1 De nouvelles négociations ce samedi au Pakistan ?
Une reprise des négociations de paix semble se profiler entre l’Iran et les États-Unis : les deux pays ont annoncé vendredi l’envoi de négociateurs à Islamabad. Côté américain, ce sont Steve Witkoff et Jared Kushner qui partiront samedi au Pakistan “afin de tenir des pourparlers” avec des représentants de la délégation iranienne. Cette dernière sera représentée par le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.
La capitale pakistanaise attendait depuis plusieurs jours une reprise de ces pourparlers entre les belligérants, entamés il y a deux semaines et interrompus au bout de quelques heures, même si le cessez-le-feu a été unilatéralement prolongé sine die depuis par les États-Unis.
2 Ormuz toujours à l’arrêt
Le trafic reste à l’arrêt dans le détroit d’Ormuz, par où transitait avant le conflit 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux, et désormais soumis à un double blocus iranien et américain. La réouverture immédiate d’Ormuz est “vitale pour le monde entier”, a souligné vendredi le président du Conseil européen, Antonio Costa.
M. Trump avait auparavant affirmé avoir “tout le temps du monde” pour négocier une paix avec l’Iran, tout en maintenant une pression militaire : un troisième porte-avions américain, le George Bush, navigue à proximité de la région.
3 Frappes au Liban
Sur le front libanais, le cessez-le-feu, dont une prolongation de trois semaines a été annoncée jeudi soir par Donald Trump après des discussions entre représentants israéliens et libanais à Washington, est déjà mis à rude épreuve. “Nous avons entamé un processus pour parvenir à une paix historique entre Israël et le Liban, et il nous paraît évident que le Hezbollah essaie de le saboter”, a ainsi estimé vendredi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Le mouvement chiite pro-iranien, qui a entraîné le Liban dans la guerre en rouvrant les hostilités contre Israël le 2 mars, a annoncé par la voix d’un de ses députés, Ali Fayad, que la prolongation n’avait “pas de sens” au vu des “actes d’hostilité” persistants d’Israël. Le Hezbollah a également appelé l’Etat libanais à “se retirer des négociations directes avec Israël”. Plus tôt vendredi, deux personnes ont été tuées dans une frappe israélienne dans le sud du Liban.
Dans la même région, l’armée israélienne a affirmé que ses soldats avaient tué six membres du Hezbollah lors d’une escarmouche, après avoir déclaré que le mouvement pro-iranien avait abattu l’un de ses drones. L’armée a par ailleurs émis vendredi un appel à évacuer un village du sud du Liban, le premier de ce type depuis l’annonce de la prolongation du cessez-le-feu.






