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Romania: A legend succeeds the late Lucescu

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Les Roumains, qui n’ont toujours pas connu le Mondial au 21e siècle, essaient de tourner la dramatique page de la mort de Mircea Lucescu le plus dignement possible.

C’est peut-être le plus bel hommage à Mircea Lucescu et l’ultime fonction de sa vie, celle de sélectionneur de l’équipe de Roumanie, que de voir Gheorghe Hagi lui succéder, le plus grand joueur de l’histoire du pays. Décédé il y a deux semaines à l’âge de 80 ans, Mircea Lucescu était en poste depuis août 2024 et comme son illustre cadet, il n’en était pas à son premier passage aux commandes de la sélection. En effet, il en fut déjà le coach de 1981 à 1986, en revanche c’était beaucoup plus court pour Gheorghe Hagi : moins de trois mois en 2001, de septembre à novembre.

“C’est un grand honneur et une grande responsabilité”

Dans cette mission express, il avait alors manqué la qualification pour la Coupe du monde 2002 à l’issue d’un barrage perdu contre la Slovénie, dans la foulée de sa retraite en tant que joueur. Depuis, le “Maradona des Carpates”, quatrième du Ballon d’Or 1994 (après un quart de finale avec la Roumanie à la Coupe du monde), a notamment dirigé le Galatasaray ou le Steaua Bucarest.

“C’est un grand honneur et une grande responsabilité de représenter encore la Roumanie, j’espère le faire en tant que coach comme je l’ai fait étant joueur. Ce qui compte, c’est de bien jouer et de gagner.” Son président Razvan Burleanu a révélé qu’il avait essayé plusieurs fois, depuis de nombreuses années, de s’adjoindre les services de Gheorghe Hagi : “Nous sommes très confiants à propos de cette aventure que nous débutons ensemble, avec nos meilleurs joueurs, afin d’atteindre nos objectifs. Le premier, c’est de gagner le prochain match.” En réalité, de se qualifier pour l’Euro 2028 et surtout le Mondial 2030, car les Roumains n’ont pas disputé de phase finale de Coupe du monde depuis 1998 en France, soit sept absences consécutives ! Gheorghe Hagi en était bien sûr son capitaine et n°10, les portant jusqu’en huitièmes de finale et une élimination face à la Croatie (0-1 sur un penalty de Davor Suker).