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War in the Middle East: new threats from Trump, call for the immediate reopening of the Strait of Hormuz… The situation update

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War in the Middle East: new threats from Trump, call for the immediate reopening of the Strait of Hormuz… The situation update

Les débris d’une frappe qui a tué six personnes à Chaat, au Liban, le 23 mars 2026. FIORA GARENZI / HANS LUCAS VIA AFP

Au 35e jour de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par une offensive conjointe des Etats-Unis et d’Israël, le conflit ne montre aucun signe d’apaisement. La guerre a déjà fait des milliers de morts principalement en Iran et au Liban, et pourtant les menaces de Donald Trump et les frappes se poursuivent.

Trump menace de détruire des ponts et centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump multiplie les provocations. Ce jeudi, il a menacé de nouvelles destructions d’infrastructures civiles en Iran. “Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques !”, a-t-il mis en garde sur son réseau Truth Social, affirmant que l’armée américaine n’avait “même pas commencé à détruire ce qu’il reste en Iran”.

Ce même jour, il avait applaudi la destruction d’un pont emblématique près de Téhéran, dans une frappe qui a tué huit civils, selon les médias iraniens. Une attaque qui ne fait pas fléchir l’Iran pour autant. “Frapper des infrastructures civiles, y compris des ponts inachevés, ne poussera pas les Iraniens à se rendre”, a prévenu le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi.

“Les dirigeants du nouveau régime [iranien] savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE !”, a toutefois ajouté le président américain qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.

L’Iran attaque des intérêts américains et israéliens

La télévision d’Etat iranienne affirme que Téhéran a lancé jeudi une série d’attaques ciblant des sites industriels et militaires américains dans le Golfe, ainsi que des installations israéliennes. “Les industries sidérurgiques américaines situées à Abou Dhabi, les industries d’aluminium américaines à Bahreïn et les usines d’armement Rafael du régime sioniste [israélien] figuraient parmi les cibles”, selon la télévision d’Etat.

L’agence Tasnim, citant le commandement de la marine des Gardiens de la Révolution, rapporte que les centres de données des géants américains Oracle à Dubaï et Amazon à Bahreïn ont également été visés. Une attaque de drone a aussi visé le centre diplomatique et logistique américain dans l’enceinte de l’aéroport international de Bagdad, selon deux sources de sécurité irakiennes.

En parallèle, l’état-major de l’armée du Koweït a signalé ce vendredi des attaques de missiles et de drones “hostiles”, qui ont été interceptées.

Appel à la “réouverture immédiate” du détroit d’Ormuz

Une quarantaine de pays appellent à la “réouverture immédiate et inconditionnelle” du détroit d’Ormuz, par où transite normalement 20 % du pétrole et du GNL mondiaux. Ils ont évoqué de possibles nouvelles sanctions contre l’Iran. “L’Iran tente de prendre en otage l’économie mondiale dans le détroit d’Ormuz. Il ne doit pas l’emporter”, déclare la ministre britannique des Affaires étrangères.

“L’Iran a fermé le détroit d’Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains”, a dénoncé jeudi Jassem Al-Budaiwi, le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), appelant l’ONU à donner son feu vert à l’usage de la force pour libérer le détroit d’Ormuz.

Initialement annoncé pour ce vendredi matin, un vote au Conseil de sécurité de l’ONU sur un projet de résolution, qui autoriserait le recours à la force pour mettre fin au blocage du détroit d’Ormuz, a été reporté sine die. Une sixième et dernière version du texte avait été présentée comme le résultat d’un compromis destiné à convaincre en particulier la France, la Russie et la Chine de lever leurs objections. Jeudi, le président français Emmanuel Macron avait jugé “irréaliste” une opération militaire pour “libérer” le détroit.

De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde vendredi sur un possible usage de la force dans le détroit d’Ormuz. “Toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l’ONU concernant la situation dans le détroit d’Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation”, indique un communiqué de son ministère.

Risques “alarmants” de déplacements au Liban

Les risques au Liban de déplacements massifs prolongés d’une partie de la population sont “très alarmants”, s’est inquiétée jeudi la directrice générale de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), Amy Pope, dans un entretien à l’AFP. “Je trouve ces perspectives très alarmantes, car il suffit de voir l’ampleur des destructions actuelles ainsi que les menaces de destructions”, a-t-elle déclaré, interrogée sur la possibilité de déplacements massifs prolongés. “Il y a des endroits dans le sud du Liban qui sont en train d’être intégralement rasés” et “même si la guerre se termine demain, ces destructions resteront, et il faudra reconstruire”, a-t-elle souligné.

Le chef des opérations humanitaires de l’ONU Tom Fletcher a déclaré craindre un conflit de longue durée dans le sud du Liban entre Israël et le Hezbollah. Outre le risque de voir “un nouveau territoire occupé dans le sud du Liban”, il fait part de sa “vive préoccupation quant à la cohésion nationale” du pays.