Résumé en 20 secondes
Des citoyens qui se mobilisent, des législateurs qui commencent à parler de moratoires, Donald Trump qui s’inquiète des prix de l’électricité ou encore des composants industriels qui viennent à manquer: il se passe beaucoup de choses autour des centres de données aux Etats-Unis. Engagés dans une course phénoménale à la puissance de calcul, les géants de l’intelligence artificielle multiplient les projets pharaoniques, avant tout sur sol américain. Mais la création de ces gigantesques usines de données se heurte de plus en plus à des résistances.
Dernier exemple spectaculaire de ce vent de révolte, le Maine. Cet Etat au nord-est des Etats-Unis est devenu ce mardi le premier Etat américain à voter un moratoire sur la construction de grands centres de données. Concrètement, il sera impossible de délivrer, jusqu’à l’automne 2027, des permis pour des usines dont la capacité électrique dépasse 20 mégawatts. Or aujourd’hui, les centres de données classiques des géants de la tech se situent entre 20 et 100 mégawatts. Les projets annoncés récemment ont une capacité allant jusqu’à 1000 mégawatts (ou 1 gigawatt): cela correspond à la production d’électricité d’une centrale nucléaire, et équivaut à la consommation de plusieurs centaines de milliers de foyers.





