Sa vision sur les jeunes footballeurs chinois : « Ça bosse dur et personne ne dit rien »
Redorer le blason à travers la formation : voilà l'ambition d'une Chine du football en crise de résultats. Le plus grand pays d'Asie orientale possède pourtant des atouts et des motifs d'espérer devenir un pays qui compte dans le football mondial. Cette ambition est soutenue sur le système politique avec un plan sur quinze ans, lancé par le gouvernement en 2021. C'est pour cela, en autres, qu'elle fait appel à des techniciens étrangers, français notamment.
Il y a beaucoup à dégrossir comme le remarque Xavier Collin depuis qu'il a posé le pied en Chine et gère le quotidien de la relève chinoise. « On a affaire à des gamins ultra-disciplinés, très à l'écoute », souligne le Vosgien. « C'est une autre mentalité que la France. Les gamins s'entraînent cinq fois par semaine à des intensités et des charges de travail qui sont au-delà du raisonnable pour moi. C'est trop pour des gamins de cet âge-là (générations 2013 et 2014). Ça bosse dur et personne ne dit rien. C'est très positif. »
« En Chine, tu retrouves les valeurs de travail »
Mais pas suffisant pour leur faire passer un cap. « Après, il faut leur amener notre patte, notre philosophie qui est bien différente de chez eux », complète le Carpinien. « Quand tu arrives en Chine, tu retrouves les valeurs de travail. Ils ne comptent pas leurs heures. C'est un investissement en termes d'engagement, de rigueur dans le travail. On comprend pourquoi ils ont des résultats dans les compétitions olympiques. » Contrairement à sa sélection de football qui n'a ainsi jamais passé les qualifications de la zone Asie depuis 2002, date de sa dernière participation en Coupe du monde.






