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Les États-Unis menacent de sanctions les acheteurs de pétrole iranien

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Les États-Unis durcissent leur position à l'égard de l'Iran en menaçant de sanctionner les pays et les institutions financières impliqués dans l'achat de pétrole iranien. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a averti que Washington était désormais prêt à imposer des sanctions secondaires aux États dont les banques détiennent des fonds liés à Téhéran, dans le cadre du renforcement du blocus maritime instauré en début de semaine.

Selon l'administration américaine, cette stratégie pourrait avoir un impact direct sur la Chine, principal importateur de pétrole iranien, qui absorbe habituellement plus de 80 % des exportations de Téhéran. Scott Bessent estime que le blocus en cours devrait entraîner une suspension temporaire des achats chinois. Dans cette optique, le Trésor américain a adressé des mises en garde à plusieurs banques chinoises, les menaçant de sanctions si des flux financiers liés à l'Iran étaient identifiés dans leurs comptes.

Les États-Unis menacent de sanctions les acheteurs de pétrole iranien
Édition Spéciale | Reprise des discussions Iran-USA ? — Pas de date fixée, Washington s’attend à des concessions | Partie 5 | 15/04/2026

Parallèlement, Washington a intensifié ses mesures contre l'infrastructure pétrolière iranienne, sanctionnant plus de deux douzaines d'individus, d'entreprises et de navires impliqués dans le transport de pétrole. Ces décisions marquent un tournant après une période plus souple : une dérogation de 30 jours accordée en mars avait permis à environ 140 millions de barils d'atteindre les marchés mondiaux, afin d'atténuer les tensions sur l'approvisionnement énergétique provoquées par le conflit en cours.

Cette exemption, arrivée à échéance, ne sera pas renouvelée, a confirmé le Trésor américain, qui a également laissé expirer une mesure similaire concernant le pétrole russe. Enfin, des courriers ont été envoyés à plusieurs pays, dont la Chine, Hong Kong, les Émirats arabes unis et Oman, pour signaler des activités financières suspectes liées à l'Iran et avertir qu'elles pourraient entraîner des sanctions américaines.