Context:
The article discusses the request made by the administration of former President Donald Trump for explanations from the Spanish government regarding the euthanasia case of a 25-year-old woman, Noelia Castillo. The US Embassy in Madrid has been directed to open an investigation into the handling of this case.
Fact Check:
The information presented in this article is accurate and based on official diplomatic communications leaked to the press.
Par Rafael Salido
Publié le 01/04/2026 – 9:23 UTC+2
L’administration du président américain Donald Trump a demandé des explications au gouvernement espagnol et a ordonné à l’ambassade des États-Unis à Madrid d’ouvrir une enquête sur la gestion du dossier de Noelia Castillo, une jeune femme de 25 ans qui est morte par euthanasie la semaine dernière.
C’est ce qui ressort d’un télégramme diplomatique divulgué par le quotidien “New York Post”, dans lequel le département d’État exprime sa préoccupation quant à la manière dont la police et la justice ont géré les agressions sexuelles subies par la jeune femme et l’application de la loi espagnole sur l’euthanasie.
Selon le document, Washington exige des éclaircissements sur la façon dont les forces de sécurité espagnoles ont traité les plaintes pour agressions sexuelles rapportées, y compris des viols collectifs, que Castillo aurait subis avant son décès.
“Nous sommes profondément préoccupés par les allégations selon lesquelles Mme Castillo a été agressée sexuellement à plusieurs reprises alors qu’elle était sous la tutelle de l’État et qu’aucun responsable n’a été traduit en justice”, indique le télégramme.
Il s’agit d’un nouvel épisode dans la liste, qui ne cesse de s’allonger, des points de friction entre la Maison-Blanche et la Moncloa, après que, ces derniers mois, Trump et son homologue espagnol, Pedro Sánchez, se sont échangé une série d’accusations virulentes sur des sujets aussi divers que l’immigration ou les guerres à Gaza et en Iran.
Ces derniers jours, des messages ont circulé sur les réseaux sociaux affirmant que, pendant la période où Noelia était sous la tutelle des services sociaux de la Generalitat de Catalogne, elle avait été victime d’une agression sexuelle multiple de la part de mineurs étrangers non accompagnés.
Cependant, selon le dossier médical et administratif du cas, il n’existe aucun enregistrement d’un épisode de ce type dans les centres résidentiels où la jeune femme a séjourné entre juillet 2015 et février 2019. Des sources de la Direction générale de la prévention et de la protection de l’enfance et de l’adolescence de la Generalitat ont confirmé qu’aucun incident d’agression sexuelle n’y est recensé pour cette période.
L’administration Trump demande également à ses diplomates de faire part à l’exécutif espagnol de ses “sérieuses préoccupations” face à ce qu’elle décrit comme “de nombreuses défaillances systémiques en matière de droits humains” qui, selon elle, ont conduit la jeune femme à demander le suicide assisté.
Le département d’État affirme avoir été informé que Castillo “avait exprimé des doutes” dans les heures précédant sa mort et que ceux-ci “ont été ignorés”, ce qui, à ses yeux, soulève des questions sur l’application de la loi, en particulier dans les cas de souffrances non terminales et de troubles psychiatriques. Or, dans l’entretien accordé par Castillo elle-même peu avant sa mort, la jeune femme n’a exprimé aucun doute.
L’enquête demandée prévoit néanmoins de recueillir des informations sur l’identité des agresseurs présumés, leur statut migratoire et les obstacles juridiques qui auraient empêché le dépôt de plaintes. Le télégramme ajoute que des “accusations selon lesquelles les agressions auraient été perpétrées par des personnes d’origine migrante” sont examinées et lie l’affaire à ce qu’il présente comme des préoccupations concernant “la migration massive et irrégulière”.
“Euronews” a contacté à la fois le ministère espagnol des Affaires étrangères et l’ambassade des États-Unis à Madrid pour recueillir leurs réactions à ces informations. Pour l’instant, ils n’ont pas réagi.
L’affaire Noelia
Le décès de Noelia Castillo est survenu à Barcelone, au terme d’une longue bataille judiciaire avec son père. Les tribunaux espagnols, y compris la Cour suprême, ont reconnu son droit à l’euthanasie, estimant qu’elle souffrait d’une affection grave et incurable assortie de souffrances sévères et chroniques. La Cour européenne des droits de l’homme a également refusé d’intervenir.
Avant de mourir, Castillo a défendu publiquement sa décision et expliqué qu’elle recherchait la “paix”. Son cas a ravivé en Espagne le débat sur les limites de la loi sur l’euthanasie, en vigueur depuis 2021, et a désormais pris une dimension internationale après l’intervention de Washington, qui aurait fixé au 3 avril la date limite pour transmettre officiellement ses préoccupations au gouvernement espagnol.





