Home Culture Sitting on Their Knees, Right in the Middle of the Orchestra: An...

Sitting on Their Knees, Right in the Middle of the Orchestra: An Interview with Philippe Béziat, the Filmmaker Who Captures Music from the Inside

9
0

Sitting on Their Knees, Right in the Middle of the Orchestra: An Interview with Philippe Béziat, the Filmmaker Who Captures Music from the Inside

Pyramide Films

Vous avez réalisé plusieurs « documentaires-opéras » très remarqués. Comment avez-vous adapté votre méthode au monde de la musique symphonique ?

Jusqu’ici mes films étaient pour la plupart construits autour d’opéras. J’avais presque toujours deux histoires à raconter : celle du livret d’abord avec les situations dramatiques qui faisaient avancer l’action. Et puis celle de la production du spectacle lui-même. Cette fois effectivement il fallait s’aventurer ailleurs, avec le matériau plus abstrait de la symphonie, de la polyphonie orchestrale. Il a fallu resserrer sur la dramaturgie de la musique elle-même.

Le réalisateur Philippe Béziat.

Archives Gérard Marquié

Avec votre film, on est au plus près des musiciens. Combien de temps avez-vous passé à leurs côtés pour aboutir à ce résultat ?

C’est un projet qui s’est étalé sur environ trois ans. La première année a été entièrement consacrée à l’approche et à la rencontre avec les musiciens pour gagner leur confiance et préparer le terrain.

Les 120 musiciens de l'Orchestre de Paris sont sous la direction du jeune prodige chef d'orchestre et violoncelliste finlandais Klaus Mäkelä, âgé de 30 ans.

Pyramide Films

L’une des choses les plus frappantes dans le film, c’est que la musique n’est jamais interrompue. Pourquoi ce parti pris ?

C’est un film qui fonctionne à l’envers. Dès que la musique prend la parole, on ne l’interrompt plus. Tous les éléments cinématographiques classiques viennent prendre place à l’intérieur du discours musical et non l’inverse.

Vous filmez l’orchestre un peu comme une société en miniature, avec ses routines, ses relations humaines, ses tensions…

Absolument. L’orchestre symphonique a parfois une image toute faite, un peu figée. Ma démarche, c’est d’entrer à l’intérieur de l’arène, dans leur espace de travail, pour remettre les choses à leur place et démystifier tout ça.

La Philharmonie de Paris, où l’Orchestre a élu domicile, joue presque le rôle d’un personnage à part entière dans le documentaire. Était-ce une évidence de filmer cet espace ?

Le film est né de là. L’Orchestre de Paris n’avait pas d’auditorium fixe auparavant, ils étaient un peu “SDF”. L’inauguration de la Philharmonie en 2015 leur a enfin donné une vraie maison.

C’est cette sensation de son absolu que vous avez voulu retranscrire pour les spectateurs dans les salles de cinéma ?