Michel Gondry, c’est le gars qui transforme des idées impossibles en poésie bricolée. Avant le cinéma, il révolutionne le clip musical avec des vidéos complètement folles et cultes pour des artistes comme les Rolling Stones, Björk, The White Stripes, dont il recrée l’univers en LEGO, IAM avec Le Mia, ou encore Daft Punk avec ses squelettes et ses robots sur un escalier infini.
Au cinéma, il signe Eternal Sunshine of the Spotless Mind, probablement la rupture amoureuse la plus belle et la plus bizarre de l’histoire, avec des effets “à l’ancienne”. Comme cette scène où Jim Carrey disparaît progressivement, s’il devait courir hors du champ pendant que les techniciens déplaçaient les meubles à toute vitesse.
Michel Gondry, le roi du “système D” psychédélique.
Il a réussi à imposer son style ultra-artisanal à Hollywood, à une époque où tout devenait numérique, alors qu’il continuait à fabriquer ses effets avec du carton, des miroirs et des astuces de magicien.
Pour Soyez sympas, rembobinez, il invente le concept de “sweding”, c’est-à-dire : refaire des grands films avec zéro budget. Depuis, des fans dans le monde entier reproduisent Star Wars ou Ghostbusters avec des cartons, des draps et des casseroles.
Des rêves filmés à la main, sans IA, sans gros effets numériques, juste avec du génie et du scotch.
Enfin, Michel Gondry a une obsession : les rêves. Il les note dans des carnets depuis l’adolescence. Il déteste tellement les tournages trop rigides qu’il change parfois les idées au dernier moment juste parce qu’il a rêvé d’une meilleure scène pendant la nuit. Des rêves filmés à la main, sans IA, sans gros effets numériques, juste avec du génie et du scotch.
Michel Gondry, c’est un mélange improbable entre un inventeur fou, un poète mélancolique et un enfant qui n’a jamais arrêté de jouer.






