Au printemps 1829, Andrew Jackson s’installe à la Maison-Blanche dans une Amérique en pleine expansion vers l’Ouest. Premier président n’appartenant pas à l’establishment, ce self-made-man et héros de guerre incarne à l'époque la voix du peuple contre les élites de la côte Est. Pourtant, sa présidence est marquée par une personnalisation débridée du pouvoir. Il faut dire que Jackson arrive au bureau oval avec une soif de revanche, nourrie par une campagne électorale particulièrement violente où son épouse, Rachel, fut traînée dans la boue avant de mourir de chagrin. Convaincu que le gouvernement est gangréné par une aristocratie corrompue, Jackson entreprend de renverser les structures établies au nom du peuple.Dès son investiture, notamment marquée par l'intrusion du peuple dans la Maison-Blanche (ce qui ne sera pas la dernière fois), Jackson instaure le “Spoils System” (système des dépouilles). Il remplace massivement les fonctionnaires fédéraux par ses partisans, en justifiant cette pratique comme un principe démocratique de rotation des charges. Ce qui en réalité fragilise l’État fédéral au profit du favoritisme. L’historien Corentin Sellin décrit ainsi la dérive clientéliste qui s’installe alors à la Maison-Blanche : “Jackson s’empresse de mettre à la tête de l’État ses amis, ses copains. Il est connu que dans le poste de fonctionnaire le plus rémunérateur qui était à l’époque celui de collecteur des droits de douane du port de New York, il a installé un ami à lui qui s’est littéralement enrichi, engraissé et il devient millionnaire après avoir reçu ce poste“. Un système de copinage qui introduisait une forme de favoritisme à Washington.Mais le scandale le plus lourd de conséquences pour la démocratie américaine reste sa politique envers les nations amérindiennes. En 1830, il fait ratifier l'Indian Removal Act, organisant l’expropriation massive des tribus amérindiennes. Lorsque la Cour suprême, par l’arrêt Worcester v. Georgia, tente de protéger la souveraineté des Indiens, Jackson choisit de l’ignorer, défiant ainsi l’autorité judiciaire. Une obstination qui conduit à la tragédie de la Piste des larmes que rappelle Corentin Sellin : “Elle s’étale sur plusieurs années, conduit au déplacement final de plus de 60 000 Indiens. Un quart d’entre eux mourront de faim, de froid ou d’épidémies pendant le voyage. Ce sont ces visages qui resteront à jamais la part d’ombre du premier mandat d’Andrew Jackson“.
James Buchanan accède à la présidence en 1857 avec l’image rassurante d’un vieux fonctionnaire expérimenté. Son défi est titanesque : préserver l’Union alors que le pays se fracture violemment entre le Nord abolitionniste et le Sud esclavagiste. Mais derrière une apparence de gentleman intègre, il va se révéler incapable de trancher, prisonnier d’une vision politique où il perçoit les abolitionnistes comme les véritables agresseurs de la nation. D'autant que son mandat débute dans un climat d’instabilité extrême, une économie américaine qui s’effondre lors du krach financier de 1857. Acculé, il choisit de s’appuyer quasi exclusivement sur les voix du Sud esclavagiste, espérant ainsi stabiliser son pouvoir au prix de concessions dévastatrices.Cette stratégie de louvoiement va déboucher sur l’un des plus grands scandales constitutionnels de l’histoire américaine, l’ingérence directe du président dans le pouvoir judiciaire lors de l’affaire Dred Scott. Alors que la Cour suprême doit décider si un esclave peut réclamer sa liberté après avoir vécu dans un État libre, Buchanan intervient secrètement pour influencer la décision des juges. L’historien Corentin Sellin raconte ce qui relève de la trahison du serment présidentiel : “On découvre des lettres envoyées aux juges de la Cour suprême un mois avant leur décision. Ces lettres demandent au juge de rendre un arrêt qui dépassera le cas particulier de l’affaire. Elles font pression sur les juges pour qu’ils ouvrent à chaque État le choix de l’esclavage. Et qui est l’auteur de ces lettres ? James Buchanan lui-même“. Un scandale d’État dénoncé par son successeur Abraham Lincoln qui hérite d'un pays en morceaux et une guerre civile inévitable. Buchanan, au lieu de chercher l’apaisement, justifie les craintes des États du Sud, ouvrant définitivement la voie à la sécession. Lorsque la Caroline du Sud quitte l’Union en décembre 1860, le président reste spectateur de l’implosion du pays et incarne la fuite en avant vers la Guerre de sécession.
À l'automne 1901, Theodore Roosevelt devient le 26e président des États-Unis à la suite de l'assassinat de William McKinley. À seulement 42 ans, il est le plus jeune président de l'histoire du pays, et gouverne une Amérique en pleine explosion industrielle. Son mandat est marqué par une politique intérieure visant à réguler les excès du capitalisme. Il se pose même en médiateur des ouvriers des mines de charbon forçant les patrons à négocier. “Écologiste” avant l’heure, il crée les premières réserves naturelles et le Service national des forêts, protégeant des sites comme le Grand Canyon contre l’exploitation privée. Mais là encore, cette image de réformateur et de justice sociale cache des méthodes de gouvernement troubles, fondées sur la contrainte et le secret.Le scandale le plus retentissant de sa présidence concerne l'indépendance du département de Panama de la république de Colombie en 1903. Roosevelt est obsédé par la construction d'un canal reliant les océans Atlantique et Pacifique pour assurer l’hégémonie maritime des États-Unis. Face au refus de la Colombie de céder l’isthme de Panama, le président soutient secrètement une rébellion locale. Les États-Unis reconnaissant la nouvelle République de Panama obtiennent le contrôle perpétuel de la zone. Une opération qui illustre sa doctrine du “Big Stick” (ou gros bâton), une diplomatie belliciste où la menace militaire est employée pour protéger les intérêts nationaux. Ce n’est qu’après son départ de la Maison-Blanche que la presse dénoncera les conditions troubles de cet achat, souligne Corentin Sellin : “Theodore Roosevelt, quelques semaines après avoir quitté la Maison-Blanche, voit son nom étalé à la Une du New York World. Joseph Pulitzer est le premier à dénoncer les conditions troubles dans lesquelles les États-Unis ont acheté le canal de Panama“.Un autre scandale concerne le rapport de Roosevelt aux médias. S’il est le premier président à comprendre la puissance des journaux de masse, il s’en sert pour maîtriser sa propre communication et museler toute critique. Roosevelt impose un accord tacite aux journalistes de la Maison-Blanche : rien ne peut être publié sans son accord et ses paroles doivent être revues par ses soins. Les récalcitrants sont exclus de la salle de presse ou placés sur liste noire.
Au lendemain de son élection triomphale en 1928, Herbert Hoover incarne le rêve américain dans toute sa splendeur, perçu comme l’homme providentiel, capable de garantir une prospérité éternelle à une Amérique en plein boom industriel. Pourtant, son destin va se fracasser sur le krach de Wall Street en octobre 1929. Face à l’effondrement de l’économie, et alors que des millions d’Américains sombrent dans la précarité, le président s’obstine à refuser toute intervention directe de l’État fédéral pour aider les plus démunis. Fidèle à sa pensée fondée sur l’individualisme américain, il invite les citoyens à la responsabilité personnelle et au redoublement d’efforts, une posture perçue comme une insensibilité totale face à l’ampleur du désastre humain. C’est à cette époque que fleurissent “les Hoovervilles”, ces bidonvilles de misère. L’historien Corentin Sellin rappelle qu'il “invite chaque individu à se prendre en main, à redoubler d’efforts face à la crise. Sauf que, face à une crise de cette ampleur qui dépasse de loin chaque individu, il aurait fallu des solutions beaucoup plus innovantes et collectives. À cet aveuglement social s’ajoute, sous la pression des industriels, la signature en 1930 d'un tarif protectionniste Smoot-Hawley, augmentant les droits de douane de 50 %, provoquant une guerre commerciale isolant l’Amérique et exporte la Grande Dépression vers l’Europe“.Le mandat de Hoover bascule définitivement à l’été 1932 avec le scandale de la Bonus Army. Environ 20 000 vétérans de la Première Guerre mondiale campent devant le Capitole pour réclamer le paiement anticipé de leur prime d’ancien combattant. Le président refuse de les rencontrer et la situation dégénère en affrontements avec la police. Contre les instructions de retenue du président, le chef d’état-major Douglas MacArthur décide d’employer la force brute pour les déloger. Une scène, explique Corentin Sellin “qui ruinera à jamais l’image de Hoover qui était déjà très écornée dans l’opinion. L’épisode achève d’en faire un homme odieux et insensible“.
Au printemps 1945, Truman devient le 33ᵉ président des États-Unis à la suite de la mort soudaine de Franklin D. Roosevelt. C'est lui qui doit piloter la fin de la Seconde Guerre mondiale, inaugurer la logique bipolaire visant à contenir l'URSS et l’entrée dans l’ère nucléaire. Le premier grand scandale de son mandat concerne la décision historique de larguer les bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki en août 1945. Cette tragédie demeure l’un des épisodes les plus controversés de l’histoire américaine. Surtout, ce choix marque le début d’une présidence qui s’arroge le droit de disposer d’une arme de destruction massive, modifiant à jamais l’équilibre des pouvoirs mondiaux.Cette volonté d’agir seul, sans l’aval des parlementaires, le mène également vers un autre scandale constitutionnel celui-ci lors de la guerre de Corée. En 1950, il ordonne le déploiement de troupes au sol sans demander l’autorisation du Congrès, déclenchant un vif débat sur la constitutionnalité de ses actions. L’opinion se retourne alors contre lui, dénonçant la “sale guerre de Monsieur Truman“, particulièrement après le limogeage brutal du très populaire général MacArthur en 1951.Le point de rupture survient en 1952, lors de la crise de l’industrie sidérurgique. Face à une menace de grève en pleine guerre de Corée, Truman, fidèle à sa politique dite du “poing sur la table”, tente de saisir les aciéries nationales par simple décret présidentiel. Cette tentative d’outrepasser ses droits est immédiatement portée devant la justice. C’est finalement la Cour suprême qui désavoue le président en 1952, actant qu’il a bafoué les droits du Congrès en tentant de nationaliser les moyens de production sans base légale.
Le 22 novembre 1963, Johnson devient le 36e président des États-Unis dans l'ombre d'une tragédie, celle de l'assassinat de John F. Kennedy à Dallas. Investi à bord d’Air Force One alors que le corps de son prédécesseur repose encore dans l’avion, Johnson impose d’emblée une stature de commandeur, Å“uvrant à sa propre légitimité dans un moment de chaos total. Derrière son image de cow-boy rustre, il nourrit l'ambition de parachever l’Å“uvre de Roosevelt par une révolution sociale. Il signe notamment le Civil Rights Act en 1964, abolissant la ségrégation publique, puis le Voting Rights Act en 1965, garantissant le droit de vote des Afro-Américains. On lui doit également la création de Medicare et une grande lutte contre la pauvreté.C'est sur la scène internationale que sa présidence sombre dans le scandale et le mensonge d’État. En août 1964, l'incident du golfe du Tonkin, où des navires américains auraient été attaqués par le Nord-Vietnam, lui sert de prétexte pour obtenir du Congrès les pleins pouvoirs militaires. Sans compter que l’administration a agi sur la base d’informations incomplètes pour justifier une escalade militaire massive dans un conflit que Johnson n’aimait pas mais qu’il a fini par incarner. Alors que 500 000 soldats sont envoyés, le pays se fracture. Le président devient la cible de la haine d’une jeunesse qui manifeste quotidiennement sous les fenêtres du Bureau ovale. C’est là , précise , que “l’opinion publique américaine bascule définitivement. Plus d’un Américain sur trois considère désormais que Lyndon Johnson est le grand responsable de cette déroute. Devant la Maison-Blanche, les manifestants sont chaque jour plus nombreux et au sol, ils ont déployé une banderole sur laquelle on lit : Hé, Lyndon Johnson, combien d’enfants vietnamiens as-tu tués aujourd’hui ?“.
Élu une première fois en 1968 dans une Amérique épuisée par la guerre du Vietnam et les tensions sociales, Richard Nixon incarne à la base la promesse d’un retour à l’ordre. Il marque l’histoire en ouvrant la voie diplomatique vers la Chine communiste et en négociant la fin de l’engagement américain au Vietnam. Mais cette apparente respectabilité vole en éclats lors de la campagne de 1972, malgré une victoire électorale qui semblait pourtant l’avoir mis à l’abri de toute contestation.Dans la nuit du 16 au 17 juin 1972, cinq hommes sont arrêtés lors d'un cambriolage au siège du Parti démocrate, dans l'immeuble du Watergate. Cela dissimule en réalité un vaste système d’espionnage politique orchestré par l’entourage immédiat du président. L’affaire, qui aurait pu rester un simple fait divers, devient une affaire d’État. Le scandale prend une autre dimension lorsque l’existence d’un système d’enregistrement automatique dans le Bureau ovale est révélée. Nixon a enregistré toutes ses conversations, pensant sans doute laisser une trace historique totale, sans réaliser que ces bandes deviendraient les preuves de son implication dans la dissimulation du crime. , André Kaspi souligne la gravité de cette découverte qui prouve la volonté d’étouffer l’affaire dès son origine : “Cet enregistrement ne sera rendu public que beaucoup plus tard. Tout le monde en ignore l’existence, mais il prouve que dès le début, Nixon essaie d’étouffer l’affaire“.Acculé par la justice, par une commission d’enquête sénatoriale dont les auditions passionnent le pays à la télévision et par la menace d’un impeachment pour entrave à la justice et abus de pouvoir, Richard Nixon finit par céder. Le 8 août 1974, il devient le premier président américain à démissionner. Pour Pierre Melandri, invité de l’émission Concordances des temps, cette chute a brisé le mythe d’un président au-dessus de tout soupçon : “Je crois qu’on a vraiment, avec le départ de Nixon, un moment très fort. C’est un affaiblissement approfondi de la présidence […] Jusqu’ici, le président était insoupçonnable. Désormais, on ne va cesser de lui prêter des intentions moins avouables que celles qu’il voudra le plus souvent afficher“. Aussi, comme le souligne le professeur Eric Buge , ce scandale marque l’entrée dans une ère nouvelle où la transparence et l’exemplarité des gouvernants sont devenues des exigences démocratiques fondamentales : “Le Watergate, c’est l’entrée dans l’ère de l’exemplarité. Pourquoi ? Parce que quelques années plus tard, les démocrates revenus au pouvoir vont faire voter de grandes lois en 1978 […] on exige des responsables, de l’exécutif, des membres du Congrès et des membres de la Cour suprême une déclaration de patrimoine et d’intérêts“.
Ronald Reagan arrive à la Maison-Blanche en janvier 1981, porté par une vague conservatrice et la promesse de rendre sa fierté à une Amérique humiliée par la crise des otages en Iran et l’enlisement économique. Ancien acteur d’Hollywood, il impose son style décalé, entend mener une révolution conservatrice visant à démanteler l’État-providence issu du New Deal au profit d’un libéralisme débridé et d’un réarmement massif face à l’Union soviétique.Cependant, derrière cette image de héros patriote, l’administration Reagan s’enfonce dans des opérations clandestines provoquant le plus grave scandale politique depuis le Watergate. Au printemps 1985, s’amorce l’affaire “Iran-Contra” ou “Irangate” : des ventes secrètes d’armes à l’Iran, pourtant sous embargo, sont orchestrées par des membres du Conseil de sécurité nationale. Le produit de ces ventes est utilisé pour financer illégalement les “Contras”, une guérilla luttant contre le gouvernement sandiniste au Nicaragua, alors même que le Congrès avait interdit toute aide militaire à ces groupes.Ce scandale d’État, révélé en 1986, constitue une violation flagrante de la séparation des pouvoirs et de l’autorité du Parlement sur le budget de la nation. Pour la première fois depuis Richard Nixon, une enquête du Congrès vise un président en exercice. Si Reagan parvient à sauver sa présidence en plaidant l’ignorance et en utilisant son talent oratoire pour s’exonérer personnellement, l’affaire écorche durablement sa crédibilité. Dans la série , au micro de Fabienne Sintes, Corentin Sellin rappelle que “si le scandale frôle Reagan et que si son implication directe ne sera jamais prouvée, avec l’Irangate, pour la première fois depuis le scandale du Watergate, une enquête du Congrès vise de nouveau un président en exercice“.
En 1992, Bill Clinton accède à la présidence dans une Amérique en quête de renouveau après douze ans de domination républicaine, et place la classe moyenne au cÅ“ur des priorités. Pourtant, malgré un bilan économique qui reste l'un des plus florissants de l'histoire contemporaine, d'où une croissance continue, un chômage au plus bas, son mandat se trouve très vite terni par les affaires judiciaires et les scandales de sa vie privée.L’arrivée des Clinton à Washington est perçue avec méfiance par l’establishment conservateur, qui voit en lui un outsider aux conceptions trop libérales. Cette méfiance se cristallise dès 1994 avec le scandale “Whitewater”, un imbroglio financier lié à des investissements immobiliers douteux en Arkansas datant de l’époque où il était gouverneur. Si aucune charge directe n’est alors retenue contre lui, Clinton est contraint d’accepter la nomination d’un procureur indépendant, Kenneth Starr, pour mener l'enquête. Parallèlement, une plainte pour harcèlement sexuel déposée par Paula Jones le fragilise davantage et ouvre une brèche dans laquelle ses opposants s’engouffrent.La présidence Clinton bascule définitivement en janvier 1998 avec la révélation de sa liaison avec une stagiaire de la Maison-Blanche, Monica Lewinsky. Ce qui s'apparente au départ à un ragot amoureux se transforme en une crise institutionnelle majeure non pas à cause de l’adultère, mais du mensonge sous serment et de l’obstruction à la justice. Dans , Philippe Aurélien raconte la mécanique du piège judiciaire qui se referme alors sur le président.Acculé par les preuves, notamment la célèbre robe bleue tachée et les enregistrements clandestins de Linda Tripp, Clinton est contraint de témoigner devant un grand jury en août 1998. Pour la première fois, un président en exercice doit répondre publiquement des détails les plus intimes de sa vie sexuelle. Au micro de Patrice Gélinet, l’historienne Nicole Bacharan revient sur ce moment où l’opinion a commencé à basculer : “Quand les États-Unis et le monde entier ont vu leur président témoigner pendant quatre heures, cuisiné par des gens qu’on ne voyait pas et lui demander dans les plus petits détails ce qu’il avait fait avec cette jeune femme à ce moment-là , l’infamie a changé de camp. Finalement, le montage juridique autour de cette affaire ne comptait plus tellement. Par instinct, presque chaque Américain savait qu’il y avait là quelque chose qui n’allait pas. On ne pouvait pas demander ça à n’importe quel homme“. Malgré une procédure d’impeachment votée par la Chambre des représentants en 1999 pour parjure et obstruction, Bill Clinton est finalement acquitté par le Sénat et achève son mandat avec une popularité record.






