale” des Émirats arabes unis en filmant les frappes qui touchent le pays.
- Ils bénéficient de la protection consulaire, précise ce matin la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.
C’est une autre conséquence de la guerre au Moyen-Orient pour les nombreux Français présents dans la région. Selon les informations de nos confrères de franceinfo, trois Français ont été arrêtés, accusés d’avoir filmé les frappes qui ont touché le pays.
L’information a été indirectement confirmée ce matin par la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur les antennes de RMC. “Ils bénéficient de la protection consulaire, le Quai d’Orsay est en lien avec eux, avec leurs avocats et donc nous suivons la situation avec la plus grande attention”, a-t-elle assuré. Tout en ajoutant ne pas avoir de “détails et de précisions, en revanche, à vous apporter sur le dossier”. Des arrestations également confirmées par une source diplomatique à l’AFP, qui assure que ces Français sont “suivis par le Consulat général de France à Dubaï”.
Accusés d’atteinte à la sécurité nationale
Au total, ce ne sont pas moins d’une soixantaine de personnes qui ont été placées en garde à vue, “accusées d’avoir menacé la sécurité nationale”. Au début du conflit, l’influenceuse Maeva Ghennam avait elle aussi annoncé avoir été convoquée par les autorités dubaïotes.
Mais de quoi sont-ils accusés ? Il faut dire que depuis le début du conflit, le pays est frappé par plusieurs dizaines de missiles et drones iraniens, dont certains ont fortement endommagé certains bâtiments et même l’aéroport de Dubaï. Mais la monarchie du Golfe interdit formellement à ses résidents de filmer ces attaques, mais aussi les lieux de pouvoir des autorités, dans l’objectif de ne pas divulguer d’informations sensibles. Les personnes concernées risquent même jusqu’à deux ans d’emprisonnement et l’équivalent de 50.000 euros d’amende.

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Mais les autorités locales tentent aussi d’éviter que ces vidéos ne portent atteinte aux intérêts économiques de l’émirat. Car depuis le grand plan de diversification initié à la fin des années 1980, les hydrocarbures ne représentent plus que 30% du PIB, derrière le tourisme et autres activités financières, dont la croissance dépend fortement du contexte géopolitique et de la stabilité du pays, argument longtemps utilisé pour attirer les investisseurs étrangers dans la région.






